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    Angelina Jolie : astrologie et thème astral

    Née le : 4 juin 1975 à 09h09
    à : Los Angeles (CA) (États-Unis)
    Soleil : 13°25' Gémeaux AS : 28°54' Cancer
    Lune : 13°05' Bélier MC : 17°53' Bélier
    Dominantes : Bélier, Cancer, Gémeaux
    Lune, Mars, Jupiter
    Maisons 9, 11, 1 / Feu, Eau / Cardinal
    Astrologie Chinoise : Chat de Bois
    Numérologie : chemin de vie 5
    Taille : Angelina Jolie mesure 1m73 (5' 8")
    Popularité : 661 321 clics, 2e femme, 4e célébrité

     Une énergie qui n'est pas loin de rappeler celle de Josephine Baker née quant à elle un 3 juin , toutes les deux avec Venus en cancer très puissante dans leur thème

     

      

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     THEMES ASTRAUX

     

    Née le 4 juin , Angelina Jolie , Gémeaux ascendant Cancer, sororale fraternité universelle,  Gémeaux ascendant Cancer

     Très jolie maison dessinée dans ce thème Hélio d'angélina , une maison qui prend ses fondations sur l'axe international et universel Sagittaire Poissons et tend la pointe de sa toiture vers Saturne en Cancer .....

     

    Née le 4 juin , Angelina Jolie , Gémeaux ascendant Cancer, sororale fraternité universelle,  Gémeaux ascendant Cancer

     

    Un thème astral Géocentrique Gémeaux ascendant Cancer avec une Lune Bélier

    Un dessous de l'horizon completement habité par les trois transpersonnelles , ce qui signe une personnalité au sevice total du transpersonnel : Elle porte bien son nom

    Il y a vraiment une puissante expression des forces celestes dans cette carte du ciel

     

     

    Beatrix Viard

    Biographie d'Angelina Jolie

    Angelina Jolie, (née Angelina Jolie Voight le 4 juin 1975 à Los Angeles) est une actrice américaine. Elle a reçu trois Golden Globes, deux Screen Actors Guild Awards et deux nominations aux Emmy Awards, ainsi que l' Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa performance dans Une vie volée. Depuis quelques années elle est également Ambassadrice de bonne volonté pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

    Biographie

    Jeunesse et famille
    Angelina Jolie est la fille de l'acteur Jon Voight et de la comédienne Marcheline Bertrand. Elle a des origines françaises du côté de sa mère. Elle est la nièce de Chip Taylor, la sœur du réalisateur James Haven et la filleule de Jacqueline Bisset et de Maximilian Schell.

     



    Selon le site Web femalefirst.co.uk, qui rapporte une étude menée par la New England Historic Genealogical Society, Angelina Jolie serait lointainement apparentée à Hillary Rodham Clinton, toutes deux étant des descendantes de Jean Cusson, décédé en 1718 au Québec, tandis que Brad Pitt, de son côté, serait un lointain cousin de Barack Obama, les deux hommes figurant parmi les descendants de John Hickman, décédé en 1769 en Virginie.

    Après le divorce de leurs parents en 1976, la petite Angelina, alors âgée d'un an, et son grand frère, James Haven, sont élevés par leur mère qui déménage avec eux à Palisades, New York. Elle voit régulièrement des films avec sa mère, ce qui développe très tôt sa passion pour le cinéma.

    À l'âge de 7 ans, elle apparaît dans Lookin' to Get Out, un film co-écrit par son père dans lequel il joue également. À 11 ans, sa famille retourne vivre à Los Angeles et elle est désormais décidée à devenir actrice. Elle s'inscrit au Lee Strasberg Theatre Institute où elle prend des cours pendant deux ans et apparaît dans différentes productions.

    Étudiante au Beverly Hills High School, Angelina ne se sent pas à l'aise au milieu de toutes ces belles filles qui se moquent de son apparence et de son comportement qu'elles jugent bizarre. Angelina collectionne les serpents et les lézards, et ses camarades de classe critiquent sa maigreur, ses lunettes ou encore ses vêtements qui ne sont pas de marque, car la mère d'Angelina n'est pas aussi fortunée que celle des autres. La confiance d'Angelina en elle-même est ébranlée lorsqu'elle échoue à devenir mannequin. Angelina est alors une jeune fille triste qui se sent inutile, et dans des moments de dépression, elle commence à se scarifier, ce dont elle parle maintenant librement, par exemple lors de son apparition dans Inside the Actors Studio.

    À 14 ans, elle abandonne les cours de théâtre et se met en tête de devenir directrice de pompes funèbres. Elle entame alors un mode de vie fait d'excès, ne porte que du noir et se teint les cheveux en violet. Deux ans plus tard, elle quitte son petit ami de l'époque et déménage dans un appartement loin de sa mère. Angelina a alors 16 ans et elle retourne au théâtre et au collège, mais même aujourd'hui, en évoquant cette période, elle souligne qu'« elle est toujours, dans son cœur, une petite punk avec des tatouages ».

    Angelina Jolie a été en froid avec son père, l'acteur Jon Voight, parce qu'elle lui reprochait d'avoir causé la fracture de la famille en quittant sa mère. Une réconciliation a bien été tentée lorsqu'il est apparu à ses côtés dans Lara Croft : Tomb Raider, mais dans le numéro d'octobre 2004 de Première Magazine, Jolie a déclaré ne plus être intéressée par l'idée de poursuivre une relation avec son père, même si elle ne le hait pas. Peu après, celui-ci a déclaré dans Access Hollywood que sa fille souffrait de sérieux problèmes émotionnels, et Angelina a alors fait retirer Voight de son nom, devenant simplement Angelina Jolie. Elle confie ne plus vouloir parler publiquement des raisons pour lesquelles elle ne veut plus voir son père, et pense par ailleurs qu'il ne serait pas sain pour son fils Maddox de le rencontrer. Jon Voight n'a donc jamais rencontré son petit fils.

    Angelina Jolie, en revanche très proche de sa mère, Marcheline Bertrand, a été dévastée par le décès de cette dernière, le 27 janvier 2007, emportée par un cancer à l'âge de 56 ans.

    Angelina Jolie est la compagne de l'acteur américain Brad Pitt, avec lequel elle a une petite fille, Shiloh Nouvel Jolie-Pitt, qu'ils élèvent ensemble en plus de leurs trois autres enfants adoptés. Angelina Jolie a donné naissance par césarienne à un garçon, Knox Leon, et une fille, Vivienne Marcheline, le samedi 12 juillet 2008 à l'hôpital Lenval à Nice (Alpes-Maritimes, France).


    Carrière
    Avant de devenir actrice, Angelina Jolie a été mannequin. Elle était représentée par l'agence Finesse Model Management et travaillait aussi bien aux États-Unis qu'en Europe. Elle est également apparue dans divers vidéos clips, de KoЯn (Did My Time) à Meat Loaf (Rock'n'Roll Dreams Come Through), en passant par Lenny Kravitz (Stand by My Woman) et The Rolling Stones (Anybody Seen My Baby).

    Angelina Jolie obtient rapidement des rôles, comme dans Cyborg 2 (1993) ou encore Hackers (1995). Ses premiers pas au cinéma ont eu lieu très tôt, à l'âge de sept ans, dans le film Lookin' to Get Out d'Hal Ashby, mais sa carrière cinématographique n'a pris son envol que bien plus tard, avec son interprétation de Lisa dans le film Une vie volée (Girl Interrupted) en 1999 qui fut très remarquée. Elle reçut pour celle-ci de nombreuses récompenses dont l'Oscar du meilleur second rôle féminin.

    Cette notoriété s'est ensuite renforcée lorsqu'on lui a proposé le rôle de Lara Croft, le personnage principal de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo Tomb Raider. Mr. & Mrs. Smith et son succès achèveront d'installer cette notoriété et de donner à Angelina Jolie son premier grand succès au box-office.


    Vie sentimentale
    Le 28 mars 1996, Angelina Jolie se marie avec l'acteur britannique Jonny Lee Miller, son partenaire dans Hackers. Jolie et Miller divorcent le 3 février 1999, puis Angelina Jolie se remarie avec l'acteur américain Billy Bob Thornton le 5 mai 2000. Leur relation est fortement médiatisée en raison de leurs fréquentes et excentriques manifestations d'amour en public, puis ils divorcent le 27 mai 2003.

    Dans une interview avec Barbara Walters, Jolie déclarait « Si je tombais amoureuse d'une femme demain, est-ce qu'il serait correct de vouloir l'embrasser et la toucher ? Si je tombe amoureuse d'elle ? Absolument ! Oui ! »


    Brad Pitt
    En 2005, Angelina Jolie s'est retrouvée au sein d'une controverse, relayée par tous les médias américains, en étant accusée d'avoir brisé le mariage de Brad Pitt et de Jennifer Aniston. Ces allégations ont été portées pendant le tournage de la comédie Mr. & Mrs. Smith dont Jolie et Pitt partageaient l'affiche. À l'époque, elle avait démenti toute liaison avec l'acteur. Aujourd'hui leur relation est devenue officielle, mais chaque fois qu'Angelina Jolie est interrogée sur la question, elle rappelle que cette relation n'a commencé qu'une fois le tournage de ce film terminé.


    Adoptions
    10 mars 2002 : Angelina Jolie adopte son premier enfant, Maddox Chivan Jolie, qui prendra plus tard le nom de Jolie-Pitt. Il est né le 5 août 2001 au Cambodge, et vivait dans un orphelinat de Battambang. Angelina Jolie a vu Maddox pour la première fois lors d'une pause sur le tournage Lara Croft: Tomb Raider. À sa demande, Billy Bob Thornton, dont le nom figurait sur les papiers d'adoption d'origine, a renoncé à son droit de paternité après leur divorce.

    Lauryn Galindo, intermédiaire entre Jolie et le centre d'adoption chargé de Maddox, a été condamnée à 18 mois de prison après avoir plaidé coupable pour fraudes de visa et blanchissement d'argent. Lauryn Galindo avait falsifié des dossiers d'enfants qui devaient être adoptés, certains n'avaient pas été abandonnés mais dérobés à leurs familles à la naissance. Il n'y a aucune preuve que Maddox fasse partie de ces enfants mais une enquête est en cours. Maddox est toutefois officiellement citoyen américain et il n'y a aucune indication que cela pourrait être annulé à l'avenir.

    5 juillet 2005 : People Magazine dévoile qu'Angelina Jolie est à l'étape finale d'une procédure d'adoption pour une petite fille devenue orpheline à cause du SIDA en Éthiopie. Jolie nommera sa petite fille Zahara Marley Jolie-Pitt.

    Une femme à Londres a déclaré être la mère biologique de Zahara. À la suite de cela, en septembre 2005, lors de sa venue à l'émission « The Situation Room » sur CNN consacrée à la lutte contre le Sida, Angelina Jolie a redit que sa fille était bien une orpheline du virus, signifiant de ce fait que la mère biologique de Zahara était bien décédée de cette maladie. Le père n'est pas connu. En octobre de cette même année, un juge Ethiopien a débouté la femme qui prétendait être la mère de Zahara. Quelques mois plus tôt, une autre femme avait déjà affirmé être la grand-mère de Zahara. La déclaration avait également été reconnue sans fondement.

    Le magazine Américain US Weekly a faussement indiqué que Jolie et Brad Pitt avaient adopté Zahara ensemble. Quand le magazine a réalisé son erreur, les presses ont été arrêtées mais des copies avaient déjà été vendues. Le magazine a présenté ses excuses au couple.

    En décembre, en revanche, il a été confirmé que Pitt cherchait à adopter légalement les deux enfants d'Angelina Jolie, et le 19 janvier 2006, un juge californien a approuvé cette requête et a officiellement changé les noms de famille pour Jolie-Pitt.

    Le 15 mars 2007, Angelina Jolie a adopté un troisième enfant, un petit garçon vietnamien d'un orphelinat d'Ho-Chi-Minh Ville. Des responsables du gouvernement vietnamien ont précisé que l'enfant, enregistré sous le nom de Pham Quang Sang, avait été rebaptisé Pax Thien Jolie. Abandonné à sa naissance dans un hôpital, il était âgé de près de trois ans et demi au moment de l'adoption. Celle-ci a été entérinée après la signature des documents officiels par l'actrice et le blanc-seing de l'ambassade des États-Unis.

    En hommage à sa mère, Angelina éduque ses enfants aussi en français.


    Enfants
    Maddox Chivan Jolie-Pitt, de son vrai nom Rath Vibol né le 5 août 2001 au Cambodge. Maddox signifie "généreux" en gaulois et Chivan "vie" en cambodgien, qu'on pourrait traduire par "vie généreuse"
    Pax Thien Jolie-Pitt, de son vrai nom Pham Quang Sang, né le 23 novembre 2003 au Vietnam. Pax signifie "paix" en latin, et Thien, "ciel" en vietnamien". qu'on pourrait traduire par "ciel paisible"
    Zahara Marley Jolie-Pitt, née le 8 janvier 2005 en Éthiopie. Zahara signifie « fleur » en arabe, et son second prénom, « Marley, » lui a été donné en hommage au chanteur jamaïcain Bob Marley.
    Shiloh Nouvel Jolie-Pitt, est le premier enfant biologique d'Angelina Jolie et de Brad Pitt, née le 27 mai 2006 en Namibie. Le prénom Shiloh est d'origine hébreu qui signifie: "Celle qui a été envoyée", "Son cadeau"; et son second prénom, "Nouvel", lui a été donné en hommage à l'architecte français Jean Nouvel.
    Knox Léon et Vivienne Marcheline Jolie-Pitt, sont les jumeaux biologiques de Brad et Angelina, Knox Léon étant l'ainé. Ils sont nés à Nice en France, le 12 juillet 2008. Les prénoms des enfants des stars sont inspirés de ceux des parents de Brad Pitt et d'Angelina Jolie: Vivienne est un prénom français signifiant "vivante", et Marcheline à été donné en l'hommage a la mère d'Angelina. Le prénom n'est pas anodin puisque litteralement il signifie "Marcheline vivante", comme si les Bradangelina avaient voulu perpetuer la mémoire de Marcheline Bertrand. Knox est un prénom signifiant "les collines" et c'est aussi celui du grand-pére de Brad Pitt. Le prénom a été légèrement modifié car les Bradangelina ont rajouté un x a la fin du prenom, pour faire un lien avec leurs fils ainés, et Léon signifiant "lion", et le prénom de l'arrière-grand-père d'Angelina. Le prénom composé pourrait se traduire littéralement par "les collines du lion".
    Parmi les tatouages de l'actrice, on peut remarquer les coordonnées géographiques des lieux de naissance de chacun de ses enfants sur son bras gauche.

    Œuvre humanitaire
    2001
    Angelina Jolie prend tout d'abord conscience des crises humanitaires à travers le monde alors qu'elle tourne Tomb Raider dans un Cambodge sinistré. Selon elle : « J'ai découvert les choses qui se passent dans le monde... Le Cambodge a été une réelle révélation pour moi. » (« I discovered things about what's happening in the world... Cambodia was really eye opening for me. ») Profondément affectée par ces expériences, elle se rend au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou HCR dans l'espace francophone) afin d'obtenir plus d'informations sur les troubles internationaux et de devenir Ambassadrice de bonne volonté de l'UNHCR. Durant les mois suivants, elle accepte de visiter des camps de réfugiés à travers le monde pour en apprendre davantage sur la situation et les conditions de ces endroits. En février, après sa première visite, une mission de 18 jours en Sierra Leone et Tanzanie, elle exprime combien elle a été choquée : « J'ai été choquée par ce que j'ai vu », ajoutant : « Nous ne pouvons pas nous fermer à l'information et ignorer le fait qu'il y a des millions de personnes qui souffrent dans le monde. J'ai sincèrement envie d'aider. Je ne crois pas être différente des autres. Nous souhaitons tous l'égalité et la justice, la possibilité d'avoir une vie pleine de sens. Nous avons besoin de croire que quelqu'un nous tendra la main le jour où nous en aurons besoin. » Elle s'envole alors pour le Cambodge en juin pendant deux semaines, se concentrant principalement sur le terrain miné qu'est la situation là-bas. En août, pendant une dizaines de jours, elle visite les camps de réfugiés au Pakistan accueillant majoritairement les réfugiés afghans, cette visite répond à l'appel d'urgence internationale de l'UNHCR et offre 1 million de dollars pour les réfugiés afghans. Après les attaques du 11 septembre 2001, elle a été farouchement critiquée pour son engagement envers les réfugiés afghans, recevant même trois menaces de mort.


    2002
    En mars 2002, pendant le tournage de Beyond Bonders, elle visite le camp de réfugiés Osire en Namibie où vivent de nombreux réfugiés d'Angola et rencontre le représentant de l'UNHCR en Namibie, Hesdy Rathling. Elle et la production du film donneront plus tard 270 tentes et grand nombre de matériel de couchage (matelas, matériel de literie...) à ce camp.


    2003
    En décembre 2003, Angelina Jolie visite des réfugiés soudanais près de la capitale égyptienne du Caire. Les ambassadeurs de bonne volonté Angelina Jolie et Adel Imam se réunissent pour élaborer un plan de travail commun visant à sensibiliser l'opinion publique au Moyen Orient au sort des réfugiés.


    2004
    En octobre 2004, Angelina Jolie soulève le besoin de sécurité et d'accès aux villages de déplacés au terme de sa visite dans la province soudanaise à l'ouest du Darfour. L’Ambassadrice de bonne volonté raconte l'histoire de razzia et de viols dans les villages, y compris le viol collectif d'une fillette de douze ans et de sa mère. «Ces récents événements sont horribles et démontrent bien que la situation reste instable », dit-t-elle.


    2005
    En novembre 2005, Angelina Jolie et le Haut Commissaire pour les réfugiés se rendent compte de l'impact du tremblement de terre au Pakistan du 8 octobre 2005 qui a tué près de 73 000 personnes et a laissé des dizaines de milliers d'autres sans abri dans l'une des régions les plus défavorisées d'un pays déjà pauvre qui accueille 997 000 réfugiés afghans.


    2006
    En janvier 2006, Angelina et Brad Pitt s'envolent vers Haïti et visitent une école de charité fondée par Wyclef Jean (musicien de hip-hop) où ils assistent à un spectacle donné par des enfants. Angelina trouve un arrangement avec un magazine people pour montrer sa grossesse en première page et reçoit 500 000$ qu'elle donne à cette œuvre.

    En novembre 2006, Angelina Jolie se rend en Inde pour rencontrer des femmes d'Afghanistan et du Myanmar qui lui racontent comment elles ont fui les persécutions dans leurs pays et trouvé la sécurité en Inde.


    Brad Pitt
    Les deux acteurs se sont rencontrés sur le tournage de Mr & Mrs Smith, c'est alors le coup de foudre, après le tournage, Brad Pitt divorce de Jennifer Aniston. Ensuite il adopte Maddox, petit cambodgien adopté par Angélina, et Zahara adoptée en Éthiopie. Ils mettent en route le film "Un cœur invaincu", retraçant l'assassinat de Daniel Pearl. Ils sont élus "Couple le plus Glamour du monde" par de nombreux magazines. Ils ont à ce jour 6 enfants. Maddox, Zahara, Shiloh (enfant biologique née en Namibie), Pax (adopté au Viêt Nam) et enfin les jumeaux Knox et Vivienne, nés en France le 12 juillet 2008. La Famille a tout d'abord emménagé dans le Sud de la France.


    2008
    L'actrice a récemment confié : « Peut-être allons nous ouvrir un foyer d'accueil ou quelque chose dans cet esprit. Nous avons déjà une clinique qui s'occupe d'enfants, et il y a des moyens de s'occuper d'eux ensuite sans qu'ils soient physiquement chez vous, et nous voulons donc faire davantage dans ce sens-là. Même si je pense que nous adopterons de nouveau. J'adorerais adopter encore. »

    Elle s'est prononcée en faveur de Barack Obama pour l'élection présidentielle américaine de 2008.

    Filmographie
    Actrice

    Cinéma
    1982 : Lookin' to Get Out de Hal Ashby : Tosh
    1993 : Angela & Viril de Steven Shainberg : Angela
    1993 : Alice & Viril de Steven Shainberg : Alice
    1993 : Glass Shadow de Michael Schroeder : Casella « Cash » Reese
    1995 : Hackers de Iain Softley : Kate Libby
    1995 : Without Evidence de Gill Dennis : Jodie Swearingen
    1996 : Mojave Moon de Kevin Dowling : Eleanor « Elie » Rigby
    1996 : Foxfire de Annette Haywood-Carter : Margret « Legs » Sadovsky
    1996 : Love Is All There Is de Joseph Bologna et Renee Taylor : Gina Malacici
    1997 : Le Damné (Playing God) de Andy Wilson : Claire
    1998 : La Carte du cœur (Playing by Heart) de Willard Carroll : Joan
    1998 : Urban Jungle (Hell's Kitchen) de Tony Cinciripini : Gloria McNeary
    1999 : Une vie volée (Girl, Interrupted) de James Mangold : Lisa Rowe
    1999 : Bone Collector (The Bone Collector), de Phillip Noyce : Amelia Donaghy
    1999 : Les Aiguilleurs (Pushing Tin) de Mike Newell : Mary Bell
    2000 : 60 secondes chrono (Gone in Sixty Seconds) de Dominic Sena : Sara « Sway » Wayland
    2001 : 7 jours et une vie (Life or Something Like It) de Stephen Herek : Lanie Kerrigan
    2001 : Péché originel (Original Sin) de Michael Cristofer : Julia Russel / Bonnie Castle
    2001 : Lara Croft : Tomb Raider de Simon West : Lara Croft
    2002 : Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie de Jan de Bont : Lara Croft
    2003 : Beyond Borders de Martin Campbell : Sarah Jordan
    2004 : Alexandre (Alexander), de Oliver Stone : Olympias
    2004 : Capitaine Sky et le Monde de demain (Sky Captain and the World of Tomorrow), de Kerry Conran : Franky
    2004 : Gang de requins (Shark Tale) d'Éric Bergeron et Vicky Jenson : Lola(voix)
    2004 : Destins volés (Taking lives) de D.J. Caruso : Illeana Scott
    2005 : Mr. & Mrs. Smith de Doug Liman : Jane Smith
    2006 : Raisons d'État (The Good Shepherd) de Robert De Niro : Clover Wilson
    2007 : Un cœur invaincu de Michael Winterbottom : Mariane Pearl
    2007 : La Légende de Beowulf de Robert Zemeckis : La mère de Grendel
    2008 : Kung Fu Panda de Mark Osborne et John Stevenson : Tigresse (voix)
    2008 : Wanted : Choisis ton destin (Wanted) de Timur Bekmambetov : Fox
    2008 : L'Échange (Changeling) de Clint Eastwood : Christine Collins
    2009 : Atlas Shrugged d'Ayn Rand et James V. Hart : Dagny Taggart(voix)
    2010 : Salt : Evelyn Salt

    Télévision
    1997 : George Wallace (TV) de John Frankenheimer : Cornelia Wallace
    1997 : Sœurs de cœur (TV) (True Women) de Karen Arthur : Georgia Virginia Lawshe Woods
    1998 : Femme de rêve (TV) (Gia) de Mickael Cristofer : Gia Marie Carangi
    2002 : What's Going On? (série TV: épisode Child Refeugees in Tanzania de Kevin Bachar
    2005 : Diary de Erica Forstadt et Carlos Puga : Le journal intime d'Angelina Jolie & du Dr. Jeffrey Sachs en Afrique (TV série)

    Productrice
    2005 : Trudell de Heather Rae : productrice exclusive
    2005 : Lovesick de Sam B. Lorn : productrice

    Récompenses
    Golden Globe 1998 : Meilleur second rôle féminin a la télé pour George Wallace
    Grand Jury Awards 1998 : Prix d'Interprétation Féminine pour Gia, femme de rêve
    National Board of Review Awards 1998 : Meilleure révélation féminine pour La Carte du cœur
    Golden Globe 1999 : Meilleure actrice dans un téléfilm pour Gia, femme de rêve
    Golden Satellite Awards 1999 : Meilleure actrice dans un téléfilm pour Gia, femme de rêve
    Screen Actors Guild Awards 1999 : Meilleure actrice dans un téléfilm pour Gia, femme de rêve
    Academy Awards 2000 : Oscar du meilleur second rôle féminin pour Une vie volée
    Blockbuster Entertainment Awards 2000 : Meilleur second rôle féminin (Drame) pour Une vie volée
    Golden Globe 2000 : Meilleur second rôle féminin pour Une vie volée
    Hollywood Film Festival 2000 : Actrice de l'année
    Screen Actors Guild Awards 2000 : Meilleur second rôle féminin pour Une vie volée
    ShoWest Awards 2000 : Meilleur second rôle féminin de l'année pour Une vie volée
    Broadcast Film Critics Association Awards 2000 : Meilleur second rôle féminin pour Une vie volée
    People's Choice Awards 2005 : Meilleure actrice d'action
    Teen Choice Award 2005 : Meilleure actrice (Action/Aventure/Thriller) pour Mr & Mrs Smith
    Teen Choice Award 2005 : Meilleur mensonge de film pour Mr & Mrs Smith
    Teen Choice Award 2005 : Meilleur combat pour Mr & Mrs Smith (avec Brad Pitt)
    MTV Movie Awards 2006 : Meilleur combat pour Mr & Mrs Smith (avec Brad Pitt)

    Précédé par Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle Suivi par
    Judi Dench pour Shakespeare in Love Angelina Jolie pour Une vie volée
    1999
    Marcia Gay Harden pour Pollock

    Nominations
    Academy Awards 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    Golden Globes 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    Bafta Awards 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    Oscar 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    Critics Choice Awards 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    People's Choice Awards 2009 : Meilleure Actrice préférée
    People's Choice Awards 2009 : Meilleure actrice d'action
    Screen Actors Guild Awards 2009 : Meilleure actrice pour "l'Echange"
    Satellite Award 2009 : Meilleure actrice dans le drame "l'Echange"

    Rémunération
    Lara Croft: Tomb Raider (2001) : 7 millions USD
    Lara Croft Tomb Raider: Le berceau de la vie (2003) : 12 millions USD
    Mr. & Mrs. Smith (2005) : 20 millions USD
    Wanted (2008) : 15 millions USD
    L'échange (2008)

    Bibliographie
    Jason Romano, Angelina Jolie. – Lausanne ; Paris : Favre, 2005. – 89 p.- p. de pl., 24 cm. – ISBN 2-8289-0857-7.

     

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  • Pleine Lune du 2 Juin 2015 , Pleine lune 17h20  pour Greenwich, Ciel Gémeaux

     RAPPELONS NOUS QUE CETTE PLEINE LUNE DELIVRE LE MESSAGE TISSE A LA NOUVELLE LUNE DANS UN CIEL TAUREAU ASCENDANT TAUREAU QUI NOUS INCITE A ALLER VOIR LA NATURE REELLE DE NOS DESIRS ET DE NOS ENVIES

    Pleine Lune du 2 Juin 2015 , Pleine lune 17h20  pour Greenwich, Ciel Gémeaux ascendant Scorpion

     

     

    DEGRES SOLAIRE DE PLEINE LUNE

     

     Selon le livre : Inside Degrees

    Developing Your Soul Biography Using the Chandra Symbols

    Ellias Lonsdale

     Le Soleil se situe  entre

    le 11  degré Gémeaux 
    
    Un cerf aux cornes d'or.
    Rester à l'écoute pour d'autres développements.
    Vous portez une capacité accrue pour la vision future
    et à ramasser sur les choses les plus fantastiques.
    Donné à sunbursts de la révélation ou le souvenir intérieur.
    Souvent, de tenter de faire la lumière sur cette qualité extradimensional.
    Mais ensuite, il ya des moments où il devient tout simplement irrésistible.
    Vous ne pouvez garder la lumière à distance si longtemps.
    Car ici, vous êtes naturellement doué avec une gamme sauvage de pouvoirs
    et trésors multisensorielles, à croître dans et partager généreusement.
    La principale leçon impliqué mensonges à prendre au sérieux
    et à cœur ce qui semble instinctivement si naturelle et libre,
    et prodigue qu'il est juste toujours là. Quand vous vous concentrez
    et distiller cette prise de conscience cosmique en quelque chose de ferme
    et stable et propre sur, personne ne pourra nier que les choses éblouissantes sont ici,
    illuminant toutes les places manquantes et la restauration de l'intégrité, juste comme ça. et le 12 degré Gémeaux
    Beaucoup d'urnes énormes remplis de blé.
    Infinité de richesses à partager. L'accès à ces étapes.
    Toujours avoir plus que suffisant et ayant encore plus nouveau.
    La bonne fortune. La Prospérité -.
    Extérieur et dans Vous assumez dons et talents, de trésors et merveilles.
    Multidimensionnelle, simultanée, de célébration.
    Expansion pour répondre aux besoins. Exploiter la fourniture universelle,
    en contact avec l'infini de l'existence. Tout cela vient si naturellement et sans effort pour vous
    que le défi est de le valoriser, de le respecter, de réaliser ce qui se passe.
    Être cette façon est si fertile de promesses et nous espérons que cela peut se dissiper
    dans les régimes, ou il peut revenir à la vie que la chose réelle, de votre être accordé le don
    orchestrateur / coordinateur / médiateur, étant offert par l'esprit que vous devez ouvrir
    jusqu'à terme et d'élargir les possibilités partout où vous allez.

    DEGRES LUNAIRES DE PLEINE LUNE

    SAGITTAIRE 11
    Un collier de perles.
    Tout semble égal à tout le reste. Vie arrive à un tel angle de la perception
    qu'il conduit toujours aux mêmes endroits. Plus ça change, plus c'est la même chose.
    Observations caractéristiques, des phrases animaux, clichés, truismes. Prendre conscience
    que tout est parfaitement logique, que tout cela se recoupe aussi naturellement que possible
    et que tout ce que vous avez à faire est de prêter attention.
    Il ya une seconde, plus profonde leçon - insaisissable et déconcertant -
    «Qui est l'observateur, et ce qui est cet ingrédient spécial qu'ils ont mis là-dedans qui
    rend tout tellement de soi» qui peut se révéler être centrée autour de Si le monde
    est là pour le demander, le soi reste une énigme, un inconnu, le territoire encore être tracée
    ou rendu de bon sens. SAGITTAIRE 12
    Icicles fusion.
    Âme timing.
    Lent et formative.
    En attente de la plénitude et de maturité.
    Survivre vieux schémas coincés en les portant lentement.
    Profond processus. Vous rencontrez des leçons d'humilité et de simplicité.
    Une série extravagante qui se laisse fléchir seulement après une pression constante.
    Cross-fins. Vous avez un attachement à inclination personnelle du genre les plus tenaces,
    et pourtant un lecteur désespérément à obtenir au-delà des ombres. Le dialogue intérieur
    et litige. La façon de combustion lente. Et la fierté permettant de se rendre sans se faire mal.
    Elaborer des manœuvres vers percée significative.




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    AURA VICTRIX OU L'AURA VICTORIEUSE

     

    (700) Auravictrix

    Voici un nom qui nous parle de la victoire de l'aura ! Ceci est précieux sur un chiffre fort comme le chiffre 700 qui n'est pas sans suggerer l'union des 7 chakras de base en énergétique ! 

    L'astéroïde (700) Auravictrix a été découvert le 5 juin 1910 par l'astronome allemand Joseph Helffrich.
    Sa désignation provisoire était 1910 KE.

     

    L'aura est un champ électro-magnétique. Ses couleurs sont un language, chaque couleur est un champ de pensée. Pour "afficher" telle ou telle couleur, il faut en vivre les valeurs ! L'aura reflète les vibrations et les résonnances es couleurs de l'âme...

    La couleur a plusieurs intensités, elle peut varier des nuances pâles jusqu'au nuances foncées. Ces dégrés sont importants car ils expriment la pureté de la couleur, ou le mélange couleur/émotion. Le changement de couleurs s'opère à travers la compréhension de nos expériences. Les couleurs et leurs dégrés symbolisent ce que l'on reçoit et donne dans la vie.

     Le Rouge : il symbolise la vitalité, l'activité, l'argent, la sexualité et aussi la colère (on dit que c'est la couleur des "chefs")

     L'Orange : calme, vigueur et force mais sans violence, plaisir de la vie. Si l'orange est sombre teinté de vert, vous êtes "chicanier", coléreux.

     Le Jaune : l'amour, le rayonnement, l'intelligence, le talent pour la communication.

     Le Vert : le Vert symbolise la guérison d'un mal physique ou moral, une progréssion vers une autre couleur. S'il est trop foncé, il peut indiquer une restriction dans l'action, la jalousie ou l'envie.

     Le Gris : tristesse, fatigue.

     Le Marron : Vous êtes un organisateur né, vous êtes aussi assidu. Il peut trahir également une passivité, un entourage trop omnipréent, le fait de ne rechercher que son propre intérêt.

     Le Noir : Personne humble, en retrait de la vie, indique la fin d'un cycle et le début d'un nouveau.

     Le Rose : adolescence, pureté, douceur mais aussi immaturité ou insécurité.

     Le Bleu : créativité, clarté de l'esprit, vigueur ou empathie. Si le bleu est trop foncé, vous devez vivre votre vie, agir !

     Le Violet : méditation, prière, foi, modestie, intuition, voir médiumnité. On dit que c'est la couleur des hommes de foi.

     L'Indigo : conscience de son propre esprit, de son âme, puissance de la pensée.

     Le Blanc : l'énergie pure et universelle, cette couleur contient toutes les autres. elle symbolise aussi une renaissance.

     

    6 Corps © Editions Prosveta Tableau Ivano MarchesaniTout ce qui existe, les humains, les animaux, les plantes et même les pierres, produit des émanations, et cette atmosphère subtile qui entoure toute chose est ce qu'on appelle l'aura.

    Evidemment, elle n'est pas visible, excepté par les clairvoyants, et beaucoup de gens ne savent même pas qu'elle existe.

    L'aura est donc cette sorte de halo qui entoure chaque être humain, avec cette différence que, chez certains, elle est vaste, lumineuse, puissante, possède des vibrations intenses et des couleurs splendides, tandis que chez d'autres, au contraire, elle est petite, terne et laide.

     

     

    Note : Certaines notions peuvent être nouvelles pour vous ou sembler extraordinaires… soit, elles le sont. Mais gardez en tête que la spiritualité demande du temps pour être intégrée pleinement, alors prenez le temps d'étudier, de faire vos propres expériences et vous aurez votre propre idée sur la question!

     

     

    On peut comparer l'aura à la peau

    La peau a une fonction de protection contre les chocs, les changements de température etc.

    Elle a également une fonction d'échange, car la peau absorbe, rejette, respire.

    Enfin la peau est sensible, car elle nous permet de sentir la température, les contacts, la douleur etc.

    On peut donc faire un parallèle entre la peau et l'aura, car l'aura possède les mêmes fonctions que la peau : c'est elle qui protège, qui permet les échanges entre notre âme et toutes les créatures, et qui lui donne la sensibilité.

    L'aura est donc "la peau de l'âme".

     

    On peut aussi comparer l'aura à l'atmosphère qui entoure la terre, car elle joue le même rôle. Grâce à son atmosphère, combien la terre évite de dangers dans sa course à travers l'espace! Tout les corps qui viennent de l'espace et qui pourraient produire des catastrophes s'ils arrivaient jusqu'à la terre, sont obligés d'entrer tout d'abord en contact avec les couches de l'atmosphère où ils sont souvent désintégrés.

     

     

    L'aura agit comme une douane protectrice

    A travers notre aura il se produit donc un échange ininterrompu entre nous et les forces de la nature. Toutes les influences cosmiques, planétaires et zodiacales qui se déversent constamment dans l'espace, viennent jusqu'à nous, et d'après la qualité de notre aura, sa sensibilité, sa pureté et les couleurs qu'elle possède, nous recevons telle et telle force ou nous ne les recevons pas. L'aura représente donc nos antennes, comme un appareil qui capte les messages de l'univers.

    Supposons maintenant qu'il y ait dans le monde certaines influences néfastes. Si on a une aura très puissante, très lumineuse, ces forces ne peuvent pas passer et venir jusqu'à notre conscience pour nous toucher ou nous nuire. Pourquoi? Parce qu'avant de nous atteindre, elles doivent d'abord rencontrer notre aura qui est comme une barrière, comme une douane à la frontière qui ne laisse rien passer sans vérifier ce qu'il y a dans les bagages et dans les sacs. Ces douaniers agissent en dehors de notre conscience, mais ils peuvent nous avertir.

    Il est donc dans notre intérêt de travailler sur notre aura afin qu'elle nous protège des mauvaises influences et nous permette de recevoir les influences bénéfiques du cosmos et de notre entourage.

     

     

    Les différents niveaux de l'aura

    Les minéraux, les plantes et les animaux ont aussi une aura, mais une aura seulement physique.

    Les minéraux, les métaux et les cristaux projettent certaines forces qui forment autour d'eux une sorte de petit champ magnétique coloré.

    Chez les plantes, le corps éthérique ajoute sa vitalité, son besoin de croissance et rend leur aura plus intense, plus vivante que celle des minéraux.

    Chez les animaux, l'aura est encore plus riche parce qu'ils ont déjà un corps astral, le corps des désirs. En général, ils n'ont pas encore commencé à développer leur corps mental, sauf certains, comme le chien, le cheval, l'éléphant, le singe… chez qui les biologistes discernent une faculté de penser. C'est une pensée rudimentaire bien sûr, mais au voisinage des humains leur corps mental commence à se développer, car en s'occupant des animaux, en les aimant, les humains contribuent beaucoup à leur évolution.

    Quant aux humains ils développent actuellement leur corps mental d'une façon prodigieuse… ils ne le font pas toujours dans le sens le plus favorable, mais ceux qui savent diriger et maîtriser leur pensée renforcent énormément leur aura.

    Les saints, les prophètes, les initiés, par leur adoration et leur amour envers l'Energie universelle, développent leur corps causal, leur corps bouddhique et atmique qui forment une aura d'une splendeur extraordinaire avec des couleurs en perpétuel mouvement comme des feux d'artifice. Leur aura est aussi très vaste, et on raconte même que l'aura de Bouddha s'étendait sur des kilomètres. Oui, les grands Maîtres sont capables d'élargir leur aura afin de prendre toute une région sous leur protection.

     

     

    Les variations de l'aura

    Quand les nuages sont épais, ils cachent le soleil qui ne peut plus chauffer ni éclairer les créatures. Il en est de même pour toute personne angoissée, pleine de colère ou de haine : il y a des nuages dans son aura. D'ailleurs, l'aura est d'une subtilité infinie de variations… elle varie constamment et rapidement d'après nos états de conscience ou même notre état de santé.

    L'homme possède bien sûr une aura qui est constante et qui montre ce qu'il est profondément, mais il y a des nuances qui varient d'un moment à l'autre. C'est comme le visage : au cours d'une journée il passe par toutes sortes d'expressions sans que change pour autant la forme du nez ou de la bouche. Il en est de même pour l'aura : elle est composée de certaines radiations, de certaines couleurs qui révèlent la véritable nature d'un homme, ce qui ne se modifiera pas au cours de son existence, tandis que d'autres vibrations vont et viennent, exprimant des états passagers.

     

     

    L'aura est la fusion des émanations de l'être tout entier

    C'est pourquoi, quand un initié veut connaître une personne, il n'observe pas tellement son apparence extérieure, mais il tâche de sentir son aura.

    Toutes les couleurs et émanations qui s'échappent d'une personne ne peuvent être cachées ni contrôlées, et ce même si la personne se camoufle derrière une maîtrise parfaite de ses gestes, de sa voix, de ses regards.

    Les pensées, les sentiments créent des formes, des couleurs qu'il n'est pas possible de changer ou de camoufler. C'est pourquoi, pour un véritable initié, tout est clair : si les êtres sont dans l'harmonie ou le désordre, s'il émane d'eux quelque chose de bénéfique, de vivifiant, ou au contraire si on s'embourbe, tout de suite il le sent.

    Et même la santé est visible, l'état du foie, des poumons, du cerveau etc, tout cela se reflète sur l'aura.

     

     

    Quels sont les facteurs qui agissent pour la formation de l'aura?

    Comme pour la formation de la peau, c'est nous qui formons notre aura.

    L'aura est plus complexe que la peau cependant, car elle est une combinaison de toutes les émanations de nos corps subtils. Le corps éthérique forme une aura qui révèle la santé et la vigueur de l'homme. Ses corps astral et mental, par leur activité ou leur inertie, leurs qualités et leurs défauts, ajoutent d'autres émanations, d'autres couleurs à cette aura première, et révèlent ainsi la nature de ses sentiments et de ses pensées. Et si ses corps causal, bouddhique et atmique sont éveillés, ils ajoutent encore d'autres couleurs plus lumineuses, d'autres vibrations plus puissantes.

     

    L'aura est donc un livre mais un livre d'une telle subtilité qu'il est difficile d'en avoir une idée. Et de même qu'il n'existe pas deux créatures qui possèdent les mêmes empreintes digitales, de même il n'existe pas deux créatures qui possèdent la même aura, car l'aura représente la totalité de l'être humain.

     

    Voici le second article où vous verrez les méthodes pour renforcer l'aura et la rendre belle et puissante. 

     

     

     

    Découvert le 5 juin 1910 par Joseph Helffrich, l'asteroide (700) Auravictrix

    Découvert le 5 juin 1910 par Joseph Helffrich à 23h09 en allemagne à Heidelberg-Konigstuhl, l'asteroide (700) Auravictrix, dans un ciel Gémeaux ascendant CAPRICORNE , le mental gémeaux au service du chi celeste, de nature Verseau et Uranienne , la canalisation de cette énergie cosmique  aidée par uranus, l'allumeur du Soleil en Capricorne , le capricorne favorisant la canalisation  !

     

    CARTE DU CIEL HELIOCENTRIQUE

    Auravictrix, astéroide 700, découvert le 6 Juin 1910

     

    La perfection géométrique de la carte du ciel Héliocentrique est remarquable , comme y est aussi remarquable la force du féminin .

    L'astéroide Aura y est conjointe à Vénus et Chiron en Verseau ... Une Vénus qui transcende ses désirs terrestres en désir de lumière céleste guerisseuse ; et toutes trois forment une symétrie exacte à Auravictrix conjointe à la Terre et à la Lune !

    Aura et Aura Victrix forment chacune la pointe celeste de 2 triangles qui se font face comme deux ailes posées sur le carré que font Uranus, Saturne, Jupiter et Neptune ! Un très bel échange se fait en face à face entre Lumen en Vierge et Ceres en poissons , signant un appel puissant à l'élevation d'une conscience purifiée pour vivre l'éveil maison 12   ...Et pour bien intensifier cette concentration transcendentale, Mercure et l'asteroide Conscience sont conjoints à OHM en Capricorne! Ohm est le son qui permet de nous centrer dans notre tan tien , trois doigts en dessous du nombril, condition sine qua non pour donner à notre aura toute sa luminosité

     

     

     

     

    CARTE DU CIEL GEOCENTRIQUE

     

    Auravictrix, astéroide 700, découvert le 6 Juin 1910

     

    POUR 23H00 A GREENWICH, L'asteroide 700 AURAVICTRIX brille en plein milieu du ciel astral en Sagittaire , éclairée par un puissant face à face avec la nouvelle Lune qui se forme en Gémeaux  et donne toute sa signification à cette belle découverte!

     

    que d'enseignement de sagesse nous donne cette superbe carte du ciel!

     

    Selon l'encyclopédie des astéroïde de Jacob Schwartz, le nom Auravictrix signifie en latin: la victoire contre le vent, et fut attribué pour célébrer les vols du Zeppelin.

    Cette précision pour celles et ceux qui voudraient rester sur le sens précis donné par l'astronome

     

    Personnellement je travaille avec le langage des oiseaux qui, par sa poésie, permet de faire bien mieux que les sens stricto sensu, de faire la passerelle entre l'esprit scientifique pure et notre conscience unifiée ....

    Le Zeppelin était un ballon dirigeable à la pointe de l'aviation en 1910 :

    Ballon dirigeable

     

    Un ballon dirigeable est un aéronef plus léger que l'air, également appelé aérostat, renfermant des dispositifs destinés à assurer la sustentation ainsi que des systèmes de propulsion lui conférant une dirigeabilité totale. Les dirigeables se distinguent des autres types de ballons, les montgolfières et ballons à gaz libres qui subissent les vents et ne sont donc manœuvrables que verticalement.

    Pour se déplacer, les dirigeables utilisent la propulsion par hélices, qui peuvent être mues par des moteurs à explosion, par des moteurs électriques ou par un pédalier1, ou plus récemment par des moteurs électriques reliés à des tissus capteurs photovoltaïques.

     

     

     


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    • John Maynard Keynes

    Une affirmation par l'intellect et le  mental ,Soleil  Gémeaux, au service de la création , ascendant Lion

     

     

     

     

    • Né le : 5 juin 1883 à 09h45
      à : Cambridge (Royaume-Uni)
      Soleil : 14°21' Gémeaux AS : 25°07' Lion
      Lune : 16°20' Gémeaux MC : 12°18' Taureau
      Dominantes : Taureau, Gémeaux, Lion
      Vénus, Mercure, Neptune
      Maisons 10, 9, 11 / Terre, Air / Fixe
      Numérologie : chemin de vie 4
      Taille : John Maynard Keynes mesure 1m98 (6' 6")
      Popularité : 10 993 clics, 1 853e homme, 3 157e célébrité
       
       

      Célébrités ayant la même date anniversaire : Mark Wahlberg, Guy Carlier, Jade Goody, Martha Argerich, Federico García Lorca, Pancho Villa, Stefania Sandrelli, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Cécilia Cara, Astrid de Belgique, Paul Guilbert, Élisabeth d'Autriche (1554-1592)... Voir toutes les célébrités nées un 5 juin.

    •  Biographie 

    • Né le 5 juin 1883 , John Maynard Keynes, économiste, Gémeaux ascendant Lion, né à la pleine Lune

       

      John Maynard Keynes était un économiste et un mathématicien britannique né le 5 juin 1883 à Cambridge et décédé le 21 avril 1946 à Firle dans le Sussex suite à ses complications cardiaques.

    • John Maynard Keynes

       
       
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      John Maynard Keynes

      Description de l'image  Keynes.jpg.
      Naissance 5 juin 1883
      Cambridge en Angleterre(Royaume-Uni)
      Décès 21 avril 1946 (à 62 ans)
      Firle dans le Sussex de l'Est(Royaume-Uni)
      Nationalité Drapeau du Royaume-Uni britannique
      Champs Économie
      Institutions King's College
      Diplôme Eton College, King's College
      Renommé pour son ouvrage la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
      Distinctions fait membre en 1942 de laChambre des Lords avec le titre de Baron Keynes de Tilton.

      John Maynard Keynes (/keɪnz/), né le 5 juin 1883 à Cambridge et mort le 21 avril 1946 à Firle, est un économiste et essayiste britannique. Sa notoriété est mondiale. Il est le fondateur de la macroéconomie keynésienneNote 1. Le keynésianisme, la nouvelle économie keynésienne, le néokeynésianisme ou le post-keynésianisme sont issus de son œuvre.

      Considéré comme l'un des plus influents théoriciens de l'économie du xxe siècle1, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale.

      Il a aussi été très jeune un auteur à succès, avec l'écriture d'un livre sur le traité de Versailles intitulé Les Conséquences économiques de la paix, publié en 1919, et la rédaction d'articles pour les journaux.

      Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie. Mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d'autres, s'en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire. La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu'à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives. Ses travaux sont utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l'État-providence. Selon Kenneth R. Hoover, KeynesNote 2 aurait eu à son époque une position « centriste » entre d'une part Friedrich Hayek et d'autre part Harold Laski, un des inspirateurs de l'aile gauche du parti travailliste. Il est souvent considéré comme ayant donné aux nouveaux libéraux anglais la théorie économique qui leur manquait.

      Sa pensée, notamment le courant keynésien dit de la synthèse néoclassique longtemps dominant aux États-UnisNote 3, a perdu une large part de son influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme, de la déréglementation financière et de la nouvelle économie classique. Cependant, la crise économique de 2008-2009 a semblé marquer un regain d'intérêt pour sa pensée, tant dans la version sociale libérale de la nouvelle économie keynésienne que dans des versions plus hétérodoxes, telles que lepost-keynésianisme ou encore, en France, l'économie des conventions.

       

      Sommaire

        [masquer

       

      Jeunesse et vie culturelle[modifier | modifier le code]

      Famille et milieu d'origine[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Famille Keynes.

      John Maynard Keynes est né dans une famille d'universitaires appartenant à la bourgeoisie victorienneNote 4. Son père, John Neville Keynes, maître de conférences à l'Université de Cambridge est l'auteur d'un ouvrage classique de méthodologie économique : The Scope and Method of Political Economy paru en 1890. Très tôt le père est fasciné par son fils comme en témoigne le journal qu'il tenaitS 1. La mère de John Maynard, Florence Ada Brown est un auteur à succès et une pionnière des réformes sociales. Elle fait également de la politique et est élue maire de Cambridge en 1932. Outre John, le couple Keynes a un autre fils, le futur Sir Geoffrey Keynes (18871982), chirurgien et bibliophile, et une fille, Margaret.

      Le nom de famille Keynes viendrait de Cahagnes en Normandie. « Cahagnes » proviendrait lui-même du bas latin casnus (chêne). Selon les recherches généalogiques faites par Keynes, il descendrait de William de Cahagnes, un compagnon de Guillaume le conquérant. Pendant les révolutions anglaises du xviie siècle, sa famille alors catholique – plusieurs membres ont été jésuites — aurait souffert de persécution et aurait été dépouillée de ses biens2.

      Jeunes années[modifier | modifier le code]

      Le collège d'Eton vers 1750 au bord de la Tamise.

      À sept ans, John Maynard Keynes entre à l'école primaire de St Faith's (Preparatory School) où il fait preuve d'un certain talent en mathématiques3. Un an plus tard, il intègre le collège d'Eton. Brillant élève, il obtient de nombreux prix (dix en première année, dix-huit en seconde année, onze en troisième année). Il se montre particulièrement doué en mathématiques où il obtient tous les premiers prixS 2. En 1902, il entre au King's College de Cambridge. En 1903, Lytton Strachey et Leonard Woolf l'introduisent à la société des Cambridge Apostles ; un club dédié à « la poursuite, de la vérité sans réserve et avec une absolue dévotion par un groupe d'amis intimes. »BD 1. Il y rencontre Henry Sidgwick, Bertrand Russell, Lowes Dickinson et George Edward Moore, dont le livre Principia Ethica exerce sur Keynes une influence durableBD 1. C'est aussi dans ce milieu que se formera le groupe de Bloomsbury dont il sera membre. Diplômé enmathématiques de Cambridge en 1905, il se prépare ensuite4 au concours de la haute fonction publique anglaise. C'est aussi à Cambridge qu'il fait la connaissance de certains des meilleurs économistes de son époque : Francis Ysidro Edgeworth, Alfred Marshall ; puis plus tard Joan Robinson, Piero Sraffa, Richard Kahn, James Meade ou encore Bertil Ohlin.

      En 1907, il entame une carrière au service de l'État britannique, mais arrivé second au concoursS 3 il ne peut intégrer le Trésor. Il est affecté à l’Indian Office (ministère de l'Inde). Au bout de deux ans, il s'y ennuieS 4 et vers 1907, commence à travailler sur ce qui deviendra le Treatise on Probability (Traité sur la probabilité). Il entreprend également des études d'économie sous la direction d'Alfred Marshall. Quand Arthur Cecil Pigou est élu à la chaire d’Alfred Marshall, le bureau d'économie et de politique, présidé par John Neville Keynes, crée deux postes de maître de conférences dont l’un est attribué à John Maynard KeynesS 5. En 1913, il publie son premier livre d'économie, l’Indian Currency and Finance. Selon Schumpeter le succès de l’ouvrage lui vaut la réputation de maîtriser aussi bien les problèmes techniques que politiques et humains5. Grâce à ce livre, il est nommé membre de la Royal Commission on Indian Currency and Finance (1913-1914)6.

      Keynes, l'art et le groupe de Bloomsbury[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Keynes et le Bloomsbury Group.
      John Maynard Keynes (à droite) avec le peintre Duncan Grant.
      Vanessa Bell, un personnage central du Bloomsbury Group, peinte par un autre « Bloomsbury » Roger Fry
      46 Gordon Square, dans le quartier de Bloomsbury, à Londres. Keynes y vécut de 1916 à 1946.

      La vie de Keynes sera toujours double : d’un côté l’homme privé, esthète, lié au groupe de Bloomsbury et de l’autre l’homme public, économiste et conseiller politiqueBD 2. Certains de ses amis, tel Walter Lippmann, ne sauront jamais concilier cette ambiguïté ou préféreront s'en tenir à l’homme public7. Le groupe de Bloomsbury compte notamment le peintre Duncan Grant8, Lytton Strachey, E. M. Forster et Virginia Woolf.

      Principalement homosexuel dans sa jeunesse, ce qu'il ne cache pas à ses amis du Bloombsbury Group, Keynes épouse ensuite en 1925 la ballerine russeLydia Lopokova (une danseuse étoile de la compagnie des Ballets russes de Serge Diaghilev à la carrière non conventionnelle). Elle ne sera pas très bien acceptée par le Bloomsbury Group et notamment par Vanessa Bell qui la trouve trop peu rationnelle. Réciproquement, elle n'a guère d'affinité avec eux. PourRobert SkidelskyS 6, en l'éloignant du groupe de Bloomsbury, elle lui a permis de mieux intégrer les milieux proches des cercles du pouvoir et d'atteindre la maturité nécessaire à l'écriture de ses grandes œuvres économiques.

      Toute sa vie, Keynes manifeste un grand intérêt pour l'Opéra (Covent Garden) et la Danse qu'il aide financièrement. Durant la guerre, il est membre du Comité pour la promotion de la musique et des arts (CEMA). L'intervention de Keynes sera importante en matière de politique publique en faveur des arts et de la culture. Lui et les membres du groupe de Bloomsbury créèrent des structures coopératives ou associatives (Hogarth Press, The London Artists' Association) destinées à donner un cadre stable à des artistes prêts à se plier à des règles minimales, qui ne toucheront pas à leur liberté de création, en échange de revenus plus réguliers. Dans le secteur privé, une de leurs réalisations majeures fut la Contemporary Art Society, fonctionnant comme une autorité de certification d'artistes contemporains afin d'éduquer le goût du public et de rassurer les acheteurs potentiels sur la qualité de leurs achats9. Ce rôle fut repris, et considérablement étendu, avec la fondation après la Seconde Guerre mondiale du British Arts Council, dont Keynes fut l'un des premiers directeurs.

      Keynes est un grand collectionneur de livres et partage cette passion avec Friedrich Hayek, philosophe et économiste libéral classique avec lequel il entretient une certaine amitié bien qu'ils soient en profond désaccord en matière d'économie. Il réunit ainsi dans sa collection de nombreux manuscrits d'Isaac Newton sur l'alchimie10 et les notes de John Conduitt. Une des dernières publications de Keynes est Newton, l'Homme (Newton, The Man) parue pour le tricentenaire de la naissance du physicien (1942).

      Les grandes étapes de la carrière de Keynes[modifier | modifier le code]

      Keynes, le haut fonctionnaire du Trésor[modifier | modifier le code]

      En août 1914, il se fait remarquer en recommandant à Lloyd George, alors ministre des finances, de ne suspendre la convertibilité de la Livre sterling qu'en cas d'absolue nécessité. Le 6 janvier 1915, sur proposition d’Edwin Montagu qui avait déploré son départ de l’Indian Office, il est engagé au Trésor pour la durée de la guerre. Lorsque McKenna succède à Lloyd George aux finances, il devient vite son principal conseillerS 7 et, à la même époque, il est affecté à la division du Trésor chargée du financement de la guerre11.

      Signature du Traité de Versailles en 1919

      Keynes participe activement au débat qui agite le gouvernement anglais : doit-on augmenter le nombre de divisions alignées sur le front français et par là même recourir à la conscription ou non ? Keynes et McKenna sont opposés à cette option. Deux arguments sont mis en avant : la conscription gênerait la production britannique rendant le pays dépendant des États-Unis en matière de financement ; la conscription s’oppose au principe libéral qui veut qu’un gouvernement ne puisse exiger des citoyens qu’ils donnent leur vie sans leur consentement explicite. La victoire de l’autre option, la guerre totale, fait envisager à Keynes une démission du TrésorNote 5. Malgré les pressions de ses amis de Bloomsbury, il choisit de rester en poste au grand soulagement de ses parents. Le 6 décembre 1916, le conservateur Andrew Bonar Law devient le nouveau ministre des finances en remplacement de Mc Kenna. Le nouveau ministre maintient de bonnes relations avec Keynes et, en mai 1917, il est nommé chef de la division A chargé des financements extérieurs et décoré de l’ordre du Bain.

      Keynes participe à nombre de réunions préparatoires portant sur l'aspect économique du futur traité de paix. Il est opposé à des réparations trop importantes et pour une annulation des dettes de guerre contractées par la France et le Royaume-Uni auprès des États-Unis. Par ailleurs, il trouve que les propositions de Woodrow Wilson sur ce que sera la Société des Nations négligent trop l’aspect économique – il fera en sorte de réparer cette omission durant la Seconde Guerre mondiale. Il n'est pas écouté et préfère démissionner.

      Pour exprimer ses idées et ses réserves envers le Traité de Versailles, il écrit Les Conséquences économiques de la paix. Ce livre lui apporte à la fois l’aisance financière et une notoriété internationale. Il y reproche moins à Georges Clemenceau d’avoir défendu et imposé une solution influencée par le réalisme en relations internationales qu’à Woodrow Wilson et à Lloyd Georgede ne pas avoir défendu plus fermement leurs idées proches du libéralisme en relations internationales plus favorables à la paix et au développement économique. En conséquence, c'est à ces derniers qu'il réserve ses flèches les plus acérées. Ce livre passe mal en FranceNote 6. En 1946, Étienne Mantoux fera paraître un livre destiné à réfuter les thèses de Keynes : The Carthaginian Peace or the Economic Conséquences of Mr. Keynes. Pour Charles KindlebergerNote 7 ce livre qui a heurté le sentiment national français expliquerait en partie pourquoi les économistes de ce pays ne s'intéressèrent vraiment à l'œuvre de Keynes qu'après la Seconde Guerre mondiale.

      Keynes dans les années 1920[modifier | modifier le code]

      Keynes, l'homme d'influence[modifier | modifier le code]

      Winston Churchill ; Keynes et lui furent parfois adversaires, parfois alliés

      À la différence de nombre de ses amis de Bloomsbury, Keynes n'est pas un héritier. Aussi quand il quitte le Trésor, il doit financer son train de vie, d'autant qu'il a réduit son temps d'enseignement à Cambridge. Keynes se lance dans les placements financiers et siège à partir de 1919 au conseil d'administration de la National Mutual Life Assurance CompanyS 8 puis à compter de 1923 à celui de la Provincial Insurance CompanyD 1. Il spécule sur les matières premières (administrateur du collège de Cambridge, il demande d'utiliser la nef de l'église pour y stocker du blé) ou sur la livre sterling, jouant avec l'argent de sa famille sans qu'elle le sache. Keynes n'est pas pour les entrepreneurs et contre les spéculateurs, les deux prenant selon lui des risques, contrairement aux rentiers dont il « souhaite l'euthanasie »12.

      Comme Winston Churchill ce sont principalement ses travaux d'écriture qui le font vivre : il publie au Manchester Guardian pour qui il couvre notamment la conférence économique de Gênes de 1921, au Nation and Athenaeum, et rédige des livres dont il assume les frais d'impression ce qui lui permet de ne donner à son éditeur que 10 % du produit des ventes. Sur un plan académique, enfin, il dirige de 1911 à 1937, l'Economic Journal.

      Au fort pouvoir médiatique que lui offrent ses travaux d'écriture, il faut ajouter le pouvoir d'influence qu'il exerce à travers sa participation à de nombreux clubs. Il sera membre de l'Other Clubfondé par Winston Churchill, il est un des fondateurs du Tuesday Club qui réunit le troisième mardi de chaque mois des hommes politiques, des financiers, des universitaires et des journalistesD 2, à Cambridge, il a fondé le Political Economy Club qui se réunit le lundi.

      Keynes et la bataille de la monnaie[modifier | modifier le code]

      Keynes peut constater dans les années 1920 la justesse de ses thèses : les réparations ne sont que très partiellement payées de même que les dettes de guerre et la situation économique en Europe n'est pas très florissante. Dans son livre Tract on Monetary Reform de 1923, il souligne, entre autres idéesM 1 que l’inflation peut conduire à la révolution, qu’une réforme monétaire est nécessaire pour reconstruire l’Europe et qu’il vaut mieux dévaluer que recourir à la déflation.

      Dans cette perspective, il s’oppose à ChurchillNote 8 quand celui-ci après beaucoup d’hésitations revient à l’étalon-or avec une parité remontant à Isaac Newton13 et s’engage dans une politique de déflation qui provoque des grèves et des problèmes économiques. Cet épisode lui inspire un autre livre : Les Conséquences économiques de M. Churchill (1925). Si Keynes s'oppose à l'étalon-or durant cette période c'est parce qu'il trouve qu'il force les pays en difficulté à supporter tout l'ajustement en les plongeant dans la dépression. Ce souci constitue un trait constant de ses projets de réforme du système monétaire mondial.

      Keynes et le parti libéral anglais[modifier | modifier le code]

      Fin 1922, Keynes achète avec d'autres à la famille Rowntree le journal The Nation fondé en 1907. Ce journal avait été le bastion d'un libéralisme assez intellectuel qui avait émergé autour de l'Université d'Oxford avant la guerre. Ce courant libéral qui insistait sur la nécessité de mieux contrôler tant les pouvoirs publics que les pouvoirs privés et qui voyait la démocratie comme un bien en elle-même, heurtait les penchants étatistes et élitistes de Keynes S 9. Par ailleurs, il était marqué par « Oxford » et la pensée de Thomas Hill Green qui contestait le laissez-faire à partir d'« un mélange d'hégelianisme et de langage biologique que Keynes et sa génération à Cambridge trouvait condamnable »S 10. Si Keynes acquiert ce journal c'est en partie pour avoir une tribune pour ses théories monétaires et peut-être aussi pour diffuser les idées de l'école d'économie de Cambridge.

      David Lloyd George, un homme que Keynes appréciait peu, même s'ils ont été un temps alliés

      Parallèlement, des libéraux de Manchester lancent des écoles d'été (summer school) qui doivent se tenir alternativement à Oxford et à Cambridge dans le but de doter le parti libéral d'une politique adaptée aux années 1920S 11. Keynes participe à des sessions y donnant en 1926 une conférence intitulée Suis-je encore un libéral ? Pensant peut-être à Asquith qu'il quitte quelque temps après pour Lloyd Georges, il écrit : « il n'y a pas place, sinon à l'aile gauche du Parti Conservateur, pour ceux qui sont attachés avec ferveur à l'individualisme à l'ancienne et au laissez-faire dans toute leur rigueur bien qu'ils aient grandement contribué au succès du xixe siècle »14.

      D'une manière générale, Keynes est très impliqué avec le parti libéral entre 1924 et 1929. En 1927, il participe à la rédaction du Livre jaune du parti, intitulé Britain's Industrial Future. En 1928, il rédige avec Hubert Henderson une brochure intitulée Can Lloyd George Do It (Est-ce que Lloyd George a des chances de réussir ?) pour soutenir les mesures prévues dans le document du parti libéral, We can Conquer Unemployment (Nous pouvons vaincre le chômage)15. Finalement, le Parti libéral perd les élections et c'est le travailliste Ramsay MacDonald qui revient au pouvoir en 1929 avec Snowden comme chancelier de l'Échiquier qui continueront la politique déflationniste initiée par Winston Churchill qui n'est définitivement abandonnée qu'en 193116.

      Keynes le théoricien : la trilogie[modifier | modifier le code]

      Keynes n'abordera vraiment la théorie économique que relativement tard avec ce que Don PatinkinDP 1 nomme la « trilogie de Keynes », à savoir les deux tomes du Traité sur la monnaie (1930) et la Théorie générale (1936), son ouvrage majeur.

      Le traité sur la monnaie[modifier | modifier le code]

      Le Traité sur la monnaie (A Treatise on Money) paraît en 1930. KeynesDP 2 qui est alors membre du Comité Macmillan chargé de « conseiller » le gouvernement de Ramsay MacDonald, n'a pas le temps de soumettre ses écrits à la critique d'autres économistes ni de réellement les réviser comme il l'aurait voulu. Aussi, ce livre le déçoit vite d'autant qu'il n'arrive pas à mettre en lumière les facteurs qui influent sur le niveau de production.

      L'ouvrage se compose de deux volumes. Dans le premier intitulé « La Théorie pure de la monnaie », Keynes définit d'abord la nature de la monnaie puis décrit ses origines historiques avant de présenter une théorie de la monnaie qui aborde à la fois les aspects statiques et dynamiques de la questionDP 3. Dans le volume deux intitulé « La Théorie de la monnaie appliquée », Keynes procède d'abord à une étude empirique des variables critiques de sa théorie puis se focalise sur les grandes caractéristiques institutionnelles qui leur servent de cadreDP 3. Enfin il expose les politiques monétaires dont les grands traits selon Don PatinkinDP 4 « découlent directement de son analyse théorique ». « Si le« cycle du crédit » est généré par l'altération des prix en lien avec les problèmes de coûts qui provoquent des profits (ou des pertes) puis une hausse ou (une baisse) de la production et de l'emploi alors, proclamait Keynes (comme avant lui Wicksell, Fisher, Pigou et après lui l'école de Chicago des années 1930...) le moyen de stabiliser l'économie était de stabiliser les prix. Et, poursuit Keynes, la variable majeure pour atteindre cet objectif est le taux directeur de labanque centrale qui doit être augmenté quand les prix montent et abaissé quand ils baissent ».

      Vers la théorie générale[modifier | modifier le code]

      À partir de la fin 1931, le parti libéral n'est plus très actif. Les réseaux de Keynes qui gravitent dans son orbite perdent de leur influence à la suite de la montée des conservateurs groupés autour de Neville Chamberlain tandis qu'à la suite de la fusion de la Nation avec le New Statesman issu de la Fabian Society, son influence sur la nouvelle revue décline car il doit compter avec le nouvel éditeur Kingsley Martin dont il ne partage guère les idées. Keynes moins impliqué dans l'action a plus de temps à consacrer à la théorie.

      Enfin, le début des années 1930 marque des changements importants sur le plan relationnel. Certains de ses amis meurent (Lytton Strachey, Roger Fry) tandis que d'autres s'éloignent de lui comme Herbert Henderson. Il se rapproche alors des économistes de Cambridge. L'année qui suit la diffusion du Traité sur la monnaie ce livre est discuté par le « Cambridge circus » (cercle de Cambridge) comprenant parmi les membres les plus connus Richard Kahn, Joan etAustin Robinson, James Meade, Piero Sraffa et d'autresDP 5. C'est à partir de début 1932 qu'il va se mettre réellement à la rédaction de ce qui deviendra la théorie générale.

      Son ouvrage, issu d'articles du Times, « The Means of Prosperity », constitue une date importante dans l'émergence de ce qui sera la révolution keynésienneS 12. Keynes s'y montre plus grave et moins centré sur les problèmes anglaisS 13. Par rapport à ses ouvrages antérieurs, il a moins en tête la situation de l'Angleterre que celle des États-Unis d'où une moindre emphase sur la flexibilité (ce n'était pas le problème dans ce pays) et une plus grande place faite à l'incertitudeS 14. À l'automne 1934, il a fini le premier jet de la Théorie générale et commence à la soumettre à des lecteurs comme Roy Forbes Harrod, Ralph George Hawtrey ou Dennis RobertsonDP 5. Cet ouvrage paraît en 1936 et vaut à Keynes d'être considéré comme une figure majeure de l'économie (certains vont jusqu'à dire qu'il est la « figure tutélaire17 » de la macroéconomie moderne).

      Retour au Trésor[modifier | modifier le code]

      Harry Dexter White (à gauche), assistant du Secrétaire au Trésor américain et Keynes, les deux négociateurs en chef du point de vue technique des accords de Bretton Woods en 1946

      En mai 1937, Keynes est victime d'un malaise cardiaque dont il se remettra lentement. Pendant sa convalescence, il contribue à la diffusion de sa pensée mais il ne devient réellement actif qu'en 1939. Le rythme de vie et les précautions qu'imposent sa maladie le préserveront durant la Seconde Guerre mondiale de la suractivité qui minera la santé d'hommes plus jeunes. Il travaille d'abord sur la façon de financer la guerre sans créer d'inflation et publie le fruit de ses réflexions sous le titre How to Pay the War (1940). Cet ouvrage est bien accueilli au Trésor qui apprécie son idée maîtresse : comment éviter de recourir à la planification pendant la guerre. Malgré tout son idée d'épargne forcée ne sera pas suivie.

      Il réintègre en août 1940 le TrésorNote 9 à titre bénévole. Il y restera jusqu'à sa mort. Il aide le ministre des finances à mettre au point le budget de 1941. Comme pendant la Première Guerre mondiale, il participe à la réflexion sur le financement de l'effort de guerre anglais qui forme l'arrière-fond des négociations qui déboucheront sur les accords de Bretton Woods. Keynes a un double rôle de concepteur et de négociateur, ce qui parfois compliquera les négociations.

      Lorsqu'en 1942, William Beveridge présente son plan sur la sécurité sociale, il obtiendra du Trésor la constitution d'un groupe de travail composé de lui-même, de Lionel Robbins et d'un actuaire afin de "reprofiler" le projet de façon à le rendre financièrement acceptableNote 10.

      Durant la guerre, les problèmes économiques sont du ressort de trois grands pôles : le Trésor, l'Economic Section dirigée par Lionel Robbins que seconde James Meade et, de façon moins influente, la Banque d'Angleterre. Contrairement aux États-Unis où les ministres comme Cordell Hull ou Henry Morgenthau ont des objectifs clairs pour l'après-guerre, les hommes politiques anglais laissent les experts dessiner l'avenir. Pour Robert SkidelskySF 1 ce manque de vision à long terme et d'implication dans des dossiers engageant l'après-guerre explique l'échec deWinston Churchill aux élections qui suivent la fin de la guerre. Keynes lors des négociations avec les États-Unis a parfois conscience de tenir un rôle qui reviendrait à son ministre. La présence de Keynes donnera au Trésor un fort dynamisme. L'auteur d'une biographie importante de KeynesSF 2, le désigne comme « le Churchill » de l'économie, un domaine dans lequel le grand politique anglais n'avait que peu de lumières.

      Dans les dernières années de sa vie Keynes reçoit de nombreuses distinctions, devient administrateur d'Eton, est fait, en 1942, sur proposition de Winston Churchill Lord etc. Il meurt le21 avril 1946 sans descendance. Son frère fait disperser ses cendres à Tilton, sa résidence secondaire, alors que John Maynard Keynes avait exprimé le souhait qu'elles reposent à la Chapelle du King's College (Cambridge)D 3.

      Les fondements de la pensée de Keynes[modifier | modifier le code]

      Avant de s'intéresser à l'économie, Keynes a d'abord écrit sur la philosophie (il s'agit souvent d'écrits destinés soit aux Cambridge Apostles, soit au Bloomsbury Group comme My Early Beliefs), sur les probabilités (de manière plus universitaire - son premier grand livre est son Treatise on Probability) et sur la politique (un de ses écrits de jeunesse est un texte sur Edmund Burke).

      Keynes et la philosophie[modifier | modifier le code]

      Keynes comme les Cambridge Apostles de son temps est très influencé par les Principia Ethica de George Edward Moore. Pour ce dernier, le bien ne peut être défini et seule l'intuition permet de le saisir (nous verrons plus loin la place de l'intuition chez Keynes)D 4. Cela l'amène à critiquer à la fois la tradition utilitariste issue de Jeremy Bentham qui confond plaisir et bien, et les idéalistes tels que McTaggart ou Lowes Dickinson.

      Dans la pensée de Moore, l'important ce sont les « états d'esprit » (les joies que nous ressentons) dont les plus estimables sont le plaisir des relations entre humains et celui que procure la vue de beaux objetsS 15,D 5. Ces états d'esprit sont de « très complexes unités organiques composées à la fois d'un sujet expérimentant et d'un objet de l'expérience »S 16. Pour lui, l'action droite doit conduire à un état d'esprit désirable. Il faut donc chercher des actions qui provoquent de bons résultats mais il est très difficile de connaître les résultats de nos actions. D'où, chez Moore, l'idée que nous devons nous en tenir à des institutions qui ont fait leurs preuves pour guider nos actions.

      Cette idée assez proche de celle développée plus tard par Friedrich Hayek est rejetée par Keynes. C'est pour cela qu'il va s'intéresser aux probabilités. En effet, alors que pour Moore comme pour David Hume toute la connaissance probable est fondée sur l'expérience, pour Keynes au contraire les probabilités nous permettent d'appréhender jusqu'à un certain point le futur ou du moins le résultat de nos actions. Par contre, il retient de Moore que la fin est tout aussi importante que les moyens et que cette fin n'est pas exclusivement matérielle d'où comme chez Moore, une opposition à l'utilitarisme de Bentham et à la « réduction ad absurdum du benthamisme » qu'est pour Keynes le marxismeS 17.

      Les probabilités comme branche de la logique[modifier | modifier le code]

      Keynes commence à s'intéresser aux probabilités en 1904. Il rédige alors un article qu'il lit aux Cambridge Apostles, puis il revient sur le sujet vers 1907 en écrivant un document pour l'obtention de la fonction de Fellow du King's. Il échouera en 1907 et devra produire en 1908 un document révisé pour obtenir ce posteD 6. Finalement ce n'est qu'en 1921 qu'il terminera son projet avec le Treatise on probability.

      À travers ces écrits, son but est de montrer que, contrairement à ce que pense Moore, les individus ont une plus grande prise sur leur destinée et n'ont pas à s'en remettre entièrement aux coutumesS 18. Pour ce faire, il s'oppose aux probabilités entendues comme fréquences. À la manière de Wilhem Leibnitz, il les voit comme une branche de la logiqueD 7. Cette vision des choses influencera Bertrand Russell et Alfred North Whitehead, un de ses examinateurs qui a été au premier abord choqué par l'approche de KeynesD 6. En effet, pour Keynes, une probabilité n'est pas comme dans l'analyse fréquentielle un fait de nature, mais exprime un degré de croyance raisonnable. Pour lui, nous percevons intuitivement certaines relations de causalité dont celle qui aura le plus de poids et donc de possibilité d'être vraie, la meilleure probabilité sera donc celle « fondée sur un grand nombre de preuves pertinentes »18. Comme pour Russell qui a vu dans Keynes un puissant allié de l'empirisme logique, la logique n'est chez lui ni empirique ni analytique19.

      Pour Robert SkidelskyS 19 la vision probabiliste de Keynes a deux conséquences sur sa pensée économique : d'une part, l'hypothèse qu'il y ait une connaissance certaine n'est pas possible en économie - sur ce point il n'est pas si loin d'Alfred Marshall pour qui les lois économiques étaient de simples tendances ; et d'autre part, il est opposé à un formalisme excessif qui tend à faire apparaître pour certain ce qui est seulement probable.

      La réception du traité par les jeunes philosophes et mathématiciens des années 1920 — Frank Ramsey et Ludwig Wittgenstein — sera fraîche. En effet, ils appartiennent à une autre école philosophique plus technicienne, « le monde de Ramsey est fait de préférences et de paris... Les humains chez Keynes sont des penseurs qu'il dote de l'outil de la pensée : la logique. Les humains chez Ramsey sont des acteurs qu'il dote des outils de l'action, la capacité de calculer »S 20.

      Keynes et la politique[modifier | modifier le code]

      Keynes et Burke[modifier | modifier le code]

      Edmund Burke un auteur que Keynes a lu et médité

      Keynes a écrit en 1904, un manuscrit inédit intitulé The Political Doctrine of Edmund Burke20. Selon Dostaler, Keynes en décrivant Burke semble se dépeindre : il trouve qu'il est plein de contradictions « simultanément conservateur et libéral, libre-échangiste et impérialiste, apôtre de la Révolution anglaise et adversaire de la Révolution française20 ». Par ailleurs, il lui trouve un certain égotisme pas déplaisant chez les grands hommes. Deux traits de la pensée d'Edmund Burke provoquent son adhésion : d'une part comme lui, il pense qu'il est dangereux de sacrifier un bien présent pour un bien futur tant le futur est incertain ; d'autre part il considère que « le titre de gloire de Burke dans le domaine de la politique est la doctrine de l'expediency »21 et son refus de s'en tenir à un droit abstrait.

      S'il estime que Burke est le premier philosophe politique à accepter de façon conséquente le principe du plus grand bonheur du plus grand nombre au niveau politique, il lui reproche sa grande timidité envers les réformes et, il trouve que Burke pousse la défense du droit de propriété à un point où elle peut menacer le cœur du libéralisme. Concernant Burke, Keynes écrit :

      Ses aspects positifs sont tous dans le présent.- paix et tranquillité, amitié et affection, vie familiale et tous ces petits actes de charité par lesquels on peut parfois aider ses semblables. Il ne pense pas une humanité qui par le feu et le sang marche vers quelque grand et glorieux bien dans le lointain futur ; pas de grand millénaire politique à mettre en avant et à soutenir par l'effort et le sacrifice présent... Les hommes d'État doivent apprendre la sagesse à l'école de Burke ; s'ils veulent la mettre au service de quelques grands et difficiles buts, ils doivent chercher l'essentiel des idées ailleurs22.

      Issue pour partie de Burke, il existe chez Keynes une certaine pente élitiste et technocratique. Gilles Dostaler note que « pour Keynes en effet, à l'image de la société, un parti doit être dirigé par une élite éclairée plus précisément par l'union d'un leadership fort et de conseillers d'élite ». Cette pente aristocratique irritera Harry Dexter White à Bretton Woods, tout comme le Premier ministre travailliste Ramsay MacDonald se sent vexé lorsqu'à la sortie d'une réunion il lui déclare « qu'il se considère comme le seul véritable socialiste présent ! ». À rebours, elle a facilité ses contacts avec Winston Churchill durant la Seconde Guerre mondiale.

      Dans le débat sur le planisme qui agite les années 1930, la seule intervention marquée de Keynes est une défense de Herbert George Wells contre les critiques de Staline et George Bernard ShawNote 11. Dans un livre de 1927, The World of William Clissod, Herbert George Wells avance l'idée qu'une classe intermédiaire de techniciens et d'ingénieurs a un rôle important à jouer à l'Ouest alors que Staline lui dénie ce rôle réservé, selon lui, au prolétariat. Si Keynes soutient Wells, c'est pour remarquer aussitôt que ce dernier ne dit pas ce que doit faire ce groupe social. C'est justement ce que Keynes cherche à définir et d'une certaine façon à théoriser.

      Keynes et la fin du laissez-faire[modifier | modifier le code]

      Crépuscule sur la rivière Cam Cambridge(Angleterre)

      Dans « La fin du laissez-faire », issu d'une communication prononcée le 6 novembre 1924 à la conférence annuelle de la Sidney Ball Foundation à Oxford, puis à l'université de Berlin en juin1926, selon Van de VeldeNote 12, il soutient la thèse qu'« une page de l'histoire anglaise et occidentale a été irrémédiablement tournée au seuil du xxe siècle ; celle qui avait consacré un consensus autour du laissez-faire comme unique moyen d'accéder à la prospérité ». S'interrogeant sur les raisons de l'« autorité du laissez-faire » au xixe siècle, il émet plusieurs hypothèses :

      • l'influence de l'école de Manchester et « les histoires éducatives de Miss Martineau et Mrs Marcet qui impriment dans les mentalités populaires l'idée que le laissez-faire est la conclusion pratique de l'économie orthodoxe ». Sur ce point il estime que « l'expression la plus outrée et la plus dithyrambique de la religion de l'économie » se trouve dans le livre de Frédéric BastiatK 1, les Harmonies économiques ;
      • le parallélisme étroit entre le laissez-faire et le darwinisme qu'Herbert Spencer est le premier auteur connu à observerK 2 ;
      • les insuffisances scientifiques du protectionnisme d'une part et du socialisme marxiste d'autre partK 3.

      Sur le plan des politiques économiques, Keynes propose certaines pistes. Concernant les grandes entreprises d'utilité publique, il préfère la mise en place d'entités autonomes (telles que les grandes universités) ou semi-autonomes à des organismes placés sous la responsabilité directe des ministères d'ÉtatK 4. S'il est contre le socialisme d'État qui pour lui découle des théories deJeremy BenthamK 5, il assigne quand même quatre responsabilitésK 6 aux pouvoirs publics : le « contrôle délibéré de la monnaie et du crédit », la « collecte de données relatives à l'état des affaires et leur diffusion à grande échelle », la détermination du niveau de l'épargne et de l'investissement et une « politique réfléchie touchant la taille de la population ».

      Ces idées sont reprises avec une texture institutionnaliste dans un discours prononcé à la Liberal Summer School de Cambridge en août 1925, intitulé « Suis-je un libéral ? » qui sera publié dans The Nation et l’Atheneum les 8 et 15 août 1925.

      Keynes suit John Rogers Commons qui distingue trois ordres économiques successifs : l'ère de la rareté, celle de l'abondance (dont il situe l'apogée au xixe siècle) et enfin l'ère de la stabilisation dans laquelle les deux hommes pensent entrerK 7. Cette troisième période est marquée par une diminution de la liberté individuelle liée surtout à la montée en puissance des grandes entreprises et des cartels, des corporations et des syndicats. Dans ces circonstances, la véritable mission du nouveau libéralisme est d'arriver à « contrôler et à diriger les forces économiques dans l'intérêt de la justice et de la stabilité socialeK 8 », aussi en appelle-t-il à la définition d'« une politique nouvelle et d’instruments nouveaux pour adapter et contrôler le jeu des forces économiques, de façon que celles-ci ne heurtent pas brutalement ce qu'on regarde aujourd'hui comme normal en matière de stabilité et de justice socialeK 9 ».

      La révolution keynésienne : la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie[modifier | modifier le code]

      L'expression « révolution keynésienne » a été utilisée pour la première fois par Lawrence Klein en 1947, dans un ouvrage intitulé The Keynesian revolution. Deux traits majeurs sont à souligner : la réfutation de la loi de Say, en tant que croyance en une régulation optimale par les seuls marchés, et d'autre part, la création d'un cadre analytique donnant une assise rationnelle à des politiques économiques.

      La Théorie générale face aux classiques[modifier | modifier le code]

      Tout d'abord, c'est une théorie de l'emploi et de la production considérés comme un ensemble, et non, comme chez les classiques, une théorie des usages alternatifs d'une quantité de ressources donnéeS 21.

      Pour Keynes, une économie de marché ne possède pas de mécanisme qui la conduise de façon automatique vers le plein emploi de ses ressources, d'où la possibilité d'un chômage involontaire qui rend nécessaire une intervention extérieure au marché.

      Traité d'économie politique de Jean-Baptiste Say. Pour une des formulations de la loi de Say voir p. 142. Toutefois la formulation classique de la loi de Say« L'offre crée sa propre demande » n'est pas de lui, elle viendrait plutôt de James Millle mentor de David Ricardo

      Keynes raisonne d'emblée en terme macroéconomique d'offre globale et de demande globale. Dans son cadre macroéconomique, la production, et donc l'emploi, dépend des dépenses. Si la demande n'est pas suffisante, les entreprises ne produiront pas assez et n'emploieront pas tous les salariés d'où la nécessité pour le gouvernement de conduire des politiques de soutien à la demande, c'est-à-dire de soutien à la consommation et/ou à l'investissement. Keynes insiste particulièrement sur l'investissement.

      Pourquoi à la différence des classiques n'y a-t-il pas d'équilibre automatique ?

      C'est le cœur de sa réfutation de la loi de Jean-Baptiste Say qui énonce que l'offre crée sa propre demande. Cette loi fonde ou plutôt exprime l'optimisme et aussi le naturalisme de l'économie classique qui veut que sur le long terme il ne puisse y avoir de crise économique. C'est en pensant à elle que Keynes a été amené à dire que sur le long terme nous serons tous morts. Si Keynes est si sensible à ce point, c'est surtout que, d'une manière ou d'une autre, c'est sur ce fondement que ses propositions de politique économique des années 1920 ont été refusées.

      Les arguments de Keynes sont les suivants :

      D'une part, l'argent peut être recherché pour lui-même de sorte que le revenu gagné ne sera pas forcément consommé et investi mais qu'il sera conservé sous forme de liquidité empêchant l'égalité entre l'offre globale, et la demande globale. Nous sommes ici au cœur d'une différence importante avec les classiques, pour qui la monnaie n'a pas d'influence sur les mécanismes réels de l'économie. Comme il est souvent dit : dans l'économie classique, la monnaie est un voile.

      Par ailleurs pour les classiques (les classiques anglais sont souvent des disciples de Jeremy Bentham) la connaissance est certaine et les producteurs sont censés savoir exactement ce que va être la demande. Pour Keynes, au contraire, ils font des prévisions et il existe des incertitudes. Or si les entrepreneurs font des prévisions (appelées « demandes effectives ») pessimistes, automatiquement il y aura du chômage. Rappelons que dans le concours de beauté de Keynes, les prévisions ne se font pas à partir de faits objectifs. Keynes s'est inspiré sur ce point d'un concours organisé par un magazine pour désigner les six plus beaux visages. Les gagnants étaient ceux dont le choix se rapprochait le plus de celui de la moyenne des lecteurs. Aussi les tenants du concours étaient-ils induits à ne pas désigner la personne dont le visage leur plaisait le plus mais celui dont ils pensaient qu'il plairait au plus grand nombre. Si ce mécanisme est surtout présent dans le domaine financier23 qui, pour lui, menace toujours de tourner au casino24, il illustre aussi un des biais qui peut frapper les prévisions.

      Pourquoi la théorie classique ne prévoit pas l'existence du chômage involontaire ?

      Parce qu'elle suppose que les salaires sont flexibles et s'adaptent à la demande, à la hausse comme à la baisse. Pour Keynes une réduction des salaires nominaux détruit du pouvoir d'achat et donc fait baisser les prix de vente et pour finir pèse sur les profitsS 22, d'où son insistance sur la nécessité de garder des salaires élevés en cas de dépression.

      Les autres points saillants de la Théorie générale[modifier | modifier le code]

      • Dans la théorie générale, KeynesS 23 tend à suggérer que la tendance à investir est en général faible, à cause de l'incertitude des marchés. Il considère la puissance de l'investissement auxixe siècle comme une exception. D'où chez lui une certaine insistance sur le rôle de l'État incitateur dans ce domaine.
      • Keynes estime que le taux d'intérêt ne sert pas à équilibrer l'épargne et l'investissement. C'est le prix de la monnaie, pas du capital. Rappelons ici que le crédit est le principal outil de création monétaire et que l'ampleur du crédit dépend du taux d'intérêt. Par ailleurs, pour lui, la monnaie est exogène c'est-à-dire que ce sont les autorités monétaires qui fixent le montant de la masse monétaire en circulation.
      • La consommation dépend du revenu et d'une propension marginale à consommer qui suit la loi psychologique fondamentale « à laquelle nous pouvons faire toute confiance, à la fois a priori en raison de notre connaissance de la nature humaine et a posteriori en raison des enseignements détaillés de l'expérience ... qui veut qu'en moyenne et la plupart du temps les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît, mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu »25.
      • Il reprend aussi de Richard Kahn la notion de multiplicateur qui veut qu'un euro d'investissement ou de dépense supplémentaire provoque une augmentation du PIB d'un montant supérieur à 1.
      • Sur le plan des salaires Keynes distingue le salaire nominal (celui perçu) et le salaire réel (plus ou moins le salaire hors inflation). Keynes à la différence des classiques pense qu'il n'est pas possible de diminuer le salaire nominal, mais qu'il est possible de jouer sur l'inflation. En plus de divers arguments économiques (syndicats, droit du travail etc.) pour expliquer pourquoi les salaires nominaux sont chez lui rigides, il convient de noter que Keynes est très sensible à l'art de la persuasion - c'est pourquoi il appréciait Winston Churchill. Dans cette optique, il est plus facile si l'on veut faire baisser la masse salariale de recourir à l'illusion monétaire c'est-à-dire à l'inflation.

      Outils théoriques et politiques économiques[modifier | modifier le code]

      David Ricardo, un des plus grands économistes classiques du xixe siècle. Keynes s'oppose à lui sur trois points majeurs : la loi de Say, la valeur travail et sur l'objet de la science économique. Pour Ricardo c'est d'abord la répartition, pour Keynes c'est d'abord agir sur la production par le biais de la demande pour éviter le chômage

      Keynes n'est pas le premier économiste à récuser la loi de Say. Thomas Malthus puis Jean de Sismondi se sont déjà opposés à Ricardo sur ce point. Mais, il diffère de ses prédécesseurs en proposant une théorie alternative. Sur le plan théorique, comme Ricardo, Keynes estime qu'il convient de trouver les quelques variables clés (pour lui, la consommation, l'investissement, les taux d'intérêt, la demande et l'offre de monnaie principalement) pour donner un sens à un problème complexe.

      Si Keynes aime les théoriciens intuitifs, tels Thomas Malthus ou Stanley Jevons, parce qu'ils sont plus créatifs, c'est pourtant à Alfred Marshall, un synthétiseur, un compilateur, qu'il doit sa conception de la théorie comme création d'outils pour la découverte des vérités concrètesS 24. C'est justement parce qu'elle fournit des outils capables d'être adoptés par un large spectre d'économies que la théorie keynésienne va rapidement être adoptée « aussi bien par des libéraux et des radicaux anglo-saxons que par des travaillistes britanniques, des sociaux-démocrates et socialistes réformateurs d'Europe, ou encore par des chrétiens démocrates, des réformateurs sociaux, des tenants du développement économique national, héritiers de Colbert, List ouCarey »BD 3. Keynes est conscient de cela comme le montre une lettre à Gardiner Means le 10 août 1939SF 3 :

      « Je voudrais insister sur la distinction entre ma théorie générale, vue comme une théorie plus ou moins générale, et les applications qui peuvent en être faites dans différentes circonstances en fonction de divers jeux d'hypothèses réalistes... Je vois la théorie comme applicable aussi bien à une économie flexible que rigide ou dans une position intermédiaire »

      Les outils théoriques qui seront perfectionnés par les néokeynésiensNote 13 vont donner un fondement à la politique macro-économique.

      Keynes ne propose pas de remplacer le marché et le système des prix par la planification mais, à travers les politiques économiques de relance ou de stabilisation, de réguler le marché tout en laissant les individus libres de dépenser ce qu'ils ont gagnéSF 4.

      Pour comprendre le sens des politiques économiques keynésiennes, il est possible de se référer ici à Walter LippmannNote 14 pour qui, il convient « de redresser la balance des actions privées par des actions publiques de compensation »26.

      Adam Smith un économiste que Keynes appréciait. Après Bretton Woods, il écrira qu'il n'a pas aboli la vision mais qu'il a utilisé l'analyse économique moderne pour la mettre en pratiqueNote 15

      Keynes fait référence au moins deux fois à la main invisible. Dans des articles parus dans le Times des 12 au 14 janvier 1937, il souligne qu'« il n'y a pas de raison pour supposer qu'il y ait unemain invisible, un contrôle automatique du système économique qui de lui-même assure que le montant de l'investissement actif soit continuellement au niveau requis »Note 16. Mais, si la main invisible ne conduit pas automatiquement à l'optimum économique, comme le montre également son opposition à la loi de Say, il existe malgré tout des forces du marché (la main invisible), qui tendent, sous certaines conditions institutionnelles, à pousser vers l'équilibre : « Il y a en ces matières de forts courants souterrains à l'œuvre, des forces naturelles comme disent certains, ou même la main invisible, qui poussent vers l'équilibre »Note 17

      Si Keynes puis les néokeynésiens vont donner à l'État les outils lui permettant de mener des politiques économiques, il convient de noter qu'il n'entend pas l'État au sens juridique ou au sensfrançais, mais au sens large c'est-à-dire au sens d'institutions publiques ou privées poursuivant l'intérêt public plutôt qu'un intérêt privé à court termeSF 5. Toutefois, sa tendance élitiste et technocratique semble le rapprocher des hauts fonctionnaires qui mettront en œuvre le keynésianisme en France durant les Trente Glorieuses et, l'éloigner des néokeynésiens américains plus démocrates, plus favorables aux contre-pouvoirs tant au niveau politique qu'économique.

      Si l'on examine le contenu des politiques économiques, Keynes se montre favorable à une politique d'aisance monétaire et confie à la politique budgétaire le rôle de lutter contre la dépression ou contre l'inflationSF 6.

      Concernant les politiques de relance fondées sur la demande, il est réticent au réglage fin de la consommation développée par James Meade durant la guerre. Deux raisons au moins expliquent cette réserve de Keynes : pour lui l'important c'est surtout l'investissement pas tant la consommation, par ailleurs, il pense en 1943-1944, que l'Economic Section de Lionel Robbins et deJames Meade néglige trop les problèmes structurels de l'économie anglaise et donc les investissements nécessaires pour les surmonterS 25. Dans les trois articles publiés dans le Times déjà cités, Keynes suggère que les budgets doivent être équilibrés sur un cycle c'est-à-dire qu'il peut y avoir des déficits en période de basse conjoncture mais qu'il faut alors des excédents en période hauteSF 7. Quand il réfléchissait à l'objectif de plein emploi non inflationniste à atteindre, Lord Beveridge fixait ce taux à 3 % Keynes, pensait lui à 4,5 %BD 4.

      La révolution keynésienne en plus de ses vertus propres se répand rapidement parce qu'elle est concomitante à une autre révolution moins visible mais très prégnante dans la synthèse néoclassique : la mathématisation des sciences économiquesBD 5. Si Keynes appelait de ses vœux le développement de la comptabilité nationale nécessaire pour fournir les informations nécessaires à ceux qui établissent les politiques économiques, il se méfiait de la mathématisation de l'économie car il avait peur qu'elle tende à faire croire que l'économie était une science naturelle. Keynes ne croit pas que l'économie doive rendre compte de l'ensemble de la nature humaine comme c'est la tentation chez Léon Walras ou dans l'utilitarisme de Jeremy Bentham. Elle a le rôle plus limité de forger des outils pour essayer d'améliorer l'existant. Dès la publication en 1944 du White Paper on Employment Policy, Keynes, sentant revenir chez certains économistes la tentation walrassienne et benthammienne, ironise sur ce qu'il appelle la « joie par les statistiques » (Joy through Statistics)SF 8

      Les limites de la Théorie générale[modifier | modifier le code]

      La Théorie générale de l'emploi de l'intérêt et de la monnaie n'est pas si générale que cela, ainsi que le détaille Robert Skidelsky, le biographe de KeynesS 26.

      En effet, elle se focalise sur la demande comme cause de sous-emploi mais laisse de côté de nombreux autres facteurs. Si Keynes est conscient des problèmes structurels qui peuvent marquer le marché de l'emploi, il n'en parle pas dans la Théorie générale.

      D'une manière générale sa vision de court terme tend à l'éloigner des changements structurels qui sont une des conditions de l'équilibre chez les classiques, les néo-classiques et l'école suédoise. Le problème des évolutions structurelles sera au cœur de la controverse entre les modèles de croissance développés par Solow et par Harrod-Domar.

      Pour les post-keynésiens, si Keynes a profondément bouleversé l'analyse économique, sa pensée reste tributaire de certains axiomes qui le rattachent fermement à l'école classique : la loi des rendements décroissants, l'exogénéité de la monnaie ainsi que l'égalité de l'épargne et de l'investissement. D'où, pour eux, la facilité avec laquelle les analyses keynésiennes ont pu être récupérées par les économistes orthodoxes.

      Les deux grandes interprétations de la Théorie générale[modifier | modifier le code]

      Rivière avec des peupliers, 1912, Tate Gallerypeinture de Roger Fry.

      À partir d'une réunion à Oxford en septembre 1936, deux grandes lignes d'interprétations vont se faire jourS 27.

      La première, celle de la synthèse néo-classique des néokeynésiens, va interpréter la théorie à l'intérieur du cadre walrassien et laisser de côté incertitude et « esprits animaux » des acteurs économiques. Pour ces théoriciens, on peut dire, reprenant une expression de Don PatinkinDP 6, dans la Théorie générale, « la voix est celle de Marshall mais les mains sont celles de Walras ». Vu sous cet angle, Keynes en réduisant le nombre de variables-clé rend possible une utilisation pratique de l'équilibre général, c'est-à-dire que des enseignements intéressants pour le monde réel peuvent en être immédiatement tirésDP 7. Cette interprétation de Keynes exposée pour la première fois dans l'article de 1937 de John Hicks intitulé « Mr. Keynes and the Classics » puis diffusée à travers le livre d'Alvin Hansen A Guide to Keynes de 1949 marquera la façon dont Keynes est perçu jusqu'à nos jours dans les manuels d'économie27

      La seconde ligne d'interprétation donnera naissance au courant des post-keynésiens. Ceux-ci, voyant la révolution keynésienne comme une rupture complète d'avec l'orthodoxie néo-classique, insistent fortement sur deux points laissés de côté par les néokeynésiens : l'incertitude et les « esprits animaux ».

      Keynes et les relations internationales[modifier | modifier le code]

      Keynes dans le débat entre libre échange et les préférences impériales[modifier | modifier le code]

      Au début des années 1900, alors que Keynes finit ses études à Eton et intègre Cambridge, l'Angleterre connaît un vif débat qui oppose partisans du libre-échange et ceux qui, tel Joseph Chamberlain secrétaire d'État aux colonies, souhaitent favoriser le Commonwealth par le système des préférences impériales. Les principaux économistes anglais (Edgeworth, Marshall et Pigou) se prononcent en faveur du libre-échange dans un manifeste publié dans leTimesM 2. En plus des arguments économiques, Alfred Marshall met en avant que l'accord entre pays anglo-saxons est plus important que l'EmpireM 3.

      Keynes se prononce alors en faveur du libre-échange. En effet, à la suite de Edmund Burke et des économistes classiques du xixe siècle John Stuart Mill, Henry Fawcett, Charles Gide, Henry Sidgwick, Marshall, il considère que le libre-échange est favorable à la paixM 4. Il soutient que si l'Angleterre optait pour la création d'un Empire isolé et auto-suffisant cela conduirait à des luttes entre Empires qui menaceraient la paix mondiale. En 1909, dans un article de The Economist, Keynes insiste sur le fait que c'est grâce au libre-échange que Londres est la principale place financière mondiale et souligne les dangers des projets de Chamberlain à cet égardM 5.

      Toutefois, toute idée d'Empire n'est pas absente chez Keynes. Dans un essai scolaire, il distingue le patriotisme qu'il voit comme une appréciation positive de son pays du nationalisme qu'il perçoit comme une antipathie envers les autres incluant « un sentiment que la prospérité de quelqu'un d'autre se fait à notre détriment »M 6. Aussi, chez lui la notion d'Empire n'est pas celle des « jingoistes » d'amour de la suprématie ou de bloc isolé mais celle d'association d'États libres dont l'unNote 18 n'est pas sans exercer un certain « despotisme éclairé » sur les autresNote 19.

      Keynes et l'économie politique internationale[modifier | modifier le code]

      Charleston Farmhouse la résidence de campagne de Vanessa Bell où Keynes a écrit les Conséquences économiques de la paix. Sa propre résidence de campagne, Tilton, est située à quelques centaines de mètres de là

      D'août à novembre 1918, Keynes prend part à des discussions sur l'organisation économique des alliés qui ont lieu sous l'égide du Political Intelligence Department du ministère des affaires étrangères et auxquelles participe aussi le théoricien des relations internationales Alfred Zimmern. Keynes sera membre à partir de février 1919 du Supreme Economic Council qui suivra. Il aurait aimé que cette institution soit maintenue après le traité de Versailles mais son rôle fut partiellement dévolu à la Société des Nations. Dans son livre Les conséquences économiques du Traité de Versailles de 1919, Keynes insiste sur le fait qu'il manque une organisation économique de la paix.

      Au début des années 1920, il met l'accent sur les liens entre le commerce international et la paixM 7. Pour lui, le commerce permet la prospérité, qui elle-même engendre la modération et l'ordre. Par ailleurs, les peuples qui croient que leur intérêt dépend du commerce recherchent plus l'harmonie internationale que ceux qui mettent l'accent sur les conflits de pouvoir. Pour Donald MarkwellM 8, Keynes est alors proche de ceux qu'Hedley Bull appelle les Idéalistes de l'entre-deux-guerres tels qu'Alfred Zimmern, David Mitrany ou James Shotwell. Comme eux il pense que le traité de Versailles est mal conçu, comme eux il juge important de travailler à convaincre l'opinion publique des bienfaits de la paix, comme eux il est pour l'instauration d'un cadre légal international. Sur ce point, une certaine tension est perceptible chez lui entre l'importance de suivre la loi et sa méfiance envers un légalisme excessifM 5. Sur le plan économique, un domaine peu exploré par les autres idéalistes, il insiste sur l'importance des arrangements économiques dans la poursuite de la paix. Pour MarkwellM 9, Keynes au niveau international est un libéral institutionnaliste à mi-chemin entre le libéralisme de laissez-faire et le socialisme.

      Cet aspect institutionnaliste de Keynes est perceptible à plusieurs niveaux. Au niveau monétaire, la guerre de 1914 renforce chez lui une idée déjà exprimée dans Indian Currency selon laquelle il est possible de remplacer l'étalon-or par un système plus rationnel et plus stableM 10. Dans une série d’articles publiés en 1922 dans le Manchester Guardian Commercial sur le thème de la reconstruction européenne, il se montre encore très en faveur du libre-échange28. À partir de 1924, sa position évolue.

      En janvier 1928, il écrit « le libre-échange du futur ne doit pas être fondé sur les avantages abstraits du laissez-faire que peu acceptent aujourd’hui mais sur les opportunités et les avantages concrets d’une telle politique29 ». D’un autre côté, il se décrit comme « terriblement effrayé par le protectionnisme comme politique de long terme30 ». Pour Markwell, il devient adepte d'un libre-échange qualifié (qualified free trade) dont les chapitres 23 et 24 de la Théorie généraledonnent un aperçu. Il y insiste sur le fait que pour que le commerce international soit favorable à la paix il faut un système monétaire international qui permette des politiques de plein emploiM 11

      C'est en juin 1933, dans son article L'auto-suffisance nationale, que Keynes affirme sa volonté protectionniste. Dans cet article, il défend l'idée de produire sur le sol national quand cela est possible et raisonnable31. Dans ce même article, Keynes exprime sa sympathie envers les partisans du protectionnisme, et parle de ses idées favorables au libre-échange au passé. Toutefois, il se méfie toujours de ceux qui prônent un changement radical de doctrine économique, comme le souhaitait l'aile gauche du parti travailliste.

      Keynes et Bretton Woods[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Accords de Bretton Woods.

      Les relations américano-britanniques et le financement de la Guerre[modifier | modifier le code]

      Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill à Argentia, à bord du HMS Prince of Wales durant la rencontre qui aboutit à laCharte de l'Atlantique. Peu après Roosevelt et Cordell Hull estimant n'avoir pas été bien compris par les Anglais sur l'importance qu'ils attachaient au libre-échange font rédiger l'article VII du Lend-lease, enclenchant par là le mécanisme qui a conduit à Bretton Woods puis au GATT

      Au début de la guerre Keynes n'est guère favorable au libre-échange car il l'estime peu favorable à son pays. Pour Robert SkidelskySF 9, « il y a ... une fracture émotionnelle entre l'internationalisme libéral de Keynes et son patriotisme » qui n'aurait pas été un problème au xixe siècle quand l'Angleterre menait « l'orchestre international ».

      Au cours des négociations avec le ministère des affaires étrangères américain, ses réticences sur la perspective du retour au libre-échange après guerre, inquiètent. Aussi, Cordell Hull et ses conseillers qui se méfient également de l'impérialisme anglais et de la montée du socialisme en EuropeM 12 en réfèrent à Roosevelt et décision est prise d'inclure dans le Lend-Lease anglais (accord américano-britannique de mars 1941) un article VII qui de facto oblige à un retour au libre-échangeM 13.

      Cette attitude va avoir deux conséquences immédiates. D'une part, cela va pousser Keynes à s'allier de facto aux partisans anglais du libre-échange de l'Economic Section : Lionel Robbins etJames Meade et à s'éloigner des impérialistes puissants à la Banque d'AngleterreM 14 et non dénués de toute influence dans l'entourage de Winston Churchill. Keynes engage une réflexion qui lui montre que l'abandon complet du libre-échange serait néfaste sur la place de Londres et conduirait politiquement à un monde qu'il désapprouve. D'autre part, cela pousse Keynes à bâtir à partir de l'été 1941 un projet de système monétaire axé sur une Clearing Union qui permettrait à l'Angleterre de satisfaire honnêtement (sans trop d'arrière-pensées) à l'article VII.

      Globalement, la Clearing Union trouve sa source dans de nombreux écrits d'entre-deux-guerres et notamment le Treatise of Money. Elle s'articule autour d'une monnaie internationale le Bancorindexé de manière évolutive sur l'or, et de monnaies dont le cours est déterminé en Bancor. Chaque pays reçoit un montant en Bancor en fonction de sa part dans le commerce international. Si les taux de change sont fixes à court terme, à moyen terme, les monnaies doivent être réévaluées ou dévaluées de façon à équilibrer la balance extérieureM 15. Par ailleurs, les mouvements de capitaux sont contrôlés et la Clearing Union peut participer à l'effort d'investissement et de reconstruction. En fait, et Keynes insiste là-dessusSF 10 elle peut comme une Banque centrale émettre de la monnaie.

      Harry Dexter White de son côté à la demande d'Henry Morgenthau le ministre dont il dépend, élabore à partir de décembre 1941 un autre projet où le dollar devient la monnaie pivot. Ce système comporte une institution qui deviendra le Fonds monétaire international pour aider aux ajustements des balances de paiement et du change. À la différence de la Clearing Union, où la participation au capital est créée en Bancor par la banque, ici les pays doivent apporter leur écot en fonction de leur puissance économique et en contrepartie, en cas de problèmes de balance des paiements, le FMI leur prête une certaine somme moyennant des conditions quant à la politique économique suivie. Incontestablement le premier projet est favorable à l'Angleterre qui est à court d'argent et qui cherche à maintenir son rang : la création du Bancor pouvant voiler le fait que la devise clé n'était plus la livre sterling mais le dollarSF 11.

      Keynes sait que son pays n'a plus la capacité d'influencer le monde comme il l'a fait jusqu'en 1914, mais il cherche à mettre son pays dans la meilleure position possible de sorte qu'il puisse « cogérer » le monde avec les Américains. De ce point de vue, pour Keynes, la Clearing Union est clairement une institution que les Anglo-Américains ont vocation à dirigerSF 12. Certains Américains, notamment Harry Dexter WhiteNote 20,SF 13 voient, au contraire, l'après-guerre dominée par les États-Unis et l'URSS.

      Les accords de Bretton Woods et la Théorie générale[modifier | modifier le code]

      Les plans Keynes et White sont publiés en avril 1943. Les négociations aboutissent, en avril 1944, à un Joint Statement by experts bâti sur le plan White. Les Américains qui mènent le jeu estiment le plan Keynes trop novateur et potentiellement trop inflationniste. Le 25 mai 1944, Cordell Hull invite 45 nations à Bretton Woods pour finaliser les accords. Auparavant, il y eut une dernière réunion de cadrage à Atlantic City où Keynes obtient que les pays fixent eux-mêmes leur taux de change et que les institutions ne commencent à fonctionner que lorsque l'Angleterre et les États-Unis le décideront. À Bretton-Woods, finalement il restera que peu de choses à régler, Harry Dexter White ayant fait en sorte que le seul vrai problème à finaliser soit celui des quotes-parts qui déterminent le poids des votes au FMI.

      Le siège du FMI à Washington, Keynes aurait préféré que le siège soit à New Yorkde façon à ce qu'il soit moins proche des lieux de pouvoir des États-Unis

      On peut s'interroger sur les raisons qui font que Keynes a non seulement accepté mais s'est également assez fortement engagé pour le faire adopter au prix de certaines licences avec la réalité (Robert SkidelskyNote 21 préfère parler d'ambiguïtés).

      Pour ce dernier, si le système de Bretton Woods a une idéologie sous-jacente c'est celle de Henry Morgenthau qui voulait concentrer le pouvoir financier et monétaire à Washington, pas celle de la Théorie généraleSF 14. Si Keynes accepte, malgré tout, les accords de Bretton Woods, c'est qu'ils permettent de soumettre les États-Unis à un certain nombre de règles internationales. Mais, globalement les Britanniques auraient surtout obtenu des clauses échappatoires.

      Mais les choses peuvent être vues différemment. Tout d'abord, l'opposition entre le plan Keynes et le plan White doit être nuancée par le fait que les milieux bancaires et financiers ne voulaient d'aucun des deux plansSF 15 et se seraient satisfaits d'un retour au laissez faire. De fait, cette opposition de certains milieux d'affaires a créé une solidarité entre les deux délégations lors des négociations finalesSF 16. Par ailleurs, la lecture de l'ouvrage de Donald Markwell Keynes and International relations mène à penser que le système de Bretton Woods porte plus fortement que cela ne ressort de l'ouvrage de Skidelsky, l'empreinte des chapitres 23 et 24 de la Théorie générale. En effet, pour cet auteur, il est possible de déduire de la Théorie générale un certain nombre d'éléments que Keynes considère comme favorables à la paixM 16 sur lesquels Keynes a obtenu pour partie satisfaction.

      Premier élément important pour Keynes, les politiques de plein emploi. Sur ce point, ce n'est qu'à partir du moment où Alvin Hansen (un économiste américain d'inspiration keynésienne introduit dans les cercles du pouvoir) et Luther Gulick lui ont rendu visite en septembre 1941, pour lui indiquer qu'à Washington d'autres plaçaient également le plein emploi au même niveau de priorité que le libre-échange que Keynes a accepté l'idée de retour au libre-échangeSF 17. Pour Alvin Hansen, il s'agissait d'atteindre un haut niveau d'emploi et la stabilité économique à travers le commerce mondial et la coopération internationaleM 17. Sur ce point, Keynes est conscient que si les économistes américains qui participent aux négociations sont plus favorables au libre-échange que lui, ils sont malgré tout majoritairement des New Dealers très marqués par la Théorie générale et qu'il a intérêt à ne pas laisser passer cette chance.

      Deuxième élément, la mise en place d'un système monétaire international expansionniste qui permette des variations des cours des devises et offre une assistance en cas de balance des paiements déficitaire. Le système de Bretton Woods s'est révélé de fait expansionniste et inclut une assistance aux pays en difficulté même si elle est plus conditionnelle et limitée qu'il ne l'aurait souhaité.

      Troisième point : la création d'un mécanisme d'ajustement qui ne fasse pas supporter tout le poids de celui-ci par les pays déficitaires les forçant à des politiques de récession. Ici, les résultats sont plus modestes même si la clause de la monnaie rare a finalement poussé les Américains à s'ouvrir au commerce mondial ce qui était un des buts.

      Enfin, la mise en place d'un système destiné à financer le développement international. La création de la Banque mondiale a contribué à financer la reconstruction d'après-guerre puis le développement. Après avoir négligé cette institution dans un premier temps, Keynes a mis beaucoup d'espoir en elle. Pendant l'immédiat après-guerre, ces ressources étant insuffisantes, l'idée de Keynes selon laquelle les États-Unis devaient accorder de vastes avances a été réalisée par le biais du plan Marshall32.

      En règle générale, les accords de Bretton Woods et la Théorie générale ont permis d'éviter les errements de l'après Première Guerre mondiale en organisant un système monétaire qui fonctionne et en dégageant les fonds nécessaires à la reconstruction. Les spécialistes de Keynes se posent souvent la question de savoir s'il est revenu, après Bretton-Woods, à son engagement premier en faveur du libre-échange. Pour Roy Forbes Harrod, la réponse est positive. PourDonald Markwell, au contraire, Keynes n'est pas revenu à sa croyance libérale classique d'avant guerre, il est devenu un partisan de ce qu'il nomme un libre-échange conditionnel (qualified free trade)M 18 c'est-à-dire encadré par des lois et des institutions de façon à ce qu'il soit compatible avec le plein emploi et avec des balances de paiements pas trop déséquilibrées.

      L'héritage de Keynes[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Keynésianisme.

      Influence sur les Trente Glorieuses[modifier | modifier le code]

      En fait, l'apport de la révolution keynésienne est difficile à estimer et à démêler d'autres influences comme le progrès technique ou l'influence des idées planistes ou socialistes. Toutefois à travers les keynésiens des grandes universités américaines qui ont été les conseillers des gouvernements et qui ont souvent formé les politiques, son rôle est loin d'être négligeable. Pour Robert Skidelsky les keynésiens qui ont conseillé les gouvernements dans l'immédiat après-guerre auraient été plus fidèles à Keynes que les « cardinaux » keynésiens de la période KennedySF 18.

      La synthèse néo-classique[modifier | modifier le code]

      Articles détaillés : Synthèse néo-classique et Néokeynésianisme.
      Harvard Yard, Cambridge, Massachusetts un haut lieu desnéokeynésiens de la synthèse néoclassique

      La synthèse néo-classique centrée sur le modèle IS/LM débute avec l’article de 1937 écrit par John Hicks « Mr Keynes and the "classics" ». L’article de 1944 de Franco Modigliani « Liquidity Preference and the Theory of Interest and Money » participe également à l'architecture d'ensemble du modèle. Celui-ci sera popularisé par Alvin Hansen et par Paul Samuelson à travers notamment son manuel intitulé Economics dont la première édition date de 1948. Très influente dans les universités de la côte Est telles qu'Harvard ou le MIT, cette synthèse théorique s'opposera à l'école keynésienne de Cambridge dirigée par Joan Robinson. Cette opposition donnera lieu à la controverse des deux Cambridge et surtout à une opposition entre le modèle de croissance de Harrod-Domar et celui de Solow.

      En 1962, le modèle IS-LM s’est ouvert à l’économie internationale avec ce qui est maintenant connu comme le modèle de Mundell-Fleming. La courbe de Phillips quant à elle, est introduite dans le corpus néokeynésien à partir de la fin 1959 par Samuelson, Robert Solow et Robert Lipsey. Ils voient dans cette courbe la possibilité d'arbitrer entre l'inflation et le chômage. Initialement, ce qui intéressait Phillips était surtout l'impact du chômage sur le niveau des salaires33.

      Pour Walter Heller qui présida le Council of Economic Advisers, le Keynésianisme américain a trois sources : John Maynard Keynes, l'américanisation de Keynes par Alvin Hansen et « lamodernité des années cinquante et soixante »Note 22. Avec l'administration de John Fitzgerald Kennedy, le keynésianisme va aller très loin dans ce qui sera appelé les politiques du « fine-tuning » qui en utilisant la courbe de Phillips visent un taux chômage très faible. Avec ces derniers développements, finit de se diffuser ce que Michel Beaud et Gilles Dostaler appellent un « keynésianisme hydraulique » c'est-à-dire « un keynésianisme simplifié, réduit à une mécanique des quantités globales ou à un hydraulique de flux et entièrement vidé des dimensions essentielles de Keynes : le temps, l'incertitude non probabilisable, les anticipations et donc la prise en compte des phénomènes monétaires. »BD 6.

      Toutefois la synthèse néo-classique continuera à être enseignée dans les grandes universités américaines comme Harvard, l'Université de Princeton ou l'Université de Berkeley, déterminant l'opposition actuelle entre les universités et les économistes dits Salt Water et ceux dit Fresh WaterNote 23 (l'Université de Chicago sur les grands lacs).

      Les post-keynésiens[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Post-keynésianisme.

      Les post-keynésiens à la différence des néokeynésiens insistent sur l'incertitude et sur l'endogénéité de la monnaie (les autorités monétaires ne décident pas de la quantité de monnaie).

      Il est possible de distinguer plusieurs écoles dites post-keynésiennes même si la classification en est plus ou moins changeanteNote 24. De nombreuses versions théoriques s'inspirant de Keynes sont apparues comme les keynésiens de longue période (Roy Forbes Harrod) ; les keynésiens du chapitre XII (G. L. S. Schackle) ; la macroéconomie kaleckienne qui produit une synthèse avec le marxisme, initiée par les travaux de Michal Kalecki ; l'école de Cambridge ou post-cambridgiens, avec des économistes renommés comme Nicholas Kaldor, Joan Robinson, Michal Kalecki, Piero Sraffa ; l'école du circuit en France qui remet au goût du jour les théories des physiocrates. Ils se focalisent sur la circulation monétaire. Ils développent en parallèle des réflexions très critiques envers la microéconomie.

      Leurs théories très critiques sont aussi tournées contre les néokeynésiens qui à l'époque représentent le courant majeur en économie. Ils soulignent que le modèle IS-LM de l'aveu même de son principal architecte, John Hicks, souffre d'un défaut majeur : « C'est relativement simple. Ces deux courbes [IS et LM] n'ont rien à faire ensemble. L'une est un équilibre de flux, l'autre est un équilibre de stocks. Elles n'ont rien à faire sur le même schéma »34.

      Le déclin de l'influence dans les années 1980[modifier | modifier le code]

      La théorie keynésienne va perdre de son influence à compter du début des années 1970 au profit du monétarisme puis sera concurrencée de façon encore plus radicale par les nouveaux classiques. En effet, le courant dominant de lasynthèse néo-classique s'est, nous l'avons vu, fortement affadi en devenant très mécaniste et très peu soucieux de psychologie humaine et de l'incertitude qu'elle engendre. Lorsque surviennent les chocs pétroliers et qu'une forte inflation se déclenche, il se montre peu armé pour y faire face. Cela permet à l'école monétariste de s'imposer. Par ailleurs la montée du reaganisme et du thatchérisme, influencés également par les thèses de Friedrich Hayek, conduisent les politiques économiques à s'écarter progressivement de la « doxa » keynésienne.

      Le renouveau de la pensée keynésienne[modifier | modifier le code]

      Les nouveaux keynésiens[modifier | modifier le code]

      Alors que le keynésianisme perd son influence sur les gouvernements, à partir des années 1980, les nouveaux keynésiens vont relever le défi lancé par la nouvelle macroéconomie classique et la théorie des cycles réels. Les nouveaux keynésiens à la différence de la nouvelle économie classique ne croient pas que les marchés s'équilibrent rapidement en suivant la loi de l'offre et de la demande. En effet, pour eux, les salaires et les prix ne sont pas flexibles mais visqueux en raison d'imperfections de l'information35.

      Alors que pour les nouveaux classiques, « les cycles s'expliquent par des chocs monétaires ou réels imprévisibles »36, pour la nouvelle économie keynésienne, les récessions sont provoquées par une ou plusieurs grandes défaillances du marché. Ainsi, pour la nouvelle économie keynésienne à la différence de la nouvelle économie classique, certaines interventions économiques du gouvernement sont, elles, justifiées37. À l'inverse des nouveaux classiques mais comme les monétaristes38, ils pensent qu'une politique monétaire peut influer à court terme sur l'emploi et à la production.

      L'approche post-keynésienne[modifier | modifier le code]

      Contre les monétaristes, nombre de post-keynésiens39 soutiennent que la monnaie est essentiellement endogène. La monnaie serait créée par les banques en vue de satisfaire les besoins de l'économie ; sa quantité ne saurait être fixée par la banque centrale, quoique son intervention ne soit pas dénuée d'influence sur les comportements des agents. C’est le taux directeur de cette dernière qui serait essentiellement exogène. « Les banques créent des crédits et des dépôts, et elles se procurent ensuite les billets de banque émis par la banque centrale et demandés par leurs clients, ainsi que les réserves obligatoires qui sont requises par la loi. »40

      De fait, les post-keynésiens voient dans l'échec des politiques monétaristes menées dans les années 1980 notamment par Paul Volcker, président de la FED, une illustration de la justesse de leurs vues. Ce point est naturellement controversé, tant les néoclassiques pensent être sortis du cadre de la théorie quantitative de la monnaie en menant des stratégies de ciblage d'inflation et de crédibilité41.

      Un retour à Keynes après la crise financière de 2008 ?[modifier | modifier le code]

      Avec la crise financière qui débute en 2007, la pensée keynésienne revient à l'ordre du jour à la fois comme outil d'analyse de ce qui s'est passé et comme moyen de faire face à la crise économique qui s'ensuit.

      Sur bien des aspects la crise financière actuelle peut s'analyser en termes d'économie de casino que Keynes fustige au chapitre 12 de la Théorie générale. Les « esprits animaux » liés au laissez-faire financier ont conduit à une crise profonde. Récemment George Akerlof et Robert Shiller estimant que les économistes après Keynes ont trop négligé cet aspect ont écrit un livre intitulé précisément Les esprits animaux. Dans cet ouvrage, ils dénombrent cinq pulsions qui peuvent fausser la logique rationnelle : « La confiance, le souci d'équité, les tentations de dérives « antisociales » (comme la corruption), l'illusion monétaire et enfin les « histoires » - ces récits élevés au rang de mythe »Note 25.

      Si l'on se place au niveau des remèdes mis en place, l'influence de Keynes semble patente avec la multiplication des plans de relance budgétaire, une création de monnaie sous forme de Droits de tirage spéciaux qu'il a préconisés depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la tentative de coordination économique mondiale, des politiques monétaires très souples...

      Les critiques adressées à Keynes[modifier | modifier le code]

      Les critiques des cambridgiens[modifier | modifier le code]

      King's College Cambridge, là où Keynes a forgé sa pensée non sans friction avec les économistes de sa génération

      Dès la parution de la Théorie générale, Pigou n'apprécie pas les attaques dirigées contre ses théories comme il déplore les attaques portées contre Alfred Marshall. Lui et Dennis Robertsonreprochent à Keynes de nommer classiques tous ceux qui ne sont pas d'accord avec lui.

      Robertson dans une lettre qu'il lui adresse traite de journalistique son usage du mot classiqueS 28. Sur le fond, Pigou rejettera la thèse stagnationiste qu'il y a aussi dans la Théorie généraleS 29.

      Plus tard, durant la guerre, Dennis Robertson et Keynes se réconcilieront et, en 1949, Pigou reviendra sur certaines de ses critiques vis-à-vis de Keynes.

      Les critiques des libéraux classiques[modifier | modifier le code]

      Friedrich Hayek[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Friedrich Hayek.

      Hayek estimait que son ami John Maynard Keynes ne possédait que des connaissances limitées en théorie économique424344 et il le tenait pour un constructiviste45.

      Trois points majeurs l'opposent à lui :

      • Keynes, à travers la Théorie générale, fit plus qu'aucun autre pour promouvoir la macroéconomie et pour provoquer le déclin de la micro-économie46. Keynes se trompe quand il pense qu'il existe des relations simples et constantes entre les agrégats économiques car, selon Hayek, la microéconomie montre l'inverse47 ;
      • Si l'école classique supposait que le système économique était toujours ou presque près du plein emploi, Keynes fait l'erreur opposée en supposant que l'économie est toujours près du sous-emploi. Or, pour Hayek, alors que les postulats classiques permettent de comprendre le fonctionnement du mécanisme des prix, l'hypothèse keynésienne rend le système des prix inintelligible48 ;
      • La croyance que la création de monnaie peut entraîner plus de production peut conduire à une forte inflation quand elle est comprise de façon ultra-simplifiée comme cela le fut après-guerre. Sur ce point, Keynes était conscient du fait et avait fait montre d'une certaine volonté de lutter contre l'inflation. Le représentant de l'École autrichienne lui reproche, d'une certaine façon, de ne pas avoir anticipé ce qu'il pourrait être fait de sa théorie49.

      Keynes de son côté a lu le livre de Friedrich Hayek, La Route de la servitude dans le bateau qui le menait à Bretton Woods. Ouvrage avec lequel il se sent en accord profond50. Dans une lettre du 28 juin 1944, adressée à Hayek, après avoir noté que le destinataire de la missive n'était pas opposé à toute intervention gouvernementale, il lui reproche de ne pas fournir le cadre analytique nécessaire pour distinguer une bonne intervention d'une mauvaiseNote 26. Pour Caldwell51, ces critiques jointes à celles d'autres personnes pousseront Hayek à écrire plus tard The Constitution of Liberty.

      Jacques Rueff[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Jacques Rueff.

      L'opposition de Jacques Rueff à John Maynard Keynes tient à une différence d'approche de la science économique. À une vision assez mécaniste des phénomènes économiques qui domine chez Rueff formé à Polytechnique, s'oppose une approche plus psychologique chez Keynes, comme le montre leur opposition sur le retour à l'étalon-or.

      À l'issue de la Première Guerre mondiale, à la suite du rapport Cundliffe, tous les gouvernements européens avaient affiché leur intention de ramener leurs monnaies à la même parité-or qu'elles avaient avant-guerre. Sur le plan pratique, un tel objectif revenait à attendre de tous les acteurs de l'économie qu'ils ajustent de façon symétrique les tarifs de leurs contrats, selon une démarche accompagnant la baisse générale des prix induite par la réévaluation-or de la monnaie. Les gouvernements de l'époque pensaient que cet ajustement déflationniste suivrait simplement le chemin inverse de l'ajustement inflationniste qui l'avait précédé52.

      Jacques Rueff pensait la chose possible dans le cas de l'Angleterre où le différentiel avec le cours d'avant-guerre n'était que de 10 % (Ce chiffre pour Charles Kindleberger négligeait la nécessité d'adapter les calculs des parités de monnaie aux problèmes structurels nés de la Guerre)53. Par contre, comme Clément Colson52, il ne pensait pas la même chose possible en France où le différentiel était plus important et ne le conseilla pas à Raymond Poincaré en 1926. Pour Rueff, l'échec anglais s'explique par la rigidité des salaires et les mécanismes de protection du chômage54. Keynes ne croyait pas la solution possible non seulement à cause des conflits sociaux mais également à cause des problèmes liés à des anticipations négatives. De fait dans la théorie keynésienne les salaires nominaux sont rigides à la baisse. Plus généralement les auteurs anglo-saxons accusent les Français d'avoir joué, à cette époque un jeu non coopératif et d'avoir procédé à une dévaluation compétitive.

      Si en 1976, Jacques Rueff fit paraître un article où il annonçait la fin de l'ère keynésienne55 - en fait d'une certaine façon c'était la fin de la domination de l'École de la synthèse néo-classique -, c'est dans son article Les erreurs de la Théorie générale de Lord Keynes56 de 1947 que Jacques Rueff expose ce qui, sur le fond, l'oppose à Keynes. De cet article qui a donné naissance à une controverse avec James Tobin, quelques points peuvent être relevés :

      • Pour Rueff, « la théorie de l‘emploi que Keynes qualifie de « générale » ne vaut que pour des économies très particulières ; celles qui sont insensibles aux mouvements des prix et des taux »57 ;
      • Il considère que le nominalisme monétaire qui veut que « monnaies et créances ne sont que des signes vides de valeur » imprègne la Théorie générale. Il voit dans cette approche de la monnaie une erreur fondamentale58 ;
      • Enfin, il ne croit pas que l'offre de monnaie soit exogène, c'est-à-dire pour faire simple, que la quantité soit réglée par les banques centrales. Il note à cet effet : « je suis convaincu, au contraire que c’est le montant des encaisses désirées par les individus qui, par le mécanisme de la régulation, détermine la quantité de monnaie en circulation »59.

      La critique des monétaristes[modifier | modifier le code]

      Articles détaillés : Milton Friedman et monétarisme.

      Pour De Vroey et Malgrange60, le sens du mot keynésien est double et désigne « d'une part un appareillage conceptuel, le modèle IS/LM, et, d'autre part, le projet politique au service duquel cet appareillage est mis, la défense d'intervention étatique visant à suppléer les défaillances du marché ». Concernant le premier point, Friedman partage avec Keynes une même filiation marshallienne, et il est « peu opposé au modèle IS/LM en tant que tel...il s'agissait pour lui de plaider pour la validité de la version classique du modèle IS/LM, qui suppose la flexibilité du salaire. »60, Friedman était beaucoup plus fortement opposé au keynésianisme au sens politique et aux politiques économiques d'inspiration keynésienne.

      Son attaque porte sur trois points principaux :

      En 1957, il élabore la théorie du revenu permanent qui veut que la consommation dépende du revenu que les agents anticipent sur une longue période. L'idée sous-jacente est que les politiques de relance qui injectent des liquidités sont inefficaces puisque les agents dans cette optique ne vont pas dépenser l'argent qu'ils savent ne recevoir que ponctuellement

      Dans les années 1960, quand commence la stagflation, Milton Friedman et avec lui l'école monétariste de Chicago insistent sur le fait que la courbe de Phillips ne permet pas d'en rendre compte. Milton Friedman met en avant la notion de chômage naturel. Les néokeynésiens préfèreront utiliser un concept proche : le taux de chômage n'accélérant pas l'inflation NAIRU (voir Différence entre le NAIRU et le taux de chômage naturel). Pour Franco Modigliani « le trait distinctif de l'école monétariste et le véritable sujet de désaccord avec les non-monétaristes n'est pas le monétarisme mais plutôt le rôle qu'on devrait probablement assigner aux politiques de stabilisation... le principal message d'ordre pratique de la Théorie générale [est] qu'une économie d'entreprise privée utilisant une monnaie intangible a besoin d'être stabilisée, et dès lors devrait être stabilisée par des politiques monétaires et budgétaires appropriées. Au contraire les monétaristes considèrent qu'il n'y a pas de besoin sérieux de stabiliser l'économie »61.

      Enfin, dans un article écrit en 1953, The Case for Flexible Exchange Rates, Friedman théorisait des idées sur les changes qu'il exprimait depuis plusieurs années62. Il y justifie le recours aux changes flottants par l'ajustement que ce système permet entre les devises des pays inflationnistes et des pays non inflationnistes. Le recours aux changes flottants a fini par s'imposer à compter de mars 1973 et a été lors des accords de la Jamaïque en 1976. Cela a conduit à la fin du système des accords de Bretton Woods et a rendu possible une forte expansion des marchés financiers et des innovations financières.

      La Nouvelle économie classique, une rupture radicale avec le Keynésianisme[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : nouvelle macroéconomie classique.

      À la différence de Milton Friedman, ils refusent de s'inscrire dans le cadre méthodologique Keynésien. Robert Lucas Jr, « Prix Nobel » d'économie en 1995, Thomas Sargent, Neil Wallace et d'autres ont contesté les politiques économiques d'inspiration keynésienne, en partant de trois principes assez fortement opposés aux préceptes défendus par KeynesBD 7 :

      1. les marchés sont en équilibre car les prix y jouent le rôle qui leur est assigné par la théorie walrassienne ;
      2. les agents traitent de façon optimale une information imparfaite dont l'acquisition est coûteuse ;
      3. les agents font des anticipations rationnelles.

      La théorie des cycles réels a été popularisée par des économistes tels que Finn E. Kydland et Edward C. Prescott, tous deux « Prix Nobel » d'économie en 2004. Cette approche « considère que les fluctuations sont générées par des chocs au niveau de la productivité, heurtant des économies dans lesquelles les marchés sont continuellement en équilibre »BD 8. Kydland et Prescott dans leur article de 1977 Rules Rather than Discretion ont mis l'accent sur la crédibilité des politiques économiques qui suppose que les dirigeants n'abusent pas d'expédients et donc sur la nécessité de ne pas abuser des politiques économiques keynésiennes.

      Keynes et les marxistes[modifier | modifier le code]

      Keynes était critique envers le marxisme, à Joan Robinson qui avait publié un court livre intitulé An essay on Marxian Economics, il écrivit qu'il avait trouvé le livre fascinant en dépit du fait « qu'il y avait quelque chose d'intrinsèquement ennuyeux dans une tentative de donner un sens à ce qui en fait n'en a pas »S 30. Mais il appréciait l'idéalisme des marxistes de Cambridge tel que, par exemple, Julian Bell.

      En France une revue marxiste la Nouvelle critique a consacré à Keynes une série d'articles parus en mars, mai, juin, juillet, août 1949. De son côté, Charles Bettelheim a publié quelques articles parus dans la Revue internationale à la fin des années 1940, début des années cinquante. Pour Cros63, la critique marxiste à cette époque est double : « Keynes a présenté une théorie qui méconnaît les vérités scientifiques définitivement établies par Marx » ; « Keynes fait partie de cette catégorie d'auteurs particulièrement dangereux pour la marche du processus révolutionnaire : les réformistes ».

      Dans les années 1960, le marxiste Paul Mattick critique Keynes dans son ouvrage Marx et Keynes, les limites de l'économie mixte. Mattick considère que la critique de l'économie politique initiée par Marx est plus efficace pour comprendre les évolutions économiques que la théorie de Keynes. Mattick reproche également à Keynes de vouloir conserver le capitalisme64.

      Les critiques d'Alfred Sauvy[modifier | modifier le code]

      Article détaillé : Alfred Sauvy.

      « Keynes le prophète, Keynes le sauveur, a fait beaucoup pour augmenter le chômage. Le concept de demande globale admissible pour une approche très grossière, devient vite un contresens et un faux guide »65.

      La base de la critique d'Alfred Sauvy est que la structure de l'emploi doit correspondre à celle de la demande escomptée des agents économiques. Mais les deux structures ne sont jamais tout à fait « emboîtées ». Pousser la demande par la dépense publique quand il y a des stocks disponibles de tout aura un effet d'entraînement ; mais dès qu'il faudra produire on va se heurter à des rigidités (l'image du doigt de gant) qui vont provoquer du chômage ou de l'inflation. Du chômage parce que les capitaux soustraits par les prélèvements publics vont entraîner un manque à gagner peu visible mais bien réel tôt ou tard ; de l'inflation parce que l'excès de création monétaire se transformera en tensions sur l'emploi dans certains compartiments de l'économie. En un mot l'ajustement entre la « population demandée » et la « population effective » n'est jamais réalisé par les moyens proposés par Keynes. Au contraire il produit « le monstrueux accouplement du chômage et de l'inflation ».

      Œuvres[modifier | modifier le code]

      Keynes a écrit de nombreux livres et articles. Aussi il est intéressant de présenter à la fois une sélection de ses travaux et une liste complète. Notons que Donald Moggridge a édité les œuvres complètes de Keynes disponibles dans certaines bibliothèques universitaires. Sa personne et son œuvre ont fait l'objet de nombreux travaux. Les principaux articles et études consacrés à Keynes de 1936 à 1981 ont été regroupés dans un recueil comprenant 150 contributions66.

      Ouvrages utilisés[modifier | modifier le code]

      Livres
      Livres de Keynes cités
      Articles et travaux universitaires
      • (en) Barry Eichengreen, « Keynes and Protection », The Journal of Economic History, vol. XLIV, no 2,‎ 1984 
      • Olivier Favereau, « L'incertain dans la « révolution keynésienne » : l'hypothèse Wittgenstein », Économie et société, no 3,‎ mars 1985, p. 29-72 
      • Claude Ménard, « Le Keynésianisme : naissance d'une illusion », Économie et société, no 3,‎ mars 1985 
      • (en) Don Patinkin, « Keynes, John Maynard (1883-1943) », The New Palgrave Dictionary of Economics, vol. 3,‎ 1987 
      • (en) Raymond Mikesell, The Bretton Woods debates: a memoir, Princeton, International Finance Section, Dept. of Economics, Princeton University,‎ 1994, poche, 68 p. (ISBN 978-0-88165-099-0, LCCN 94008984), Essays in International Finance nº192 
      • (en) Malcolm Rutherford (dir.) et Craufurd Goodwin, The economic mind in America: essays in the history of American economics, New York, Routledge,‎ 1998, 1e éd., relié, 333 p. (ISBN 978-0-415-13355-5, LCCN 97029576), « Vision accomplished : Harold Moulton and Leo Pasvolsky of the Brookings Institution as Champions of a New World Order » 
      Articles de vulgarisation
      • (fr) Denis Clerc, 2000, « Deux Keynes pour le prix d'une théorie » Alternatives économiques de mars
      • (fr) Denis Clerc, 1999, « Nouveaux keynésiens, les chantres du salaire d'efficience », Alternatives économiques, no 168, mars 1999.
      • (fr) Denis Clerc, 2007, « Les nouveaux keynésiens », Alternatives économiques Pratique, no 31, novembre 2007.
      • (fr) Pascal Combemale, « Keynes et les keynésiens », Cahiers français no 345, juillet-aoüt 2008.

      Sites web utilisés[modifier | modifier le code]

      Voir aussi[modifier | modifier le code]

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      Bibliographie[modifier | modifier le code]

      Liens externes[modifier | modifier le code]

      Notes et références[modifier | modifier le code]

      Notes[modifier | modifier le code]

      1.  Bernard Gazier, Les concepts centraux de la Théorie Générale (Chapitre III) et Keynes et le keynésianisme (Chapitre IV) in John Maynard Keynes, PUF, Que Sais-Je ?, 2009
      2.  « For Keynes was, for want of a better word, a "neoliberal", perhaps the earliest. By his own admission, Keynes lay at the "liberal socialist" end of the broad spectrum of political and social thought that runs to Ludwig von Mises, Hayek and successors such as Milton Friedman at the other » Moggridge, 1976, p.42
      3.  Estewell, 1987, p.47
      4.  John Maynard Keynes est né, la même année que Joseph Schumpeter, dans un milieu bourgeois victorien caractérisé par le sens des affaires, le goût des belles choses, l'intellectualisme et l'élévation morale [1] [archive]
      5.  Sur la question de savoir si Keynes était ou non objecteur de conscience voir Dostaler, 2005, pp.246-250
      6.  Il n'est pas certain que Keynes ait eu une vision grandiose de la France en général et, de ses économistes en particulier
      7.  « Comme Keynes s'était montré inamical envers la France dans The Economic Consequences of the Peace... aucun économiste français ne s'intéressa à son œuvre jusqu'à ce que les longues heures de l'occupation allemande leur en laissent le loisir » (écrit l'auteur de cette remarque un peu cinglante en note de bas de page bien que malgré tout une traduction de la Théorie Générale était prévue en 1938 mais fut retardée par la guerre) in Charles Kindleberger, 1982 La Grande Crise Mondiale, 1929-1939, economica p.261
      8.  En fait Churchill n’était guère convaincu et a cédé à l’opinion dominante ce qu’il regrettera plus tard. Churchill n’était pas à l’aise avec l’économie
      9.  Il mettra un peu de temps à réintégrer le Trésor. Avec d'autres personnes dont William Beveridge ayant eu un rôle durant la Première Guerre mondiale qui voulaient faire plus pour leur pays, il forme un groupe les Old Dogs
      10.  Sur ce point et sur le manque de réelle implication de Keynes dans la politique sociale on se reportera à (Skidelsky, 2003, p.137)
      11.  Cette controverse a eu lieu à l'occasion d'une interview de Staline par Wells parue dans the New Statesman. Pour plus de détails voir Skidelsky, 2003, p.516
      12.  Voir introduction de Van De Velde à l'article La fin du laissez-faire in Keynes, 2002, p.55
      13.  son œuvre sera approfondie par l'école de la synthèse néo-classique qui doit beaucoup à Harvard et au MIT. Alvin Hansen, professeur à Harvard, plaide dans son livre de 1947 nommé Economic Policy and Full Employment, pour la reconstruction d’une économie de marché dotée de nouvelles institutions incluant une stabilisation des fluctuations économiques par la gestion de la demande globale(Beaud et Dostaler, 1996, p.89)
      14.  Pour le professeur Goodwin, « In fact, the essential Keynesian policy message was delivred to a large Harvard audience in the Godkin lectures of May 1934 by Walter Lippmann published as a book entitled The Method of Freedon (1935) » Goodwin C.D. (1995), "The Promise of expertise: Walter Lippmann and policy sciences", Policy Sciences, 28, Kluwer Academic Publishers, Netherlands, p.336
      15.  « Here is an attempt to use what we have Learnt from modern experience and modern analysis, not to defeat, but to implement the wisdom of Adam Smith » (CW, n)27, p.445)
      16.  « There is no reason to suppose that there is "an invisible" an automatic control in the economic system which ensures of itself that the amount of active investment shall be continously of the right proportion » Collected Writings XXI, p.386
      17.  « There are in these matters deep undercurrents at work, natural forces, one can call them, or even the invisible hand, which are operating towards equilibrium » The Balance of Payment of the United States de 1946, Collected Writings tome 27, p.445
      18.  à Bretton Woods, il se battra pour qu'ils soient deux
      19.  Voir Markwell,2006, p19, notamment la critique de la « naïveté » de Keynes à cet égard par un marxiste comme John Strachey
      20.  Adolf Berle ministre assistant des affaires étrangères qui a reçu des confidences sur les réseaux d'espions de l'URSS aux États-Unis a obtenu de Cordell Hull que le ministère des Affaires étrangères soit présent aux négociations(Skidelsky, 2000, p.246). Aussi des membres de ce ministère dont parfois Berle, assisteront aux négociations. Ce ministère sera moteur quand il s'agira de faire ratifier le projet par l'ensemble des pays. Si le public a surtout retenu les noms de White et de Keynes, c'est que ce sont eux qui ont rédigé les projets et que d'une certaine façon leur opposition a frappé les esprits. Mais, il est possible de noter que les idées avancées dans les deux plans étaient des lieux communs dans les milieux spécialisés, et que les négociations à de rares apartés près se sont déroulées lors de séances de travail entre délégations comportant le plus souvent des présidents des séances, il ne s'agit donc pas d'une controverse entre deux personnes sans experts tiers capables de saisir exactement les problèmes et d'en référer à leurs ministres voir au président.
      21.  Skidelsky(2000, p.336). C'est plutôt un understatement. Keynes a joué, d'une certaine façon, le rôle que n'ont pas réellement tenu les politiques de son pays
      22.  Voir livre de Heller Nouvelles Perspectives de la politique économique Paris Calman-Lévy, 1968. Citation extraite de Beaud et Dostaler, 1996, p.93
      23.  Pour désigner l'opposition entre les keynésiens et les libéraux classiques, aux États-Unis, on utilise usuellement l'expression Salt Water (sous-entendu les universités près de la mer) versus Fresh Water [2] [archive]
      24.  On distingue parfois les fondamentalistes, les sraffiens et les kaleckiens
      25.  Article de Gérard Moatti, L'économiste et le « facteur psy » Les Echos du 29/10/2009. Dans cet article l'auteur fait un compte-rendu du livre d'Akerlof et de Schiller
      26.  « You admit here and there that it is a question of knowing where to draw the line. You agree that the line has to be drawn somewhere, and that the logical extreme is not possible. But you give us no guidance whatever as to where to draw it » cité par Bruce Caldwell, 2004, Hayek’s Challenge: an Intellectual Biography of F.A Hayek University of Chicago Press, p.289

      Références[modifier | modifier le code]

      1.  a et b p. 36
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      • Dostaler G., 2005, Keynes et ses combats, de Paris, Albin Michel, 2005 ; nouvelle édition revue et augmentée, 2009.
      1.  p.289
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      • (en) Skidelsky R., 2003, John Maynard Keynes, Macmillan
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      • (en) Skidelsky R., 2000, Fighting for Britain, Macmillan
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      • (en) Donald Markwell (2006), John Maynard Keynes and International Relations: Economic Paths to War and Peace, Oxford & New York: Oxford University Press.
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      • (en) Don Patinkin,1987 « Keynes, John Maynard (1883-1943) » The New Palgrave Dictionary of Economics
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      3.  a et b p. 21
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      • Autres références
      1.  « Nul économiste n'a sans doute davantage influencé la pensée économique contemporaine que John Maynard Keynes » (Guy Caire, 1re phrase de l'article)
      2.  Skidelsky, 2003, pp.3-4
      3.  Mooridge, Maynard Keynes. An Economist's Biography, p. 25-29
      4.  La vie et l'œuvre de Keynes [archive]
      5.  A. Samuelson, « Les grands courants de pensée économique », PUG, 1990, p.397
      6.  Don Patinkin, 1987, p.19
      7.  Ronald Steel, 1998, Walter Lippmann and the American Century, Transaction Publishers, p.306.
      8.  (en) Escoffier, Jeffrey. "Keynes, John Maynard." In Glbtq: An Encyclopedia of Gay, Lesbian, Bisexual, Transgender, and Queer Culture. glbtq, Inc.: Chicago, 2004 [archive]
      9.  Craufurd D. Goodwin « Chapter 2 : Art and culture in the history of economic thought » in V. A. Ginsburgh, David ThrosbyHandbook of the Economics of Art and Culture p. 61-66.
      10.  voir article du New York Times 12 juin 2003 [archive]
      11.  p.184
      12.  Bernard Maris, « Les 7 vies de Keynes », dans La Marche de l'histoire, 5 décembre 2012
      13.  La France reviendra aussi à l’étalon-or mais en pratiquant une dévaluation compétitive ce que les anglais n’apprécièrent pas
      14.  Keynes, 2002,p. 23
      15.  Keynes et la politique [archive], p. 7
      16.  Combemale (1999), p. 7
      17.  M. De Vroey, P. Malgrange, La théorie et la modélisation macroéconomiques, d’hier à aujourd’hui, Working paper, N° 2006–33, 2006 [archive]
      18.  Keynes cité in Raffaelli, 2006, p.167
      19.  Raffaelli, 2006, p.166
      20.  a et b Dostaler, 2002, p. 10
      21.  Dostaler, 2002, p.10
      22.  Keynes paper, UA/20, cité in Skidelsky 2003, p.98
      23.  Keynes, 1990, p.171
      24.  Keynes,1990 p.173
      25.  Keynes, 1990, p.117
      26.  Lippmann The Method of Freedon (1935), p.46
      27.  Sur ce point voir, Pascal Combemale (2006), p. 12
      28.  Eichengreen, 1984, p. 364
      29.  JMK, vol 19, p. 152, cité in Eichengreen 1984, p. 365
      30.  JMK, vol 20, p. 115 cité in Eichengreen 1984, p. 366
      31.  L'article en langue originale -http://www.mtholyoke.edu/acad/intrel/interwar/keynes.htm [archive]
      32.  Voir opinion d'Alvin Hansen dans Markwell, 2006, p.266
      33.  Jean-Marc Daniel, « La courbe de Phillips », Le Monde, 8 mars 2005
      34.  Klamer, A. (1989), « An Accountant Among Economists: Conversations with Sir John R. Hicks », Journal of Economic Perspectives, 3(4) : 167-80
      35.  Stiglitz, 2004, p.314
      36.  Pascal Combemale, 2008, p.17
      37.  Mankiw, 2008, p.4, consulté le 08/03/2009
      38.  Mankiw,2008, p.4, consulté le 08/03/2009
      39.  on référera encore aux ouvrages de Marc Lavoie pour une présentation exhaustive
      40.  Marc Lavoie, L'Économie post-keynésienne, La Découverte, 2004, p.55
      41.  voir le débat entre Edwin Le Héron et Philippe Moutot, Les Banques centrales doivent-elles être indépendantes ?, Éditions Prométhée, 2008
      42.  La critique autrichienne [archive], article dans The Economist du 11 juin 1983 : « Je crains bien que ceci ne m'oblige à dire franchement qu'il ne fait toujours pour moi aucun doute que Maynard Keynes ne maîtrisait pas parfaitement l'ensemble du corpus de la théorie économique disponible à l'époque, et ne se souciait pas vraiment d'apprendre aucun raisonnement au-delà de la tradition marshallienne qu'il avait apprise lors de la seconde moitié de ses années de premier cycle à Cambridge. »
      43.  Hayek on Keynes's Ignorance of Economics [archive]
      44.  Hayek, Choice in Currency, A Way to Stop Inflation, The Institute of economics affair, 1976, p. 10 : « a man of great intellect but limited knowledge of economic theory ».
      45.  F.A. Hayek, Droit, législation et liberté, puf 2004, p.104
      46.  Friedrich Hayek, 1978, « Personal Recollections of Keynes and the “Keynesian Revolution” », Hayek New Studies, Routledge & Kegan Paul, p.284
      47.  Hayek, 1978, p.285
      48.  Hayek, 1978, p.286
      49.  Hayek,1978, p.287
      50.  Keynes Hayek [archive]. Keynes écrit au sujet du livre : "Morally and philosophically I find myself in agreement with virtually the whole of it: and not only in agreement with it, but in deeply moved agreement."
      51.  Bruce Caldwell, 2004, Hayek’s Challenge: an Intellectual Biography of F.A HayekUniversity of Chicago Press, p.289
      52.  a et b Jacques Rueff Souvenirs et réflexions de l'âge de l'inflation [archive], § Les politiques de stabilisation après la Première Guerre mondiale, conférence de 1956 reprise dans son ouvrage L'âge de l'inflation, Payot, 1963
      53.  Charles Kindleberger, La Grande crise mondiale de 1929-1939, Economica p.46
      54.  Jacques Rueff, Revue politique et parlementaire, 1925
      55.  Jacques Rueff, journal Le Monde, 1976
      56.  Jacques Rueff « Les Erreurs de la théorie générale de Lord Keynes »Revue d'Économie Politique, 57, janvier-février 1947, pp.5-33 ; version anglaise : « The Fallacies of Lord Keynes' General Theory », The Quarterly Journal of Economics, 61, mai 1947, pp.353-367
      57.  Rueff, 1947, p.24
      58.  Rueff, 1947, p.19
      59.  Rueff, 1947, p.22
      60.  a et b De Vroey et Malgrange, 2007, p.13
      61.  Modigliani discours présidentiel de 1977 devant l'American Economic Association, cité dans Beaud et Dostaler, 1996, p.191
      62.  Colloque de 2001 sur les taux de change flottants [archive], Banque du Canada[PDF]
      63.  Jacques Cros,1951, Le néo-libéralisme : étude positive et critique, Librairie de Médicis, p.322
      64.  Paul Mattick, Marx et Keynes, Gallimard, 2010, ISBN 978-2-07-012789-4.
      65.  Alfred Sauvy in L'économie du Diable Calman-Levy, 1976 (ISBN 2702100988)
      66.  J.C.Wood, éd. ; « JMKeynes : critical assessments », 4 volumes, Beckenham, 1983. P.Delfaud « Keynes et le keynésianisme », Que sais-je ? n°1686, 3e édition, 1983 pour une approche simplifié


    • Keynes était très grand, il mesurait 1.98 m (6 ft 6 in).

      Son héritage intellectuel s'étend des sociaux-démocrates aux libéraux. Il est l'inspirateur du keynésianisme, courant de pensée économique dont les adeptes ont retenu notamment, parmi la richesse des analyses de Keynes, sa position en faveur de l'intervention active de l'État à certains moments précis au sein de l'économie pour assurer le plein emploi. Ce courant s'oppose vigoureusement à l'école néoclassique et a été dominant de 1945 jusqu'aux années 1970, voire 1980 selon les pays. Keynes est reconnu par un grand nombre des économistes contemporains comme étant le plus grand économiste du XXe siècle.

      John Maynard Keynes est né dans une famille d'universitaires. Son père, John Neville Keynes, était lecteur à l'Université de Cambridge et enseignait la logique et l'économie politique. La mère de John Maynard, Florence Ada Brown, était un auteur à succès et une pionnière des réformes sociales.

      Ce garçon né d'une famille bourgeoise est décrit comme un génie et un maladif. À quatre ans et demi, il se questionne déjà sur la nature de l'intérêt; à six ans, sur le fonctionnement de son cerveau. Il savait ses lettres et l'arithmétique avant d'entrer à la maternelle, et apprit le latin, le grec et la géométrie dès l'âge de neuf ans. Il fait preuve d'un certain talent en mathématiques.


      Études
      À sept ans, il entre à Perse School. Deux ans plus tard, il entre en classe à St Faith's. Avec les années, il se montre très prometteur.

      Un an plus tard, il intègre le collège d'Eton (Eton College) où il est un élève brillant qui gagne en 1899 et en 1900 le prix de mathématiques. En 1901, il finit premier en mathématiques, histoire et anglais. En 1902, il gagne sa place pour le King's College de Cambridge où il poursuit ses études de mathématiques jusqu'en 1905. Après deux ans au service de l'État britannique où il est affecté à l'Indian Office (ministère de l'Inde), il reprend ses études à Cambridge cette fois-ci avec de nouvelles disciplines comme l'histoire et la logique. C'est finalement Alfred Marshall – un des plus célèbres économistes néoclassiques dont il sera alors l'élève – qui le convainc de se consacrer à l'économie et il connaîtra à Cambridge les meilleurs économistes de son époque : Henry Sidgwick, Edgeworth, Sraffa, Kahn, Bertil Ohlin, etc. Un autre de ses professeurs, néoclassique lui aussi et auquel il s'opposera ensuite radicalement, est Arthur Cecil Pigou. Il ne connaîtra guère d'autre tradition en science économique mais deviendra lui-même enseignant au King's College en 1909.

      Il s'inspire beaucoup de l'économiste Antoine de Montchrestien, l'un des rares Français qu'il admire avec Montesquieu, et reçoit de son père le goût pour la controverse.


      Parcours
      La figure de John Maynard Keynes est complexe : auteur extrêmement prolifique à la fois économiste reconnu par ses pairs et homme d'affaires à la carrière réussie, il restera longtemps universitaire et s'impliquera dans l'évolution politique du Royaume-Uni. Keynes fut doué d'une incroyable énergie intellectuelle et d'une capacité de travail surprenante, bien qu'il soit maladif.

      J. M. Keynes se fait connaître du grand public avec sa publication Les Conséquences économiques de la paix en 1919 où il critique le traité de Versailles. Il était en effet représentant du ministère des finances britannique à la Conférence de la Paix de Paris et démissionna trois jours avant la signature du traité. Dans son pamphlet, il dénonce le poids des réparations exorbitantes auxquelles doit faire face l'Allemagne et prédit la ruine de l'économie germanique ; il développera à nouveau ce sujet dans son ouvrage Nouvelles considérations sur les conséquences de la paix (The Revision of the Treaty, 1921). L'hyper-inflation allemande qui succédera à la guerre confirmera entièrement ses thèses. Le critique le plus connu de cet ouvrage fut Étienne Mantoux.

      En 1921, Keynes publie le Traité des probabilités à partir des travaux qu'il avait réalisés entre 1905 et 1908. Alors membre du Parti libéral depuis 1912, il écrit de nombreux articles pour la presse qui en est proche, principalement le Manchester Guardian pour qui il couvrira d'ailleurs la Conférence monétaire internationale de Gênes en 1922. À partir des articles qu'il rédige à cette occasion, il composera son Essai sur la réforme monétaire (1923), critique de la théorie monétaire classique où il prône l'abandon du système de l'étalon-or. Lorsque Winston Churchill, alors chancelier de l'Échiquier, annonce le retour à l'étalon-or à la parité d'avant-guerre, Keynes écrit Les Conséquences économiques de M. Churchill (1925) où il prédit que cette parité sera impossible à maintenir, ce qui entraînera une crise mondiale.

      Keynes devient rapidement un des plus célèbres économistes au monde et à ce titre, il devient conseiller financier de la Couronne et gouverneur de la Banque d'Angleterre.

      En 1942, il est élevé au rang de Baron Keynes de Tilton.

      Lors des accords de Bretton Woods en 1944, il présidera la délégation britannique. Il tente d'y faire valoir l'idée d'une monnaie mondiale, le bancor, et d'une banque supranationale, qui sera repoussée par les Américains (conduits par Harry White, sous-secrétaire aux Finances) soucieux de placer le dollar au centre du Système monétaire international.


      Vie privée
      Dans sa jeunesse, Keynes rencontre Lytton Strachey et Leonard Woolf et entre chez les Apôtres, un club d'élite philosophique et sociale dont bon nombre de membres sont homosexuels. Ces trois personnages sont également les cofondateurs du groupe de Bloomsbury. En 1908, à Londres, il rencontre le peintre Duncan Grant alors qu'il travaille au sein du service gouvernemental administrant l'Inde. Ce fut l'un des plus grands amours de sa vie. Leur relation fut d'abord clandestine parce que Grant était alors en couple avec Lytton Strachey. Keynes et Grant se séparent quelques années après mais restent amis toute leur vie. Keynes se marie en 1925 avec la ballerine russe Lydia Lopokova (danseuse étoile de la compagnie des Ballets russes de Serge Diaghilev) sans jamais renier son homosexualité. Il ne laissera pas de descendance.

      Son frère, Sir Geoffrey Keynes (1887–1982), était un brillant chirurgien, érudit et bibliophile. Son premier neveu, Richard Keynes (né en 1919), est un physiologiste et le second, Quentin Keynes (1921–2003), un aventurier et un bibliophile.

      Keynes était un grand collectionneur de livres et partageait cette passion avec Friedrich Hayek, philosophe et économiste libéral avec lequel il entretenait une forte amitié bien qu'ils étaient en profond désaccord en matière d'économie. Pour préserver cette amitié, ils durent même convenir de ne plus parler de ce sujet ensemble. Keynes réunit dans sa collection de nombreux manuscrits d'Isaac Newton concernant l'alchimie et les notes de John Conduitt. Une des dernières publications de Keynes fut ainsi Newton, l'Homme (Newton, The Man) parue pour le tricentenaire de la naissance du physicien (1942) sous la forme d'article puis en livre en 1946.

      Keynes meurt le 21 avril 1946 d'une crise cardiaque, ses problèmes de cœur s'étant aggravés suite à la charge de travail qu'il doit supporter à l'occasion des accords de Bretton Woods et des problèmes financiers internationaux de l'après-guerre.

      Critiques de Keynes
      Les critiques de Keynes et des politiques qu'il a inspirées ont toujours soutenu qu'on n'a nul besoin de mettre en cause la capacité des marchés à ajuster les offres aux demandes pour rendre compte du chômage. Ainsi, selon Jacques Rueff, les politiques publiques qui le subventionnent punissent l'embauche par des taxes ou interdisent le plein emploi des ressources, notamment en imposant des prix (New Deal) et des salaires minimum. Dans ces conditions, accroître la demande globale, a fortiori pour les produits finis, n'est qu'un expédient temporaire pour tourner ces contraintes qui doit faire monter les prix. Ceux, notamment les syndicats, qui veulent imposer des rémunérations incompatibles avec le plein emploi finiront par s'en apercevoir et manipuler la demande ne réussira plus à résorber l'offre excédentaire.

      Les théoriciens des « anticipations rationnelles » ont même démontré que ces politiques ne pouvaient avoir d'effet que si elles réussissaient à tromper les agents économiques sur les effets qu'elles auraient, notamment sur les taux d'intérêt et les salaires réels — et cela indépendamment de leurs conceptions parfois irréalistes de l'incertitude.

      C'est dans les années 1970 que le problème de la « stagflation » — une inflation croissante sans réduction du chômage, conjonction qu'elle déclarait implicitement impossible — a finalement conduit à remettre en cause l'approche macroéconomique de Keynes — d'où, peut-être, le « prix Nobel » d'économie attribué en 1974 aux interprétations de la conjoncture de type autrichien de Friedrich Hayek.

      Logiquement, c'est-à-dire si on écarte les explications circulaires de la hausse des prix du genre « inflation par les coûts » (car ces « coûts » ne sont eux-mêmes rien d'autre que des prix), la stagflation ne peut exister que si la demande est simultanément en excédent ici, et en défaut là ; on ne peut donc en rendre compte que si on sort de la « macroéconomie » proprement dite, laquelle n'envisage par hypothèse qu'un défaut ou un excédent global de la demande. Or, justement, la critique autrichienne de Keynes prétend réfuter l'approche macroéconomique en tant que telle : pour elle, les désajustements entre offres et demandes sont forcément locaux. Ceci lui permet d'insister sur la réaction à la politique monétaire des prix relatifs des actifs échangés en amont du consommateur « dans la structure de production » comme éléments essentiels de la conjoncture — à ce titre, la notion d'« inflation des actifs », admise dans les années 1980, est une première prise en compte de cette approche.

      Ensuite, ces écarts entre les demandes et les offres ne peuvent être que le produit d'erreurs de prévision : si les gens prévoyaient parfaitement la demande pour leurs services, ils ne se retrouveraient jamais avec une demande plus faible (d'où sous-emploi) ou plus forte (d'où hausse des prix) qu'ils ne l'envisageaient. On retrouve une conclusion des « anticipations rationnelles » mais dans une approche qui y ajoute une analyse réaliste des conditions dans lesquelles les gens acquièrent l'information.

      En effet ces erreurs-là, les critiques de la macroéconomie affirment que la politique de conjoncture ne peut que les aggraver en ajoutant ses propres sources d'incertitude à celles qu'engendrent les choix faits sur les marchés.

      — tout d'abord elle ne peut être qu'aveugle, puisque par hypothèse elle ne cherche même pas à identifier ces désajustements spécifiques. Comment en attendre alors qu'elle y distingue en outre, comme elle devrait théoriquement le faire s'agissant de "conjoncture", ceux qui ne sont dus qu'à des changements mal prévus des préférences et des techniques, et qu'il n'y aurait en principe jamais lieu de compenser par une manipulation de la demande, a fortiori globale ?
      — ensuite, en centralisant les décisions en dehors des marchés, la politique macroéconomique concentre les erreurs, qui se compenseraient en partie autrement, et les diffuse, pour reprendre l'expression même de Keynes,
      "d'une manière que pas un homme sur un million n'est capable de comprendre".
      Pour l'analyse autrichienne donc, les institutions qui affectent la demande globale, notamment le monopole d'émission de la monnaie, sont la cause des crises économiques et financières évitables et ne peuvent pas y porter remède. Plus généralement, elle affirme que les planificateurs étatiques ne peuvent pas connaître l'information nécessaire à la réalisation de leurs projets par les hommes mais ne font au contraire que fausser son acquisition parce qu'ils ne subissent pas les conséquences de leurs choix alors qu'ils privent de leur pouvoir de décision les seuls qui auraient véritablement intérêt à s'informer de façon adéquate, ceux qui les subiront effectivement.

      Ces considérations, partagées au-delà de l'école autrichienne — Milton Friedman aussi reconnaît qu'on n'a pas besoin de banque centrale, ont inspiré des politiques, notamment monétaires, qui prétendaient davantage être prévisibles que régler la conjoncture.

      Ces critiques peuvent être enrichies par l'apport d'un économiste pourtant antérieur à Keynes, Frédéric Bastiat, qui montre que l'obsession de l'emploi et du court terme tend à refuser la logique du progrès et de la productivité : en effet, selon la logique keynésienne, l'invention d'une machine plus efficace que l'homme est mauvaise pour l'économie car elle entraîne la mise au chômage de travailleurs et la baisse de la demande effective. Pourtant, l'invention de machines est, selon le principe de productivité, au cœur du processus de croissance économique. Notons au passage qu'une lecture attentive de Keynes incite au protectionnisme même si sur ce point, les auteurs se réclamant de Keynes n'hésitent pas à rompre avec ses excès.

      Principaux ouvrages
      1913 — La Monnaie et les finances de l'Inde (Indian Currency and Finance)
      1919 — Les Conséquences économiques de la paix (The Economic Consequences of the Peace) (texte en anglais), (texte en français)
      1921 — Traité des probabilités (A Treatise on Probability)
      1923 — La Réforme monétaire (A Tract on Monetary Reform) (texte en français)
      1925 — Les Conséquences économiques de M. Churchill (The Economic Consequences of Mr. Churchill)
      1926 — La Fin du laissez-faire (The End of Laissez-Faire)
      1926 — Réflexions sur le franc et sur quelques autres sujets (texte en français)
      1930 — Traité sur la monnaie (A Treatise on Money)
      1931 - Essais de persuasion (texte en français)
      1936 — Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (The General Theory of Employment, Interest and Money) (texte en français)
      1940 — How to Pay for the War : A radical plan for the Chancellor of the Exchequer

      Bibliographie
      John Maynard Keynes, in Ten Great Economists, from Marx to Keynes de Joseph Alois Schumpeter, 1953.
      Keynes et la Macroéconomie de Michel Herland, Paris, Economica, 1991, 276 p.
      Keynes ou l'économiste citoyen de Bernard Maris, presses de Sciences-Po, 1999, 98 p.
      Une sorte de diable : les vies de John Maynard Keynes de Alain Minc, Grasset, 2007
      Keynes et ses combats, de Gilles Dostaler, Paris, Albin Michel, 2005, 535 p.
      Keynes, Michael Stewart, éditions du Seuil (Points-Economie), 1973 (145 p.)

      Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie

      Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
       
      Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie
      Auteur John Maynard Keynes
      Genre Economie
      Version originale
      Titre original The General Theory of Employment, Interest, and Money
      Éditeur original Cambridge University Press, for the Royal Economic Society Cambridge University Press
      Langue originale Anglais
      Pays d'origine Royaume-Uni
      Lieu de parution original Royaume-Uni
      Date de parution originale 1936
      ISBN original ISBN 1-57392-139-4 (1997 Edition)
      Version française
      Traducteur Jean de Largentaye
      Lieu de parution Paris
      Éditeur Éditions Payot
      Date de parution 1942
      Nombre de pages 407

      John Maynard Keynes est à la source d'une importante évolution de la science économique avec son œuvre principale, la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (The General Theory of Employment, Interest and Money) parue en 1936.

      L'ouvrage est considéré comme le traité de science économique du XXe siècle ayant le plus influencé la façon dont le monde a abordé l'économie et le rôle du pouvoir politique dans la société. Il est le document fondateur de la théorie keynesienne en économie comme de la macroéconomie moderne[1]. Si on a posé les fondements de l'analyse macroéconomique comme branche spécifique de l'analyse économique, elle ne fait pas l'unanimité chez les économistes. Juste à la veille de la mort de Keynes, Joseph Schumpeter disait déjà que la Théorie générale de Keynes était un livre fondamental bien que déjà dépassé[2].

       

       

      Vue d'ensemble

      Avec la Théorie générale, Keynes a développé l'hypothèse que la demande est le principal facteur déterminant le niveau de la production et par conséquent celui de l'emploi.

      Pendant tout l'après-guerre, de nombreux courants et partis politiques se réclament du keynesianisme en n'en retenant principalement que l'idée d'interventionnisme. La théorie keynesienne régna sans partage sur les gouvernants occidentaux pendant plus de trente ans. Cette domination intellectuelle s'effacera progressivement avec la crise inflationniste des années 70, la virulente critique Monétariste et la révolution Thatcher-Reagan.

      Keynes, lui même homme d'affaires, se disait pourtant du côté de "la bourgeoisie éclairée" et insistait sur le rôle fondamental de la création privée d'entreprise.

      Parmi les concepts novateurs apportés par Keynes, on retiendra surtout :

      Ces concepts ont accrédité à l'époque la possibilité de politiques économiques interventionnistes qui élimineraient les récessions et freineraient les emballements de l'économie. L'ensemble de ces notions constitue une méthodologie, et a engendré une nouvelle sous-discipline de l'économie, appelée macroéconomie[3].

      Critique

       

      Si le livre a rencontré beaucoup de succès, il n'est pas resté longtemps sans critique. Paul A. Samuelson écrira :

      C’est un livre mal écrit, mal construit, et tout profane attiré par la renommée de son auteur se fait escroquer de cinq shillings en achetant cet ouvrage plein de confusion et d’erreurs… Dans la Théorie générale, le système keynésien ne se dégage que de façon floue, comme si son auteur était à peine conscient de son existence et instruit de ses propriétés. Des discours algébriques assommants sont émaillés de vues pénétrantes et d’intuition profondes. Une définition maladroite donne soudain naissance à un passage inoubliable… Je ne crois pas trahir de secret en disant que personne d’autre à Cambridge (dans le Massachusetts) ne savait de quoi il retournait, douze à dix-huit mois après sa publication. En fait, jusqu’à ce qu’apparaissent les modèles mathématiques de Meade, Lange, Hicks et Harrod, on a tout lieu de croire que Keynes lui-même n’avait pas vraiment compris sa propre analyse[4].

      En 2011, Luzzetti and Ohanian, économistes à l'université UCLA, estiment que le déclin de la Théorie générale à partir des années 70 est principalement dû à :

      • de mauvaises prédictions des modèles économétriques keynésiens ;
      • la reconnaissance croissante par les économistes des facteurs du côté de l'offre pour expliquer les fluctuations de l'activité économique, tandis que la théorie keynésienne se focalise uniquement sur la demande ;
      • l'inconsistance de la courbe de Philipps : il n'y aurait pas de lien évident entre le niveau de chômage et le niveau d'inflation.

      Ainsi, ils expliquent le succès actuel de la Théorie générale auprès des décideurs publics et des gouvernements par la pression qu'ils ont à augmenter les dépenses en temps de crise, quelle que soit l'efficacité de ces dépenses[5].

      Notes et références

      1. ...l'analyse macroéconomique comme branche spécifique de l'analyse économique date de la publication de la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie de John Maynard Keynes en 1936...Mais la macroéconomie moderne, comme discipline qui s'attache à comprendre pourquoi l'économie connait des épisodes comme la Grande Dépression et pourquoi l'emploi et la production fluctuent au cours du temps, commence avec Keynes. Joseph E. Stiglitz, Carl E.Walsh (2004), Principes d'économie moderne, 2e édition, Ed. de Boeck, p.490
      2. Le keynésianisme est définitivement dépassé [archive]
      3. La pensée keynésienne innove tout particulièrement, en ce qui concerne la méthode de l'analyse économique, par son caractère « général » (opposé aux facilités des équilibres partiels), son emploi des quantités globales (opposé au point de vue microéconomique), son insistance sur certaines variables privilégiées (investissement, taux de l'intérêt). Le keynésianisme [archive]
      4. P.A.Muet, Théories et modèles de la macroéconomie, Tome 1, Paris, Economica, p.102
      5. (en) Luzzetti, M and L Ohanian, Macroeconomic paradigm shifts and Keynes’s General Theory [archive], voxEU, 31 January 2011.

      Voir aussi

      Articles connexes

      Lien externe

       

     


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  • Pleine Lune du 4 juin 2012

    CES DEUX PHOTOS SONT DE SAEID MOTORI SUR FACE BOOK

    Pleine Lune du 4 juin 2012

     Elles sont très expressives de ce merveilleux message d'unité du yin et du yang qui nous fait transcender notre niveau d'énergie

     

    Pleine Lune du 4 juin 2012

     

    Gémeaux ascendant Vierge avec une pleine Lune en maison quatre, dans son domicile mais en Sagittaire ..Domaine de la pensée positive collective ..

    Que devons nous enraciner de purifié , ascendant vierge , et transcendé , Jupiter au milieu du ciel en maison neuf en Taureau, de concret , 

    dans notre mental collectif ...

     

    Et bien forcement le message lancé par la relation soli Lunaire à la Nouvelle Lune qui était, Marquée par l'alignement exceptionnelle à NEBRA

    de  partir explorer des nouvelles sphères de conscience unifiée

     

    C'est le but , Noeud Nord conjoint Lune en Maison 4 de cette pleine Lune ...

     

    PLUTON SUR LA POINTE DE LA MAISON CINQ EN CAPRICORNE :

    Il continue de démonter les anciens mecanismes devenus inutiles tout en suggerant des créativités déconcertantes et revolutionnaires

    L'asteroide Conscience en maison trois en Scorpion  est très interessant dans cette carte très Mercurienne qui rétrograde, intercepté de plus,  vers Saturne !Une conscience du relationnel avec nos proches en totale alchimie ...

     

    Toujours puissament terrienne , cette carte nous appelle à développer  la joie dans la simplicité et l'humilité 

     

    Cet axe soli lunaire de pleine Lune se réalise sur la fin de l'espace dédié aux 13° Gémeaux Sagittaire

     

    Nous sommes dans la dynamique de reliance entre la communication individuelle, Gémeaux , qui en milieu de ciel est particulierement ciblée,  et la communication collective qui en est la source ( Maison 4 ) ; Cette carte appelle à nourrir nos relations sororales et fraternelles avec nos proches à la pensée positive planetaire et universelle ..Les relier ... C'est la fin du sectarisme et de la division entre le yin et le yang ..C'est l'intention collective d'unité qui permet cette transcendance ...

    13° Gémeaux : Un pianiste célèbre donne un festival

    Nous pouvons nous accomplir personnellement dans notre fonction sociale en virtuosité puisque relié-e-s à notre source d'inspiration , La Lune

    13° Sagittaire :Une veuve voit son passé mis en lumière !

    La Lune, la féminité sacrée , si longtemps occultée et emprisonnée devient libre et permet à source d'inspiration de jaillir et de nourrir l'art créateur solaire 

     

    L'activation dez cet axe est la condition sian qua non pour atteindre la magie de l'axe des  degrés suivants dynamisés eux  aussi par cette pleine Lune

    14° Sagittaire  La Grande Pyramide et le sphinx

    Npus sommes au coeur du pouvoir de l'asendance spirituelle

     

    Soleil 14° Gémeaux " Abolissant l'espace physique et les differences sociales , deux hommes communiquent télépatiquement "

    I l s agit là d'une technique de depassement de soi qui va nous conduire à aller au delà des contingences materielles

     

     

     Le fond ce ciel conjoint au noeud karmique nous indique qu'

    "un jeune enfant apprend à marcher encouragé par ses parents "

    Indiquant l'assistance de force superieure pendant cette profonde transcendance qui s opère pour chacun 

     

     

     Cette pleine Lune met les valeurs ( Vénus) accordées à nos enfants, gémeaux,  au plus haut de nos reflexions ( Mercure ) , triple conjonction en Gémeaux en maison 10 ..quand pluton continue d'exploser les vieux cadres de réference

     

     

     

     

     

     

     

     


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