• Née le 16 décembre , Jane Austen, Sagittaire ascendant Vierge

     

    Née le : 16 décembre 1775 à 23h45
    à : Steveston (Royaume-Uni)
    Soleil : 24°57' Sagittaire AS : 24°02' Vierge
    Lune : 14°56' Balance MC : 22°17' Gémeaux
    Dominantes : Sagittaire, Vierge, Gémeaux
    Neptune, Soleil, Mercure
    Maisons 4, 1, 2 / Terre, Air / Mutable
    Numérologie : chemin de vie 3
    Popularité : 34 004 clics, 531e femme, 1 214e célébrité

     

     

     

     

    Biographie de Jane Austen

    Jane Austen (16 décembre 1775, Steventon, Hampshire - 18 juillet 1817, Winchester) est une femme de lettres anglaise.

    Née dans le village de Steventon, dans l'Hampshire, Jane Austen est l'avant-dernière et deuxième fille d'une fratrie de huit enfants. Son père, George Austen, est pasteur ; sa mère, Cassandra Austen née Leigh, compte parmi ses ancêtres sir Thomas Leigh qui fut lord-maire au temps de la reine Elisabeth. Les revenus de la famille Austen sont modestes mais confortables ; leur maison de deux étages, le Rectory, est entourée d'arbres, d'herbes ainsi que d'une grange.

    Education
    De la jeune Jane Austen on sait que comme la plupart des héroïnes de ses romans, elle pouvait parfois préférer battre la campagne ou se rouler dans l'herbe du haut d'une pente ; en compagnie de son frère Henry (d'un an son aîné) ou de sa sœur Cassandra elle vivait là des activités moins convenables pour une fillette de l'époque que de coudre, jouer du piano, ou chanter.

    L'éducation de Jane ne diffère pas de celle donnée à toute jeune fille de la Grande-Bretagne du XVIIIe siècle ; elle consiste en occupations artistiques et ménagères, indispensables pour la préparer à son avenir, le mariage. De fait, elle apprend le français et l'italien, le chant (sans enthousiasme), le dessin, la couture et la broderie, le piano et la danse. Evidemment, de toutes ces activités, sa préférée est de loin la lecture. Les petits Austen avaient également pour passion le théâtre ; la grange, l'été, leur servait de scène.

    En 1782, Cassandra et Jane (qui dès lors ne se quittèrent plus de leur vie) furent envoyées à l'école, d'abord à Oxford, puis à Southampton, enfin à l'Abbey School de Reading. Les études leur laissaient beaucoup de temps libre, puisque les fillettes n'avaient qu'une ou deux heures de travail chaque matin. De retour au Rectory, les deux sœurs complétèrent leur éducation grâce aux conversations familiales et à la bibliothèque paternelle qui était remarquablement fournie et à laquelle elles semblent avoir eu un accès sans restrictions.

    L'écriture
    La famille Austen est friande de romans, qui paraissent à cette époque par centaines. De plus, tout le monde a pour loisir l'écriture : M. Austen rédige ses sermons, sa femme, des vers ; les frères, tous anciens étudiants d'Oxford, des essais pour les journaux étudiants de l'université ; tous touchent à la pièce de théâtre. Jane Austen commence très tôt à écrire, encouragée par l'exemple familial. Elle s'oriente vers le récit, s'inspirant des romans sentimentaux qui constituent le fonds des bibliothèques. Les œuvres de jeunesse qui ont été conservées, copiées à la main en trois cahiers intitulés Volume I,II et III, ont été écrites sans doute entre la douzième et la dix-septième année de l'auteur.

    Les premiers romans
    En 1795, Jane Austen commence un roman intitulé Elinor et Marianne, première version de ce qui allait être Raison et sentiments. Dans la foulée, elle écrit First Impressions, qui deviendra Orgueil et préjugés. Enfin en 1798, elle écrit Northanger Abbey, sous le premier titre de Susan. Ces trois romans majeurs sont écrits entre vingt et vingt-cinq ans. Son père tente de faire publier First Impressions, sans succès. Les œuvres de Jane Austen ne sortent pas du cercle familial pour le moment.

    En 1800, M. Austen décide de quitter le Hampshire pour se retirer à Bath avec sa famille. Jane, à qui la vie à la campagne plaisait tant, n'aima pas être confinée dans cette ville. Elle écrit peu à cette période de sa vie, entreprend en 1805 un roman qu'elle abandonne en cours de route, The Watsons, mais malgré cela, Bath joue un rôle important dans son œuvre. Deux de ses romans se déroulent en grande partie à Bath, Northanger Abbey et Persuasion et la ville, autant que les habitudes de ses habitants et résidents de passage (car Bath est célèbre pour ses termes), y sont dépeints avec précision.

    Le 21 janvier 1805, la mort de M. Austen met les femmes de la famille dans une situation peu confortable. Comme souvent au XIXe siècle britannique, elles devront dépendre de la générosité des frères Austen. Et il faut pour Cassandra et Jane abandonner tout espoir de mariage, et connaître le destin fréquent de bien des femmes de l'époque : être vieilles filles. Dear Aunt Jane s'occupe ainsi de ses nombreux neveux et nièces, les distrayant et les éduquant à l'occasion.

    En 1808, les trois femmes quittent Bath et s’installent, après des passages à Southampton et à Clifton, dans le village de Chawton, entre Salisbury et Winchester. C’est là que l’œuvre de Jane Austen telle qu’elle est connue a été écrite.

    Premiers succès
    En 1809, Jane Austen parvient à racheter le manuscrit de Susan, autrefois vendu à l’éditeur Crosby. Puis deux ans plus tard, Raison et sentiments est accepté par l’éditeur londonien Thomas Egerton. La première édition, d’un peu moins de mille exemplaires, est écoulée en vingt mois, et Jane peut compter sur de nouveaux revenus, inespérés pour quelqu’un habitué à vivre très modestement. Comme il est d’usage pour les auteurs féminins, l’ouvrage paraît anonymement. Coup sur coup, Jane se met à la révision d’Orgueil et préjugés et à l’écriture de Mansfield Park. Orgueil et préjugés eut à sa sortie un succès encore plus grand.

    Emma est le deuxième ouvrage écrit à Chawton, et sera tiré en première édition à 2000 exemplaires. Désormais, l’auteur peut se permettre une plus grande indépendance financière alors même que les affaires de son frère Henry périclitent. Emma reçut encore une fois un excellent accueil et valut à Jane Austen un admirateur de premier rang en la personne de sir Walter Scott. De plus, le prince régent, à qui Emma était dédicacé, lui fit demander si elle accepterait d'écrire un roman historique sur la maison de Coburg, affiliée à la fille du prince régent ; l’auteur déclina l’offre.

    La maladie
    Le 8 août 1815, Jane commence l’écriture de Persuasion, qu’elle ne verra pas publié de son vivant. En effet, avant l’achèvement de son dernier roman, elle contracte la maladie d'Addison, une dégradation chronique des glandes surrénales, encore non identifiée à cette époque (il faudra attendre 1855) et souvent causée par la tuberculose. En 1817, pour se rapprocher de son médecin, le docteur Lyford, elle s’installe à Winchester dans une rue proche de la cathédrale. C’est là qu’elle meurt, le 18 juillet 1817, à l'âge de 41 ans, laissant un roman inachevé, Sanditon.
    Elle est enterrée dans la cathédrale de Winchester.

    L'auteur
    On sait relativement peu de choses d'elle, surtout tout ce qui est extérieur à sa carrière de romancière. On n'a que deux portraits d'elle, tous deux dessinés par sa sœur Cassandra, et un des deux est une vue de dos ! Comme seule description d'elle, on a une phrase d'un ami de la famille la décrivant comme "belle, petite et assez élégante".

    Jane et Cassandra
    Les deux sœurs sont restées toute leur vie durant extrêmement proches, ceci renforcé par le fait que ni l'une ni l'autre ne s'est mariée. C'est par leur correspondance que l'on trouve la plus grande source d'informations sur Jane Austen ; mais ces lettres ne nous renseignent que sur les périodes où les sœurs étaient séparées, ce qui était assez rare. De plus, au désespoir des admirateurs de l'auteur, Cassandra, qui lui survécut, détruisit une partie de cette correspondance, voulant éviter d'exposer l'intimité de sa sœur dont la célébrité allait grandissant. Ainsi beaucoup de mystère subsiste quant à la vie sentimentale de celle qui s'amusait tant à décrire les émois naissants d'une Elisabeth Bennet (Orgueil et préjugés) ou d'une Marianne Dashwood (Raison et sentiments) dans la campagne britannique pré-victorienne. On sait qu'elle accepta une proposition de mariage d'un riche propriétaire du nom de Harris Bigg-Wither, frère d'un de ses amis. Mais elle annonça le lendemain matin qu'elle avait changé d'avis, et partit avec Cassandra rejoindre un de leurs frères à Steventon sans donner plus d'explications.

    Le contexte
    Jane Austen fait partie de la petite noblesse provinciale du Royaume-Uni du début du XIXe siècle. C'est le cadre qu'elle donne à ses romans. Loin des passions frénétiques des œuvres des Brontë, son œuvre dépeint les relations entre jeunes miss et prétendants, analyse finement les hésitations, préjugés et autres élans du cœur jusqu'à la naissance du sentiment amoureux. A la veille des révolutions industrielles et économiques qui bouleverseront le paysage, et alors que les échos de Waterloo et Trafalgar annoncent la montée en puissance d'un empire britannique, le monde de Jane Austen appartient déjà à un autre siècle. C'est une société qui influence fortement les individus par les conventions sociales, notamment par le mariage. La femme ne peut hériter de son père ou de son mari, et bien des domaines passent aux mains d'un cousin lointain, faute d'héritier mâle. Seul le mariage met à l'abri de tels revers de fortunes. La vie sociale des villages et petites villes de province s'organise autour des bals. C'est d'ailleurs l'une des seules occasions pour les jeunes gens de cette classe sociale de se rencontrer ; c'est aussi, comme on le voit dans Northanger Abbey ou Orgueil et préjugés, le lieu de toutes les espérances matrimoniales.


    Œuvres
    Œuvres de jeunesse.
    Lady Susan
    The Watsons
    Henry and Eliza
    The Three Sisters
    Love and Friendship
    The History of England
    Catharine, or the Bower
    Œuvres majeures
    Raison et sentiments (Sense and Sensibility) (1811)
    Orgueil et préjugés (Pride and Prejudice) (1813)
    Mansfield Park (1814)
    Emma (1815)
    Northanger Abbey (1818) posthume
    Persuasion (1818) posthume
    Roman interrompu par la mort de l'auteur.
    Sanditon

    Ouvrages critiques
    Allan Bloom, Love and Friendship (tr.fr. L'amour et l'amitié, Livre de Poche. Biblio-Essais, 2003). Cet ouvrage, qui contient des commentaires suivis des œuvres de Jean-Jacques Rousseau, Platon et Shakespeare contient aussi un chapitre suggestif sur l'œuvre de J. Austen.

     


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