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    Découvert le 12 aout 1877, Deimos, satellite de Mars, par Asaph Hall

     

     
    Déimos
    Mars II
    Image illustrative de l'article Déimos (lune)
    Vue de Déimos par la sonde Viking 2.
    Type Satellite naturel de Mars
    Caractéristiques orbitales
    (Époque J2000.0)
    Demi-grand axe 23 460 km
    Excentricité 0,0002
    Période de révolution 1,26244 j
    Inclinaison 0,93° (par rapport à l'équateur de Mars)
    Caractéristiques physiques
    Dimensions 15,0 × 12 × 10,4 km
    Masse 1,48×10151 kg
    Masse volumique moyenne 2,2×103 kg/m3
    Gravité à la surface 0,0039 m/s2
    Période de rotation 1,26244 d
    (Synchrone)
    Albédo moyen 0,07
    Température de surface ≈233 K
    Caractéristiques de l'atmosphère
    Pression atmosphérique Aucune
    Découverte
    Découvreur Asaph Hall
    Date de la découverte 12 août 1877
    Désignation(s)
    Désignation(s) provisoire(s) Mars II

    Déimos, en désignation systématique Mars II, est le plus petit et le plus éloigné des deux satellites naturels de Mars (l'autre étant Phobos).

     

     

     

    Dénomination

    Les noms des deux satellites de Mars proviennent de divinités mineures de la mythologie grecque : Phobos (en grec : Φόϐος / Phóbos, la Peur) et Déimos (Δεῖμος / Deĩmos, la Terreur), les jumeaux que le dieu Arès (Mars dans la mythologie romaine) eut de la déesse Aphrodite. Ces noms (originellement épellés Phobus et Deimus) furent suggérés par Henry Madan, Science Master à Eton, à partir du livre XV de l'Iliade, lorsque Arès appelle la Peur et la Terreur2.

    La désignation systématique de Déimos est Mars II3.

    Caractéristiques physiques

    Masse et dimensions

     
    Photographie de Déimos par la sonde Viking 1.

    Déimos est un petit corps fortement irrégulier, avec des dimensions de 15 × 12 × 10 km4 ; comme beaucoup d'objets de cette taille, Déimos possède une forme non sphérique, n'étant pas suffisamment massif pour prendre une forme plus régulière. Il s'agit de l'un des plus petits satellites naturels d'une planète du Système solaire, mais des satellites plus petits sont connus autour de Jupiter, Saturne ou Uranus. Par comparaison, Déimos est trois cents fois plus petit que la Lune, deux fois plus petit que l'autre satellite de Mars, Phobos.

    La masse de Déimos est également faible : 1,476×1015 kg4 (soit un peu moins de 1500 milliards de tonnes), soit moins d'un septième de celle de Phobos et environ 50 millions de fois moins que celle de la Lune. Sa masse volumique est 2,2 g⋅cm-3.

    La gravité à la surface de Déimos est très faible (0,004 m⋅s-2) : un homme à sa surface aurait l'impression de ne peser que quelques grammes. Il possède une vitesse de libération de 22 km⋅h-1 (6 m⋅s-1), ce qui permettrait de se mettre en orbite simplement en courant (s'il était possible de courir à sa surface).

     

    Surface

     
    Surface de Déimos, photographié par la sonde Viking 2 à 30 km de distance ; la couche de régolithe, recouvrant certains cratères, est mise en évidence.

    La surface de Déimos est très sombre (son albédo n'atteint que 0,07) et est d'une couleur noire rougeâtre. On peut discerner des taches claires qui seraient causées par de fines particules éjectées lors des impacts de météorites5. Sur les images prises par la sonde Viking 2 en 1977, la surface de Déimos semble recouverte d'une épaisse couche de régolithe qui en efface les reliefs. Des observations menées par le radiotélescope d'Arecibo en 2005 semblent confirmer la nature de cette couche, ainsi que le très faible albédo du satellite, peut-être le plus faible mesuré dans le Système solaire6. La couche de régolithe pourrait atteindre 100 m de profondeur et serait causée par la pulvérisation de météorites sur sa surface4. On ne retrouve pas cette abondance de régolithe sur Phobos où la poussière subit l'influence des forces de marées de Mars5.

    Toute la surface de Déimos n'est pas connue : seuls 60 % ont été photographiés par des sondes spatiales[réf. nécessaire].

    Cratères

    Article détaillé : Liste des cratères de Déimos.

    Si la densité de cratère est la même que sur Phobos, leurs reliefs sont moins marqués car ils sont partiellement comblés par le régolithe. Seuls deux cratères de Déimos ont été nommés : Swift et Voltaire7. Le plus grand mesure 3 km de diamètre, une taille conséquente pour un astre aussi petit8.

     

    Composition interne

    Déimos est trop petit pour posséder une structure complexe, et il est un simple agrégat de matière. Possédant une densité très faible, il pourrait être composé de roche et de glace5 ou être poreux8.

    Sa couleur et sa densité sont proches de celles des astéroïdes de type « C » (chondrites carbonées) que l'on trouve dans la ceinture principale5.

    Orbite

     
    Diagramme montrant les orbites de Phobos et Déimos autour de Mars, à l'échelle.

    D'un demi grand axe de 23 460 km, son orbite est presque circulaire (son excentricité n'atteint que 0,0002[réf. nécessaire]) et faiblement inclinée par rapport à l'équateur de Mars (0,93°). Sa vitesse orbitale moyenne autour de Mars est de 1,35 km⋅s-1.

    Situé légèrement au-delà de l'orbite synchrone de Mars (17 000 km), Déimos s'éloigne lentement de la planète.

    Comme la Lune ou Phobos, il est en rotation synchrone, présentant toujours la même face à la planète. Sa période de rotation est donc exactement la même que sa période de révolution autour de Mars: 30 heures et 18 minutes.

    Origine

    La densité de cratères donne un âge entre 2,5 et 3 milliards d'années8.

    Phobos et Deimos ont tous les deux beaucoup de caractéristiques en commun avec les astéroïdes de type C, au niveau du spectre, de l'albédo et de la masse volumique. On a donc imaginé que les deux satellites pouvaient provenir de la ceinture d'astéroïdes et avoir été capturés par Mars. Cependant, les deux lunes sont situées sur des orbites presque circulaires et très peu inclinées par rapport au plan équatorial de Mars, alors qu'on attendrait de lunes capturées qu'elles aient des orbites excentriques et des inclinaisons aléatoires.

    Pour expliquer l'orbite circulaire et la faible inclinaison des deux lunes, une autre hypothèse a été avancée, celle d'une co-accrétion. Comme les lunes des géantes gazeuses, Phobos et Deimos se seraient formés en même temps que Mars, à partir d'un disque circumplanétaire laissé en orbite par la formation de la planète. Mais cette hypothèse impliquerait une composition de Phobos et Deimos très proche de celle de Mars, ce qui semble exclu, sauf à supposer que la couleur de surface des lunes soit due à des silicates altérés par les rayons cosmiques8.

    Une troisième hypothèse, aujourd'hui privilégiée9, fait des deux lunes le résidu d'un impact entre Mars et un objet céleste plus petit : rassemblement des débris en un anneau planétaire, formation d'une douzaine de satellites à partir de l'anneau puis perte de tous ces satellites par effets de marée, à l'exception des deux plus éloignés (voir Satellites naturels de Mars#Origine)10.

    Visibilité

    Depuis la Terre

    À cause de sa petite taille et de son faible albédo, il possède une magnitude apparente de 12,711. Son observation est donc très difficile pour un astronome amateur.

    Depuis Mars

    Vu depuis Mars, Déimos possède un diamètre angulaire de 2,5 minutes d'arc ce qui rend son disque difficilement discernable à l'œil nu. À la pleine lune, sa luminosité serait à peu près celle de Vénus vue de la Terre. À cause de sa proximité et de la faible inclinaison de son orbite, un observateur doit se trouver entre -82° et +82° de latitude pour l'observer12.

    Vu depuis la surface, il se lève à l'est et se couche à l'ouest. Comme la période de révolution de Déimos n'est que de six heures plus longue que la période de rotation de Mars, il lui faut 2 jours et 16 heures entre le moment où il se lève sur l'horizon et le moment où il se couche. Pendant cette période il présente deux fois de suite ses phases croissantes et décroissantes.

    Transits

    Déimos passe en moyenne deux fois par année martienne devant le Soleil quand il est observé depuis un point fixe de Mars8. À cause de sa petite taille, il ne peut pas provoquer une éclipse totale et ne couvre environ qu'un pour cent du disque solaire13. Il apparait donc comme un petit point noir traversant le Soleil. Son diamètre angulaire est seulement 2,5 fois plus grand que celui d'un transit de Vénus observé de la Terre.

    Le transit de Déimos a été photographié par les deux rovers de la mission Mars Exploration Rover (MER), le 4 mars 2004 pour Opportunity et le 13 mars 2004 pour Spirit depuis le site du Cratère Gusev.

    Historique

    Supposition

    Johannes Kepler pensait que le nombre de satellites autour d'une planète était organisé selon un ordre croissant à partir de la Terre. Ainsi, il suppose que Mars dispose de deux satellites (le double de la Terre), Jupiter quatre (découverts par Galilée), Saturne huit, etc. Cette idée est reprise par Jonathan Swift dans son œuvre Les Voyages de Gulliver publiée en 1726 (ce dernier va jusqu'à donner des périodes de révolution qui se sont révélées relativement proches de la réalité) et Voltaire dans Micromégas en 1752. Cette hypothèse ne se basait sur aucune observation et s'est révélée inexacte, sauf pour Mars, où à ce jour on ne connaît que deux satellites14.

    Découverte

     
    Asaph Hall en 1899

    Plusieurs astronomes, tels que William Herschel, Henri Louis d'Arrest et Edward S. Holden, se mettent à chercher les hypothétiques satellites martiens, mais sans succès14. C'est finalement l'astronome américain Asaph Hall le 12 août 1877, qui découvre Déimos à l'aide du nouveau télescope de 66 cm de l'observatoire naval des États-Unis15,16,17,18. Hall découvre également, quelques jours plus tard, le 18 août, Phobos.

    Exploration

    Aucune mission spatiale n'a été spécifiquement consacrée à Déimos. En revanche, plusieurs sondes destinées à l'exploration de Mars ont été utilisées pour observer Déimos.

    Les premières photographies spatiales de Déimos furent effectuées par la sonde américaine Mariner 9, en 1971. Cette observation ne faisait pas partie du programme initial : Mariner 9 était exclusivement destinée à observer la surface martienne. Lors de son insertion orbitale, celle-ci était masquée par une violente tempête de poussière ; la NASA décida de repousser les observations de Mars ; dans l'intervalle, les deux lunes de la planète furent photographiées19.

    En octobre 1977, l'orbiteur de la sonde américaine Viking 2 s'approcha à plusieurs reprises de Déimos20, jusqu'à 22 km de distance21. Elle obtint des clichés d'une résolution supérieure à 1,5 mètre par pixel22.

    Le 10 juillet 2006, la sonde américaine Mars Global Surveyor photographia Déimos à une distance de 22 985 km, obtenant une image d'une résolution de 95 mètres par pixel23.

    Viking 2 et Mars Global Surveyor sont les deux seules sondes à s'être approchées de manière significative de Déimos ; en 2007, il n'existait aucun projet pour obtenir d'autres clichés détaillés de la surface du satellite. En août 2013, le rover Curiosity en exploration à la surface de Mars photographie l'éclipse de Déimos par Phobos24

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Références

    1. http://solarsystem.nasa.gov/planets/profile.cfm?Object=Mar_Deimos [archive]
    2. (en) A. Hall, « Names of the Satellites of Mars », Astronomische Nachrichten, vol. 92, no 2187,‎ 14 mars 1878, p. 47-48 (résumé [archive], lire en ligne [archive]) 
    3. IAU Working Group for Planetary System Nomenclature (WGPSN) [archive]
    4. a, b et c « Mars: Moons: Deimos » [archive], NASA - Solar System Exploration (consulté le 15 novembre 2007)
    5. a, b, c et d « Deimos (satellite de Mars) » [archive], Pioneer-Astro (consulté le 14 novembre 2007)
    6. (en) Arecibo radar observations of Phobos and Deimos, « Busch M. W., et al. », Icarus, vol. 186, no 2,‎ février 2007, p. 581-584 (DOI 10.1016/j.icarus.2006.11.003, résumé [archive]) 
    7. « Deimos Nomenclature: Crater, craters » [archive], USGS - Gazetteer of Planetary Nomenclature,‎ 15 novembre 2007 (consulté le 15 novembre 2007)
    8. a, b, c, d et e « Les lunes de Mars » [archive], nirgal.net,‎ 16 février 2003 (consulté le 14 novembre 2007)
    9. « L’origine des lunes martiennes élucidée ? » [archive] (consulté le 7 juillet 2016), sur le site du CNRS.
    10. (en) Pascal Rosenblatt, Sébastien Charnoz, Kevin M. Dunseath, Mariko Terao-Dunseath, Antony Trinh, Ryuki Hyodo, Hidenori Genda et Stéven Toupin, « Accretion of Phobos and Deimos in an extended debris disc stirred by transient moons », Nature Geoscience,‎ juillet 2016 (DOI 10.1038/NGEO2742) .
    11. « Deimos - Target Catalogue Information » [archive], NASA (consulté le 14 novembre 2007)
    12. G. Dawidowicz, « Déimos (1re partie) - L'image martienne de la semaine, semaine 17 » [archive], planete-mars.com (consulté le 14 novembre 2007)
    13. Calculé d'après les informations de l'infobox. En effet, depuis la surface de Mars, Déimos a une « superficie » angulaire de (L*l)/D2 = 15*12/(234602) = 3.27×10-7 rad2 alors que le Soleil pour le Soleil cette taille atteint (1 392 0002)/((227.8×106)2) = 3.73×10-5, soit un rapport d'environ 114.
    14. a et b Labrot, « Les lunes de Mars - La découverte » [archive], sur Nirgal.net,‎ 16 février 2003 (consulté le 9 janvier 2009)
    15. (en) Hall, A., « Observations of the Satellites of Mars », Astronomische Nachrichten, vol. 91, no 2161,‎ 17 octobre 1877, p. 11/12-13/14 (résumé [archive], lire en ligne [archive]) 
    16. (en) Morley, T. A., « Catalogue of Ground-Based Astrometric Observations of the Martian Satellites, 1877-1982 », Astronomy and Astrophysics Supplement Series (ISSN 0365-0138), vol. 77, no 2,‎ février 1989, p. 209-226 (table II, p. 220 : first observation of Deimos on 1877-08-12.32526) (résumé [archive], lire en ligne [archive]) 
    17. (en) Divers, « Notes: The Satellites of Mars », The Observatory, vol. 1,‎ 1877, p. 181-185 (résumé [archive], lire en ligne [archive]) 
    18. (en) Divers, « The Discovery of the Satellites of Mars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 38, no 4,‎ 8 février 1878, p. 205-209 (résumé [archive], lire en ligne [archive]) 
    19. « Mariner 9 » [archive], NASA - National Space Science Data Center (consulté le 14 novembre 2007)
    20. « Viking 2 Orbiter » [archive], NASA - National Space Science Data Center (consulté le 14 novembre 2007)
    21. « Viking 2 » [archive], NASA - Solar System Exploration (consulté le 14 novembre 2007)
    22. « Deimos - Viking 2 Orbiter - High-resolution view of Mars' moon Deimos from 30 km » [archive], NASA,‎ 23 mai 2003 (consulté le 14 novembre 2007)
    23. « Deimos! » [archive], Malin Space Science Systems (consulté le 14 novembre 2007)
    24. http://www.planetary.org/blogs/emily-lakdawalla/2013/movie-of-phobos-and-deimos.html [archive]

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    Bien choisi que le nom d'Iris associé au chiffre 7 , nombre associé pendant longtemps aux 7 couleurs de l'arc en ciel representant aussi la lumiere de nos 7 chakras de base , qui ouverts , unis et harmonieux , nous permettent de parvenir à la paix interieure

     

     

    Découverte le 13 Aout 1847 , l'asteroide (7) Iris , du nom de la deesse de l'arc en ciel

    huile sur toile représentant Iris

    Iris

     
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    (7) Iris

     
    Photographie de (7) Iris
    Caractéristiques orbitales
    Époque 14 juillet 2004 (JJ 2453200,5)
    Demi-grand axe (a) 357,019×106 km
    (2,387 ua)
    Aphélie (Q) 439,310×106 km
    (2,937 ua)
    Périhélie (q) 274,729×106 km
    (1,836 ua)
    Excentricité (e) 0,230
    Période de révolution (Prév) 1 346,628 j
    (3,69 a)
    Vitesse orbitale moyenne 19,02 km/s
    Inclinaison (i) 5,523°
    Nœud ascendant (Ω) 259 766°
    Argument du périhélie (ω) 145,406°
    Anomalie moyenne (M0) 135,770°
    Catégorie Astéroïde de la ceinture principale
    Caractéristiques physiques
    Dimensions 199,8 km
    Masse (m) 8,4×1018 kg
    Masse volumique (ρ) ? 2 000 kg/m3
    Gravité équatoriale à la surface (g) 0,0558 m/s2
    Vitesse de libération 0,1056 km/s
    Période de rotation (Prot) 0,2975 j
    Classification spectrale S
    Magnitude absolue (M) 5,51
    Albédo (A) 0,277 IRAS
    Température (T) ~171 K
    Découverte
    Découvreur John Russell Hind
    Date 13 août 1847
    Nommé d'après Iris
    Désignation (aucune)

    (7) Iris est un gros astéroïde de la ceinture principale. Il a une surface claire et semble être composé de nickel, de fer et de silicates de magnésium.

    Iris fut la première découverte, le 13 août 1847, de J. R. Hind de Londres, au Royaume-Uni. Il porte le nom de la déesse grecque de l'arc-en-ciel, Iris, sœur des Harpies et messagère des dieux, en particulier Junon. Sa qualité de servante de Junon était particulièrement appropriée car il fut découvert suivant 3 Junon par moins d'une heure d'ascension droite.

    Les premiers astéroïdes découverts possèdent un symbole astronomique et celui de Iris est 7 Iris Astronomical Symbol.svg

    Iris occulta une étoile le 26 mai 1995, et une autre le 25 juillet 1997. Les deux observations lui donnent un diamètre d'environ 200 km.

     

    Références

    Liens externes

     
     
     
     
     

    Iris (mythologie)

     
    Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Iris.
     
    Iris, lécythe peint en technique de Six par le Peintre de Diosphos, v. 500–490 av. J.-C., musée du Louvre
     
    Iris, fresque florentine du palais Medici-Riccardi de Luca Giordano (1684-1686)

    Dans la mythologie grecque, Iris (en grec ancien Ἶρις / Îris), fille de Thaumas et de l'Océanide Électre1, donc la sœur des Harpies et d'Arce, était la messagère des dieux, et principalement d'Héra, comme Hermès était le messager de Zeus. Dans l’Iliade d'Homère, elle est « la messagère de tous les dieux éternels »2. Thaumas étant fils de Gaïa (la Terre), Iris, à cause de son origine, doit être considérée comme aussi antique que les plus anciens dieux. Toujours assise auprès du trône d'Héra, elle est prête à exécuter ses ordres. Lorsque Héra revenait des Enfers dans l'Olympe, c'est Iris qui la purifiait avec des parfums. Héra avait pour elle une affection sans bornes, parce qu'elle ne lui apportait jamais que de bonnes nouvelles.

    On la représente sous la figure d'une gracieuse jeune fille, avec des ailes brillantes de toutes les couleurs réunies. Les poètes prétendaient que l'arc-en-ciel était la trace du pied d'Iris descendant rapidement de l'Olympe vers la terre pour porter un message ; c'est pourquoi on la représente le plus souvent avec un arc-en-ciel.

    Ce phénomène céleste se désigne aussi poétiquement par le nom d'Iris.

     

     

    Iris dans la littérature

    Dans l’Iliade, Homère utilise les épithètes homériques :

    • « Iris aux ailes d'or »3,4,
    • « Iris aux pieds aériens »2,5,6,
    • « Iris aux pieds légers »7,
    • « Iris aux pieds prompts »3,4,
    • « Iris aux pieds rapides »8,3,4,
    • « Iris aux pieds tourbillonnants »6.

    Dans la Théogonie d’Hésiode, elle est mentionnée trois fois1.

    Le poète Alcée de Mytilène en fait l'épouse du Vent Zéphyr et la mère d'Éros, le dieu de l'Amour

    Iris dans la musique

    Notes

    Voir aussi

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    Découverte le 13 Aout 1847 , l'asteroide (7) Iris , du nom de la deesse de l'arc en ciel

     

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  • Né le : 12 août 1954 à 00h10
    à : Rouen (76) (France)
    Soleil : 18°43' Lion AS : 7°48' Gémeaux
    Lune : 17°30' Capricorne MC : 6°05' Verseau
    Dominantes : Lion, Cancer, Gémeaux
    Mercure, Uranus, Soleil
    Maisons 4, 3, 6 / Feu, Air / Fixe
    Astrologie Chinoise : Cheval de Bois
    Numérologie : chemin de vie 3
    Taille : François Hollande mesure 1m70 (5' 7")
    Popularité : 353 430 clics, 10e homme, 15e célébrité
     
     

    Célébrités ayant la même date anniversaire : Helena Blavatsky, Julien Lepers, Mark Knopfler, Djibril Cissé, Laurent Fignon, Pete Sampras, Casey Affleck, Cara Delevingne, Dominique Swain, Linda O'Neil, Bernard Boursicot, Mario Balotelli... Voir toutes les célébrités nées un 12 août.

    Biographie de François Hollande

    François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen, est un homme d'État français.

    Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation, puis dans l'opposition, maire de Tulle de 2001 à 2008, il est député de la première circonscription de la Corrèze de 1988 à 1993 et de nouveau depuis 1997, et il préside le conseil général de la Corrèze depuis 2008.

    Désigné candidat du PS et du PRG à l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire, il arrive en tête du premier tour devant le président sortant Nicolas Sarkozy et emporte le second tour le 6 mai 2012. Il deviendra président de la République lors de son investiture, qui aura lieu au plus tard le 16 mai 2012.

    Il est élu Président de la République française le 6 mai 2012.
    Biographie
    Origines, études et famille
    Article détaillé : Famille Hollande.

    François Gérard Georges Nicolas Hollande1 est le fils cadet du docteur Georges Gustave Hollande, né le 9 mai 1923, médecin ORL, candidat malheureux sur une liste d'extrême droite aux élections municipales de Rouen en 1959 et 1965. Sa mère, Nicole Frédérique Marguerite Tribert, catholique de gauche née le 7 septembre 1927 et décédée en 2009, était assistante sociale. Cette dernière figurait en 2008 sur la liste du Parti socialiste pour l'élection municipale de la ville de Cannes.

    Il passe son enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle sur les hauteurs de Rouen, où il est élève au pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle de Rouen. Au premier trimestre 1968, son père, favorable à l'Algérie française et mal vu du fait de sa proximité avec Jean-Louis Tixier-Vignancour et l'OAS7, vend sa clinique, ses appartements du Clos du Hamel, la maison de Bois-Guillaume et déménage avec sa famille à Neuilly-sur-Seine, où il se lance dans l'immobilier. Élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, François Hollande poursuit ses études à la faculté de droit de Paris, où il obtient une licence en droit, puis à HEC Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, où il milite à l'UNEF-Renouveau, proche du Parti communiste français. Il sort 7e de l'ENA, dans la promotion Voltaire6.

    En 1976, il est exempté de service militaire à cause de sa myopie lors de ses « trois jours » au fort de Vincennes, mais obtient l'annulation de cette décision. Lors de ses classes à l'école des officiers de Coëtquidan, en janvier 1977, il est dans la même chambrée que Jean-Pierre Jouyet, Michel Sapin, Henri de Castries et Jean-Michel Lambert.
    Vie privée
    Article détaillé : Famille Hollande.

    À Sciences-Po, il a une liaison avec Dominique Robert, nièce de Louis Mexandeau, député du Calvados, proche de François Mitterrand, dont il se rapproche.

    À la fin des années 1970, il fait la connaissance de Ségolène Royal lors d'une soirée de l'ENA (également de la promotion Voltaire). Il se lie avec elle au cours d'un stage réalisé dans une cité HLM de banlieue, « La Noé », à Chanteloup-les-Vignes. Le couple Royal-Hollande forme une union libre et a quatre enfants : Thomas (1984), qui est avocat, Clémence (1986), interne en médecine, Julien (1987), cinéaste, et Flora (1992), étudiante en psychologie.

    Leur séparation est annoncée au soir du second tour des élections législatives de 2007. Il officialise alors sa relation avec la journaliste Valérie Trierweiler, née Massonneau, en 2010, qui était sa compagne depuis 2006 ; cette relation était restée cachée lors de la campagne de Ségolène Royal.

    Débuts en politique

    En 1974, il préside la section de l'UNEF à l'Institut d'études politiques de Paris. Il entre à HEC Paris, et y préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand.

    Il adhère au Parti socialiste en 1979.

    Sorti 7e de l'ENA en 1980, il choisit d'être auditeur à la Cour des comptes8. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l'IEP de Paris, où il donne des cours d'économie aux étudiants de troisième année jusqu'en 1991.

    En 1981, à la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République, François Hollande devient chargé de mission (toujours à propos d'économie) pour l'Élysée, à l'époque où le nouveau pouvoir entame sa politique de relance par la demande (relance keynésienne) et de nationalisations. Lors des élections législatives de juin 1981, François Hollande est désigné comme candidat socialiste contre Jacques Chirac dans la troisième circonscription de la Corrèze, après le refus de Jacques Delors. Durant la campagne, il se rend à un meeting de son concurrent, à Neuvic, et l'interpelle sur le fait qu'il n'a pas répondu à sa demande écrite de débat. Avec 26 % des voix, contre 23 % au candidat communiste, il lui manque 350 voix pour mettre en ballotage Jacques Chirac, qui l'emporte dès le premier tour.

    De 1983 à 1984, il est le directeur de cabinet des deux porte-parole successifs du troisième gouvernement de Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. Il participe alors à une manipulation politique : sur l'instigation de François Mitterrand, Jacques Attali demande à l'éditeur Fayard de publier un pamphlet contre la droite. La tâche est confiée au journaliste André Bercoff, qui publie un livre nommé De la reconquête, sous le pseudonyme de « Caton », un soi-disant dirigeant de la droite. François Hollande apportera à André Bercoff des éléments chiffrés pour la rédaction du livre, et le journaliste, dont la notoriété ne lui permet pas d'en assurer lui-même la promotion, lui confiera cette tâche. Dans différentes interviews, François Hollande se fait alors passer pour Caton, le faux dirigeant de la droite. La même année, il échoue aux élections municipales, mais devient conseiller municipal d'Ussel (en Corrèze).

    En 1984, il devient conseiller référendaire à la Cour des comptes8.

    En 1986, Claude Allègre l'enrôle dans l'équipe d'experts dont s'entoure Lionel Jospin après la défaite du Parti Socialiste aux élections législatives de 1986.

    Aux élections législatives de 1988, qui font suite à la réélection de François Mitterrand, il se présente une nouvelle fois en Corrèze, mais change de circonscription. Avec près de 53 % des suffrages exprimés, il est élu député de la première circonscription de la Corrèze. À l'Assemblée nationale, il devient secrétaire de la Commission des finances et du Plan et rapporteur du budget de la Défense.

    Au Parti socialiste, il lance, avec Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard les « transcourants », rebaptisés ultérieurement « Démocratie 2000 ».

    De 1988 à 1991, il enseigne l'économie en 3e année de l'Institut d'études politiques de Paris.

    François Hollande quitte Ussel en 1989, où il est conseiller municipal d'opposition depuis six ans, pour se présenter à Tulle. Il devient adjoint au maire de la ville, le communiste Jean Combasteil. L'année suivante, il soutient la motion Mauroy-Mermaz-Jospin au congrès de Rennes.

    En 1993, il perd son mandat de député en étant battu par Raymond-Max Aubert (RPR) ; il reconnaîtra avoir délaissé ses électeurs pour ses activités nationales. Il prend ensuite la présidence du club « Témoin » de Jacques Delors, qu'il conserve jusqu'en 1997. Lors des élections municipales de 1995, la gauche perd Tulle, et Raymond-Max Aubert en devient le maire.

    Magistrat de la Cour des comptes, François Hollande dispose d'une équivalence (CAPA) lui permettant d'exercer la profession d'avocat : il travaille pendant quelques mois dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Mignard.

    Président du Conseil national consultatif des personnes handicapées en décembre 199, il devient secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions économiques en novembre 1994. En 1995, après la renonciation de Jacques Delors, dont il soutenait la candidature à l'élection présidentielle, il se rapproche de Lionel Jospin, qui fait de lui un des porte-parole de sa campagne présidentielle. Après sa défaite face à Jacques Chirac, Lionel Jospin nomme François Hollande, en octobre 1995, porte-parole du PS. Selon Serge Raffy, le premier secrétaire du PS cherche alors un homme qui « apaise, apporte sérénité et concorde » pour sortir des conflits suscités par la succession de François Mitterrand.
    Premier secrétaire du Parti socialiste

    En 1997, après la victoire de la gauche plurielle aux élections législatives, François Hollande retrouve son siège de député (avec 54,52 % des suffrages exprimés au deuxième tour face à Raymond-Max Aubert), et Lionel Jospin est nommé Premier ministre. Ce dernier le choisit pour lui succéder au poste de premier secrétaire du parti, en novembre 1997. Il est élu contre Jean-Luc Mélenchon lors du Congrès de Brest. À ce poste, il conseille notamment à Lionel Jospin de ne pas réformer le système de retraites avant l'échéance présidentielle de 2002.

    Lors des élections européennes de 1999, François Hollande mène la liste PS/PRG/MDC, qui arrive en tête avec 21,95 % des suffrages devant la liste RPF menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %) et la liste RPR/DL menée par Nicolas Sarkozy (12,82 %). Il siège au Parlement européen jusqu'au 17 décembre 1999, date à laquelle il renonce à son mandat. Il devient cette même année vice-président de l'Internationale socialiste.

    En 2001, il est élu maire de Tulle par le nouveau conseil municipal, la liste qu'il conduisait l'ayant emporté avec 53,1 % des voix au premier tour des élections municipales. À ce poste, il lance notamment une politique du sport qui a permis l'amélioration des équipements sportifs existants et la création d'équipements nouveaux : ainsi, la réhabilitation en 2002 d'infrastructures de la ville tels que le gymnase Victor Hugo ou la plaine de jeux, l'ouverture d'un centre aquarécréatif et d'un boulodrome couvert en 2003, la création d'un skatepark en octobre 2002 et la réhabilitation du Centre culturel et sportif l'année suivante illustrent la volonté de la nouvelle municipalité de promouvoir l'activité sportive. En 2008, Tulle est candidate au challenge de la ville la plus sportive de France. Le 24 juin, elle a été désignée première ex-aequo avec Tignes.

    Après le retrait de Lionel Jospin de la vie politique à la suite de son échec à la présidentielle le 21 avril 2002, François Hollande est réélu député le 16 juin 2002, avec 52,92 % des suffrages exprimés au second tour.

    Lors de la campagne des élections régionales et cantonales de 2004, il fait un tour de France des régions alors que, des personnalités socialistes de premier plan, seule Ségolène Royal s'est engagée dans la lutte dans le Poitou-Charentes. Le Parti socialiste remporte 24 des 26 régions françaises et les deux tiers des cantons renouvelables (51 des 100 départements ont ainsi un président de gauche), à un moment où la popularité du gouvernement Raffarin est au plus bas. En juin suivant, le PS obtient 28,9 % des suffrages aux élections européennes, un record pour ce scrutin.

    Toujours en 2004, il prend position pour le « oui » à la Constitution européenne et s'oppose ainsi au numéro deux du parti, Laurent Fabius. Contrairement à ce qu'il avait promis à ce dernier, il décide d'organiser un référendum interne au PS sur la question : le 1er décembre, les militants votent « oui » à 59 %. Il remplace alors plusieurs des partisans du « non » au Secrétariat national par des promoteurs du « oui », dont un certain nombre de ministres de Lionel Jospin : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, etc. Il sort finalement affaibli du référendum du 29 mai 2005, où la majorité des Français, et des sympathisants socialistes selon les sondages, ont voté « non ». Le PS est, dès lors, vu par les médias comme durablement divisé entre partisans du « oui » et partisans du « non », emmenés par Laurent Fabius, à qui François Hollande retire son poste de numéro deux du parti.

    Au congrès du Mans de 2005, la motion dont il est le premier signataire (aux côtés de Martine Aubry, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Julien Dray et Bertrand Delanoë) obtient 53,6 % des suffrages exprimés lors du vote des militants, une majorité moins confortable que celles obtenues précédemment (84 % en 1997, 73 % en 2000, 61 % en 2003). Voulant mettre fin à un an de discussions et de querelles, François Hollande choisit de proposer une synthèse aux courants minoritaires, qui l'acceptent. Le 24 novembre 2005, seul candidat, il est réélu premier secrétaire du PS, avec 76,96 %. Il est alors considéré par ses détracteurs comme l'homme de la « synthèse molle », « fuyant l'affrontement pour au final ne rien décider ».

    En 2006, devant la montée des intentions de vote en faveur de sa compagne Ségolène Royal, il renonce à se présenter à l'élection présidentielle de 2007, pour laquelle il a contribué à l'élaboration du programme socialiste. Après avoir gagné la primaire organisée par le PS, Ségolène Royal est finalement battue par Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle. Le 17 juin 2007, François Hollande est réélu député de la première circonscription de la Corrèze au second tour, avec 60,25 % des suffrages exprimés. D'après un classement effectué en 2010 par lesinfos.com, conduit par Bernard de La Villardière, il occupe la 411e place des députés les plus actifs.

    La liste qu'il conduit l'emporte à l'élection municipale de Tulle en 2008, au premier tour, avec 72,2 % des suffrages exprimés, contre la liste de droite. En application de la loi sur le non-cumul des mandats, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Tulle, l'un de ses proches, Bernard Combes, lui succédant en tant que maire. Dans le même temps, il est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Vigeois, au premier tour, le 10 mars 2008, avec 54,8 % des suffrages exprimés, face au candidat UMP, le maire de Vigeois Albert Chassaing. Il succède le 20 mars suivant à Jean-Pierre Dupont à la présidence du conseil général de la Corrèze, détenue par la droite depuis 1970, date à laquelle Jacques Chirac avait été élu comme successeur d'Élie Rouby, mort quelques jours avant les élections cantonales. À ce poste, il lance notamment l'opération « ordicollège » (financement d'ordinateurs portables pour tous les élèves et enseignants de la 5e à la 3e à partir de 2008, à quoi s'ajoutent en 2010 des iPad en 6e). Sa gestion des finances du département, entre 2008 et 2012, est parfois critiquée par ses opposants ; en réponse à cette accusation, la porte-parole de campagne de François Hollande, Delphine Batho, souligne que la droite, qui était à la tête du département entre 2001 et 2008, aurait cumulé une dette de 300 millions d'euros.

     



    Le 26 novembre 2008, à la suite du congrès de Reims, Martine Aubry lui succède au poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Il n'était pas candidat à sa propre succession, mais avait soutenu la candidature de Bertrand Delanoë.
    Élection présidentielle de 2012
    Primaire socialiste
    Article détaillé : Primaire présidentielle socialiste de 2011.

    Dans les mois qui suivent son départ de la direction du Parti socialiste, François Hollande travaille à la préparation d'un projet autour de trois grands axes : la production, la fiscalité et l'éducation ; pour ce faire, il lance notamment l'association « Répondre à gauche » animé par Stéphane Le Foll en 2009 puis l'association « Démocratie2012 » animé par Dominique Villemot et Jean-Marie Cambacérès en 2010. À partir de 2010, les sondages indiquent une progression des intentions de vote en sa faveur en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011. Ayant conditionné sa candidature à sa reconduction à la présidence du conseil général de la Corrèze, il se déclare officiellement candidat à la primaire à Tulle, quelques heures après sa réélection, le 31 mars 2011.

    Dans le cadre de la pré-campagne de la primaire socialiste, François Hollande apparaît comme le principal rival de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et alors favori des sondages. Les médias le présentent donc comme l'« anti-DSK », du fait de sa volonté de devenir un « président normal ». Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle et arrêté à New York le 14 mai 2011, ce qui empêche son retour en France avant la clôture des candidatures à la primaire.

    François Hollande, qui était distancé de plus de 20 points dans les sondages par Dominique Strauss-Kahn au premier tour de la primaire, est, dès lors, considéré comme le favori. Mais il doit faire face à la montée de Martine Aubry dans les enquêtes d'opinion à la suite de l'annonce de la candidature de cette dernière, le 28 juin 2011. À partir de la mi-juillet, François Hollande est de nouveau en tête. Durant la campagne, il est notamment critiqué pour son bilan à la tête du Parti socialiste et à son manque d'expérience ministérielle.

    En mai 2010, il avait qualifié, conformément au projet socialiste, d'« illusion » un retour du déficit public à 3 % du PIB en 2013, « sauf à augmenter drastiquement les impôts ». Toutefois, face à la crise de la dette dans la zone euro, il s'engage, dans un entretien accordé au Monde le 16 juillet 2011, à réaliser cet objectif, jugeant que « nous ne pouvons pas laisser gonfler la dette publique au risque de faire de la charge de nos intérêts le premier budget du pays, ce qui altèrerait toutes nos marges de manœuvre ». De même, il défend un retour à l'équilibre des comptes publics en 2017 et, bien que refusant l'inscription de la « règle d'or » sur les déficits dans la Constitution, propose une « loi de programmation » sur la réduction des déficits. Il déclare que « le candidat qui annonce qu'il n'y aura pas d'effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera ». Il appelle par ailleurs à « une réforme fiscale ample consistant à imposer le même barème à tous les revenus, ceux du travail comme ceux du capital », supprimant « les niches fiscales et les mesures dérogatoires » et fusionnant « l'impôt sur le revenu et la CSG ».

    En septembre 2011, sa proposition d'abandonner la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de recréer 60 000 à 70 000 postes dans l'Éducation nationale, soit environ 12 000 postes par an pendant cinq ans, pour un coût annuel de 500 millions d'euros, est critiquée à droite et à l'extrême droite, et par sa concurrente Martine Aubry. L'autre mesure phare qu'il défend durant la campagne des primaires, le « contrat de génération », qui prévoit des dispenses de charges sociales pour les entreprises embauchant un jeune tout un gardant un senior, fait également l'objet de critiques, tant à droite que par Martine Aubry, pour son coût — estimé à huit milliards d'euros par an par l'Institut de l'entreprise — et pour sa supposée inefficacité dans les pays l'ayant mise en œuvre. Pour ces deux mesures, François Hollande indique que le financement se fait par redéploiement de crédits (« autant de dépenses supplémentaires que d'économies »).



    Au soir du premier tour de la primaire, le 9 octobre 2011, François Hollande réalise un score de 39,17 % des voix, se qualifiant ainsi pour le second tour avec Martine Aubry (30,42 %). Entre les deux tours, les quatre candidats éliminés au premier tour, Manuel Valls (5,63 %), Jean-Michel Baylet (0,64 %), Ségolène Royal (6,95 %) et Arnaud Montebourg (17,19 %) apportent leur soutien à François Hollande. Le 16 octobre 2011, il l'emporte avec 56,57 % des suffrages, et devient ainsi le candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche pour l'élection présidentielle de 2012. Lors de son premier discours consécutif à sa désignation, il appelle à un grand rassemblement et affirme : « C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations, durant toute la République, de croire à l'égalité et au progrès ».
    Campagne présidentielle
    Article détaillé : Élection présidentielle française de 2012.

    Sa campagne est organisée par Pierre Moscovici et Stéphane Le Foll, assistés des préfets Nacer Meddah et Chantal Jourdan, et adjoints de Michel Sapin pour la préparation du projet présidentiel et Manuel Valls à la tête d'un pôle de communication de quatre porte-parole.

    Le début de sa campagne est marquée par les difficultés entourant l'élaboration de l'accord programmatique et électoral entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts en vue de 2012, notamment en ce qui concerne une éventuelle sortie du nucléaire. François Hollande intervient dans le cadre de cet accord, revendiquant le retrait du paragraphe sur la « reconversion à emploi constant » de la filière MOX, puis s'opposant à la proposition de supprimer le droit de veto de la France au Conseil de sécurité des Nations unies. En outre, il subit une série de critiques, de ses concurrents de gauche (Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon) et de la droite, qui lui supposent un manque d'autorité et lui reprochent de cultiver l'ambiguïté, dans l'attente de son programme.

    Après en avoir esquissé les grandes lignes, lors d'un premier grand meeting au Bourget, le 22 janvier 2012, il présente le 26 janvier à la Maison des Métallos ses « soixante engagements pour la France », qui prévoient :

    En politique européenne, la conclusion d'un nouveau contrat de partenariat franco-allemand, la demande de l'adoption d'une directive sur la protection des services publics ;
    face au système financier, la création d'une agence de notation européenne, la séparation des activités de crédit et d'investissement des banques ;
    en matière énergétique, la réduction de 75 à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique au profit des énergies renouvelables d'ici 2025 ;
    concernant la fiscalité des particuliers, la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, la création d'une tranche supplémentaire de 45 % pour les revenus supplémentaires à 150 000 euros, le plafonnement des niches fiscales à un maximum de 10 000 euros par an, la remise en cause de l'allègement de l'ISF, mesures qui doivent rapporter 29 milliards d'euros de recettes supplémentaires selon lui;
    la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux, financée par un doublement du plafond du livret A, l'État mettant à la disposition des collectivités territoriales ses terrains disponibles dans les 5 ans ;
    sur l'insertion des jeunes, le recrutement de 60 000 professeurs, la création d'une allocation d'études et de formation sous condition de ressources, mise en place d'un contrat de génération qui permettrait à un salarié expérimenté d'être le tuteur d'un jeune embauché en contrepartie d'exonérations de charges, création au total de 150 000 emplois aidés ;
    des aides aux PME, avec la création d'une banque publique d'investissement orientée vers les PME et la réduction du taux d'imposition à 30 % pour les moyennes entreprises et à 15 % pour les petites ;
    le recrutement de 5 000 magistrats, policiers et gendarmes et le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui auront cotisé plus de 41 ans.

    Il évalue le coût total des nouvelles mesures à 20 milliards d'euros en cinq ans et à 29 milliards d'euros les hausses d'impôts nécessaires si le taux de croissance est de 2 % en 2014 puis de 2,5 % les années suivantes. Le chiffrage de son programme est contesté par ses opposants et par l'Institut Montaigne, de tendance libérale, d'autant plus qu'au programme initial s'ajoutent plusieurs mesures, annoncées début mars 2012 (sur l'enseignement supérieur, le droit des femmes, le pouvoir d'achat), pour un coût supplémentaire évalué entre 2,8 et 5,2 milliards par an selon le think tank patronal l'Institut de l'entreprise.

    Avec 28,63 % des voix (10 272 705 voix) au premier tour, François Hollande se qualifie pour le second tour, arrivant devant Nicolas Sarkozy, avec 27,18 % des suffrages exprimés. Il obtient le plus grand nombre de voix des candidats socialistes au premier tour depuis 1988, se trouvant à un niveau également supérieur à celui de François Mitterrand avant son élection en 1981.

    Le 6 mai 2012, François Hollande sort vainqueur au second tour face au président sortant Nicolas Sarkozy, avec 51,67 % des voix, et est ainsi élu 24e président de la République française. Son investiture aura lieu au plus tard le 16 mai 2012.
    Détail des mandats et fonctions
    Mandats parlementaires

     


    23 juin 1988 - 1er avril 1993 : député de la première circonscription de la Corrèze.
    Depuis le 12 juin 1997 : député de la première circonscription de la Corrèze.
    20 juillet 1999 - 17 décembre 1999 : député européen.

    Mandats locaux

    14 mars 1983 - 16 mars 1989 : conseiller municipal d'Ussel.
    17 mars 1989 - 24 juin 1995 : adjoint au maire de Tulle.
    23 mars 1992 - 30 mars 1992 : conseiller régional du Limousin.
    25 juin 1995 - 18 mars 2001 : conseiller municipal de Tulle.
    16 mars 1998 - 2 avril 2001 : conseiller régional du Limousin.
    19 mars 2001 - 17 mars 2008 : maire de Tulle.
    depuis le 20 mars 2008 : président du conseil général de la Corrèze.

    Fonctions politiques

    1994 - 1995 : secrétaire national du Parti socialiste, chargé des questions économiques.
    1995 - 1997 : porte-parole, secrétaire national du Parti socialiste, chargé de la presse.
    1997 - 2008 : membre du bureau national et premier secrétaire du Parti socialiste.

    Présidence de la République

    6 mai 2012 : élu président de la République au second tour de l'élection présidentielle (son investiture devant avoir lieu au plus tard le 15 mai 2012).

    Distinctions et décorations
    Décorations officielles
    Publications
    Ouvrages de François Hollande

    La Gauche bouge, ouvrage collectif écrit sous le pseudonyme de Jean-François Trans, éd. Jean-Claude Lattès, 1985.
    L'Heure des choix. Pour une économie politique, avec Pierre Moscovici, 1991, (ISBN 978-2738101464).
    L'Idée socialiste aujourd'hui, Omnibus, 2001 (en collaboration) (ISBN 978-2259195843).
    Devoirs de vérité, entretiens avec Edwy Plenel, éd. Stock, 2007 (ISBN 978-2234059344).
    Droit d'inventaires, entretiens avec Pierre Favier, Le Seuil, 2009 (ISBN 978-2020979139).
    Le rêve français, Éditions Privat, août 2011 (ISBN 978-2708944411).
    Un destin pour la France, Fayard, janvier 2012 (ISBN 978-2213662831).
    Changer de destin, Robert Laffont, 23 février 2012, (ISBN 978-2221131176), 180 pages.

    Préfaces de François Hollande

    Le socialisme selon Léon Blum de David Frapet, Créer, 2003.
    Le dernier Chirac de Bruno Dive, Jacob-Duvernet, 2009.
    Pourquoi pas le socialisme ? de Gerald Cohen, L'Herne, 2010 (ISBN 9782851979216).

    Bibliographie

    François Bachy, François Hollande, un destin tranquille, Plon, 2001.
    François Bachy, L'Énigme Hollande, Plon, 2005.
    « De la rue de Solférino à la rue de Varenne ? — Hollande : quand le joker entre dans le jeu », dans Le Nouvel Observateur, 6 décembre 2001.
    « François Hollande, l'autre pays du socialisme », dans Le Monde, 12 juin 2003.
    « François Hollande — En situation, enfin », dans Challenges, 24 juin 2004.
    « La consultation au PS sur l'Europe est une victoire personnelle de M. Hollande », dans Année politique, économique et sociale 2004, éditions Événements et tendances, 2005.
    Claude Estier, Un combat centenaire. 1905-2005. Histoire des socialistes français, Le Cherche-midi éditeur, 2005.
    Marie-Ève Malouines et Carl Meeus, La Madone et le Culbuto, ou l'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande, Fayard, 2006 (ISBN 2-213-62354-6).
    Serge Raffy, François Hollande, Itinéraire secret, Fayard, 2011 (ISBN 978-2-213-63520-0).

     

     

    Source : Wikipedia
     

     

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  • Née un 14 Aout , Halle Berry , Lion ascendant Taureau

     

    Biographie de Halle Berry

    Née le : 14 août 1966 à 23h59
    à : Cleveland (OH) (États-Unis)
    Soleil : 21°53' Lion AS : 20°05' Taureau
    Lune : 3°11' Lion MC : 29°03' Capricorne
    Dominantes : Lion, Cancer, Taureau
    Vénus, Neptune, Jupiter
    Maisons 4, 3, 7 / Eau, Feu / Fixe
    Astrologie Chinoise : Cheval de Feu
    Numérologie : chemin de vie 8
    Taille : Halle Berry mesure 1m70 (5' 7")
    Popularité : 89 071 clics, 68e femme, 131e célébrité
     
     

    Célébrités ayant la même date anniversaire : Emmanuelle Béart, Mila Kunis, Charles Naudin, David Hallyday, Steve Martin, Sarah Brightman, Magic Johnson, Catherine Bell, Romane Bohringer, Sinem Kobal, Danielle Steel, Tomer Sisley... Voir toutes les célébrités nées un 14 août.

     

    Halle Berry, de son nom entier Halle Maria Berry, est une actrice américaine, née le 14 août 1966 à Cleveland, dans l'Ohio (États-Unis) (source pour son heure de naissance : Astrodatabank). Halle Berry est la première Américaine noire à avoir obtenu l'Oscar de la meilleure actrice.

    Parmi ses rôles marquants, on peut citer ceux de Tornade, dans X-Men, celui de Catwoman et celui de Jinx dans Meurs un autre jour.

    Son prénom Halle lui vient du Halle Building situé à Cleveland en Ohio.

    Elle est la fille d'un médecin afro-américain et d'une infirmière en milieu psychiatrique originaire de Liverpool. Halle est élevée par sa mère après la séparation de ses parents lorsqu'elle avait 4 ans. Elle décroche le titre de Miss Teen All-American à 14 ans et devient finaliste au concours Miss America et Miss Monde quelques années plus tard. Elle ne remporte pas les concours, mais elle se démarque par son charisme et son talent d'actrice. Elle entame une brève carrière de mannequin avant de décrocher son premier rôle à la télévision dans la série The Living Dolls en 1989 et Côte ouest en 1991. Dans la même année, Halle commence au cinéma au côté de Samuel L. Jackson dans Jungle Fever.

    Elle gagne le Golden Globe en 2000 pour un téléfilm ou elle incarne Dorothy Dandridge. Et c'est cette même année que le film X-men lui amène la célébrité. En 2002, elle est la première actrice noire à gagner la statuette des Oscars décernée à la meilleure actrice pour son rôle dans le film À l'ombre de la haine.

    Elle joue ensuite une James Bond girl au côté de Pierce Brosnan dans le film Meurs un autre jour.

    Anecdotes
    Selon plusieurs personnes, Halle Berry est une fille qui ne fait pas que jouer ses personnages, elle les vit : par exemple, elle ne se serait pas lavée pendant plusieurs jours pour jouer une toxicomane.
    Halle Berry est diabétique depuis plusieurs années.
    Elle a refusé le rôle principal féminin de Speed au côté de Keanu Reeves qui est finalement tombé dans les mains de Sandra Bullock.
    Elle a été la petite amie de Wesley Snipes mais se sont séparés parce qu'il la brutalisait. Elle a été mariée à David Justice, un joueur de baseball mais ont divorcé parce qu'il la brutalisait également. Elle sort avec Gabriel Aubry, un mannequin québécois, depuis 2005.
    Elle a perdu 80 % de l'ouïe de son oreille droite dans une bagarre avec un de ses anciens amis de cœur.
    Elle est l'un des porte-paroles de Revlon depuis quelques années.

    Source : Wikipedia

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  •   Né le : 12 août 1949 à 11h10
    à : Paris (France)
    Soleil : 19°21' Lion AS : 18°24' Balance
    Lune : 29°55' Poissons MC : 23°27' Cancer
    Dominantes : Balance, Vierge, Lion
    Neptune, Jupiter, Soleil
    Maisons 11, 10, 9 / Terre, Eau / Cardinal
    Astrologie Chinoise : Buffle de Terre
    Numérologie : chemin de vie 7
    Popularité : 13 042 clics, 600e homme, 1 072e célébrité

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