• Née le 9 Janvier 1908, Simone de Beauvoir, Capricorne ascendant Sagittaire , Lune en Poissons

    Née le 9 Janvier 1908, Simone de Beauvoir, Capricorne ascendant Scorpion , Lune en Poissons

     

    Née le 9 Janvier 1908, Simone de Beauvoir, Capricorne ascendant Scorpion , Lune en Poissons

    Biographie de Simone de Beauvoir

     

     

    Simone de Beauvoir est une philosophe et écrivaine française. Elle a partagé la vie et les idées du philosophe Jean-Paul Sartre et s'est attachée au combat pour la condition des femmes.

    De son vrai nom Simone Lucie Ernestine Marie Bertrand de Beauvoir, cette romancière et essayiste française, est née le 9 janvier 1908 à Paris et morte le 14 avril 1986 à Paris.


    Les jeunes années

    Née à Paris, en 1908, dans la touffeur d’un cocon bourgeois, la petite Simone manifeste très tôt de vives colères et un désir farouche de liberté.

    Chaque été, dans le Limousin, la future randonneuse s’enivre de sensations nouvelles. Lectrice éperdue, elle s’aventure à la conquête de sa propre autonomie aux côtés du Grand Meaulnes ou des héroïnes des romancières anglaise.

    A peine adolescente, Simone formule clairement le désir de devenir un "écrivain célèbre". Le chemin sera cependant long et difficile avant d’y parvenir. Il lui faudra renoncer à l’admiration de son père, détrôner le Dieu tout puissant et ne pas se perdre dans les bras du « grand Jean-Paul », auquel elle vient tout juste de succomber.

    En 2008, la publication posthume des Cahiers de jeunesse viennent dévoiler aux lecteurs des Mémoires d'une jeune fille rangée l'existence d’une autre Simone, encore plus résolument déterminée à devenir elle-même.

    Invités Gérard Bonal , journaliste, écrivain, auteur de Simone de Beauvoir , Seuil/Jazz Éditions, 2001

    Pascale Fautrier , écrivain, auteur de Le Paris de Sartre et Beauvoir , Editions Alexandrine, 2015

    Irène Frain , journaliste, romancière, auteur Beauvoir in love , 2010

    Sylvie Lebon de Beauvoir , fille adoptive, éditrice des Cahiers de jeunesse , Gallimard 2008

    Eliane Lecarme Tabone , maître de conférences, spécialiste de L’autobiographie des femmes

    Eric Leveel , enseignant, auteur de Voyager avec Simone de Beauvoir , Quinzaine littéraire/Vuitton, 2008

    Tony Macaluso , directeur de The Studs Terkel Radio Archive , Chicago

    Delphine Pierre , enseignante, auteur de L'oeuvre fictionnelle de Simone de Beauvoir

    Entretien : Madeleine Gobeil co-auteur avec Claude Lanzmann du film Entretien avec Simone de Beauvoir , Radio-Canada, 15 août 1967, 60mn

    Textes lus Mémoires d'une jeune fille rangée , Gallimard, 1958

    Cahiers de jeunesse 1926-1930 , Gallimard, 2008

    Archives Simone Beauvoir , Radio Canada, 1959

    Studs Terkel and Simone de Beauvoir , Studs Terkel Archive, Chicago, 1960

    Hélène de Beauvoir , INA, Radio France, 1979

    Juliette Greco, INA, Radio France, 1973

    Henri Guillemin , INA, Radio France, 1990

    Claude Lanzmann , INA, Radio France, 1979

    Maurice Merleau Ponty , INA, Radio France, 1959

    Henriette Nizan , INA, Radio France, 1990

    Jean-Paul Sartre , INA, Radio France

    Bibliographie sélective Deidr Bair, Simone de Beauvoir , Fayard, 1991

    Jacques Deguy, Sylvie Lebon de Beauvoir, Simone de Beauvoir, Découvertes Gallimard, 2008

    Francis Jeanson, Simone de Beauvoir ou l’entreprise de vivre , Seuil, 1966

    Pascale Fautrier, Les Cahiers de jeunesse de Simone de Beauvoir ou la tentation de l’absolu, Temps modernes, 2010

    Eliane Lecarme-Tabone, Jean-Louis Jeannelle, dir. Simone de Beauvoir, Cahier de l'Herne , 2013

    Elisabeth Lacoin, Zaza, correspondance et carnets 1907-1929 , L’Harmattan, 2004

    Danièle Sallenave, Castor de guerre , Gallimard, 2008

    Remerciements Sylvie Lebon de Beauvoir

    Tony Macaluso, Radio WFMT, Chicago

    Sheila Malovany Chevallier et Constance Borde

    Jean-Louis Jeannelle

    Liens

    The WFMT Studs Terkel Radio Archive à Chicago : www.studsterkel.org

     
     

     

     

    Simone de Beauvoir est la fille de Georges de Beauvoir, éphémère avocat mais comédien amateur, et de Françoise Brasseur, jeune femme issue de la petite et ancienne bourgeoisie de Verdun. Elle voit le jour dans un appartement cossu du boulevard Raspail et entre à l'âge de 5 ans au "cours Désir", où sont scolarisées les filles de bonnes familles. Sa sœur cadette Hélène (dite Poupette) l'y rejoint deux ans plus tard. Dès le plus jeune âge, Simone se distingue par ses

     

    Georges de Beauvoir, que Simone décrira plus tard "à mi-chemin entre l'aristocrate et le bourgeois", espérait vivre avec l'argent de son épouse. Celle-ci se sentira coupable toute sa vie, envers son mari, de cette dot engloutie. Simone en souffre et voit les relations entre ses parents se dégrader. Toute son enfance sera marquée par le fait d'être une femme : son père espérait avoir un fils pour en faire un polytechnicien. D'ailleurs, il répètera à Simone "tu as un cerveau d'homme". Passionné de théâtre (il suit des cours d'art dramatique) il en a donné le goût à son épouse et à ses enfants, ainsi que celui de son amour pour la littérature. Pour lui "le plus beau métier est celui d'écrivain". Avec son épouse, il est persuadé que seules les études peuvent sortir leurs filles de la condition médiocre dans laquelle elles se trouvent. À quinze ans, le choix de Simone de Beauvoir est déjà fait, elle sera un écrivain célèbre. Elle remportera de nombreux diplômes : licences de littérature, grec, latin, philosophie, mathématiques... mais elle a surtout une révélation pour la philosophie et décide d'approfondir cette matière à la Sorbonne. Elle y rencontre d'autres intellectuels en herbe, notamment Jean-Paul Sartre qu'elle compare à un génie. Une relation mythique se nouera entre eux, dès cette époque, que seule la mort rompra. Ils se présentent ensemble et obtiennent l'agrégation de philosophie (Sartre arrivant premier et Beauvoir deuxième au concours). La mort de Zaza cette même année la plonge dans une grande souffrance. Simone, élevée par une mère pieuse, a perdu la foi dès sa quatorzième année (d'après les mémoires d'une jeune fille rangée), bien des années avant son agrégation de philosophie, avant même son départ du cours Désir et marque ainsi son émancipation vis-à-vis de sa famille.


    L'enseignante

     

    Née le 9 Janvier 1908, Simone de Beauvoir, Capricorne ascendant Scorpion , Lune en Poissons


    Dès l'agrégation en 1929, Simone, ou plutôt Castor — surnom repris par Sartre car « Beauvoir » est proche de l'anglais beaver (signifiant castor, mais aussi en argot, le sexe féminin) — devient professeur de philosophie. Elle se trouve mutée à Marseille. La perspective de quitter Sartre, lui-même muté au Havre, la jette dans l'angoisse et ce dernier lui propose de l'épouser afin d'obtenir un poste dans le même lycée. Bien que viscéralement attachée à Sartre, elle rejette la proposition avec horreur : le mariage représente pour elle une tradition bourgeoise et avilissante pour les femmes. L'année suivante, elle parvient à se rapprocher de Sartre en obtenant un poste à Rouen où elle fait la connaissance de Colette Audry, enseignante dans le même lycée. Elle devient très proche de certaines élèves, notamment Olga Kosakiewitcz et Bianca Lamblin avec qui elle entretient des relations homosexuelles, le « pacte » la liant à Sartre lui permettant de connaître des « amours contingentes ». Elle se lie également avec un élève de Sartre, « le petit Bost », futur mari d'Olga, qui devient entre-temps la maîtresse de Sartre. Ce groupe d'amis surnommé « la petite famille » reste indéfectible jusqu'à la mort de chacun d'entre eux, malgré de petites brouilles et de graves conflits.

     


    Pourquoi je suis féministe - Simone de Beauvoir... par lilimango

    Peu avant la Seconde Guerre mondiale, le couple Sartre-Beauvoir est muté à Paris. Beauvoir voit son premier roman Primauté du spirituel, écrit entre 35 et 37, refusé par Gallimard et Grasset (il paraîtra en 1979 sous le titre Quand prime le spirituel puis Anne ou quand prime le spirituel). L'invitée est publié en 1943, elle y décrit, à travers des personnages imaginaires, sa relation entre Sartre, Olga et elle-même. Le succès est immédiat. Dans le même temps, renvoyée de l'éducation nationale pour détournement de mineure (elle est dénoncée par la mère d'une de ces « élèves-amantes », Nathalie Sorokine), elle travaille pour la radio où elle organise des émissions consacrées à la musique à travers les époques. Peu avant de mourir, son père Georges de Beauvoir dit à un de ses amis en parlant de sa fille : « elle fait la noce à Paris », marquant ainsi son dégoût pour la vie de Simone.


    L'écrivaine engagée
    Avec Sartre, Raymond Aron, Michel Leiris, Maurice Merleau-Ponty et quelques intellectuels de gauche, elle fonde un journal : Les Temps modernes qui a pour but de faire connaître l'existentialisme à travers la littérature comptemporaine. Mais elle continue cependant son œuvre personnelle. Après plusieurs romans et essais où elle parle de son engagement pour le communisme, l'athéisme et l'existentialisme, elle obtient son indépendance financière et se consacre totalement à son métier d'écrivaine. Elle voyage dans de nombreux pays (USA, Chine, Russie, Cuba,...) où elle fait la connaissance d'autres personnalités communistes telles que Fidel Castro, Che Guevara, Mao Tse Toung, Richard Wright. Aux États-Unis, elle engage une relation passionnée avec l'écrivain américain Nelson Algren, et lui envoie plus de 300 lettres.


    En 1949, elle obtient la consécration en publiant Le Deuxième Sexe. Le livre se vend à plus de 20 000 exemplaires dès la première semaine, occasionne la publication des articles contradictoires de Armand Hoog (contre) et de Francine Bloch (pour) dans la revue La Nef, et fait scandale au point que le Vatican le mette à l'index. François Mauriac, l'ennemi de toujours écrira aux Temps modernes : « à présent, je sais tout sur le vagin de votre patronne ». Beauvoir devient la figure de proue du féminisme en décrivant une société qui maintient la femme dans une situation d'infériorité. Son analyse de la condition féminine à travers les mythes, les civilisations, les religions, l'anatomie et les traditions fait scandale, et tout particulièrement le chapitre où elle parle de la maternité et de l'avortement, assimilé à un homicide à cette époque. Quant au mariage, elle le considère comme une institution bourgeoise aussi répugnante que la prostitution lorsque la femme est sous la domination de son mari et ne peut en échapper.

    En 1954, elle obtient le prix Goncourt pour Les Mandarins et devient l'une des auteures les plus lues dans le monde. Ce roman qui traite de l'après-guerre met en lumière sa relation avec Nelson Algren, toujours à travers des personnages imaginaires. Algren ne peut pas supporter le lien qui unit le Beauvoir à Sartre et celle-ci ne pouvant le couper et ne pouvant renoncer à sa vie, Algren et Simone de Beauvoir déchirent leur passion.

    À partir de 1958, elle entreprend son autobiographie où elle décrit son milieu bourgeois rempli de préjugés et de traditions avilissantes et les efforts pour en sortir en dépit de sa condition de femme. Elle décrit aussi sa relation avec Sartre en la qualifiant de totale réussite. Pourtant, bien que la relation qui les unit soit toujours aussi passionnée, ils ne sont plus un couple au sens propre du terme, et ce depuis longtemps, même si Beauvoir laisse entendre le contraire à ses lecteurs.

     

     

     



    En 1964, elle publie Une mort très douce qui retrace la mort de sa mère. D'après Sartre, c'est son meilleur écrit. Le thème de l'archarnement thérapeutique et de l'euthanasie y sont évoqués à travers des lignes poignantes d'émotion. Dans cette épreuve de deuil, elle est soutenue par une jeune fille dont elle a fait la connaissance à la même époque : Sylvie Le Bon, une jeune étudiante en philosophie. La relation qui unit les deux femmes est obscure : relation « mère-fille », « amicale », ou « amoureuse »... Simone de Beauvoir déclare dans Tout compte fait, son quatrième tome autobiographique, que cette relation est semblable à celle qui l'unissait à Zaza cinquante ans plus tôt. Sylvie Le Bon devient sa fille adoptive et héritière de son œuvre littéraire et de l'ensemble de ses biens.

    L'influence de Beauvoir, associée à Gisèle Halimi et Elisabeth Badinter, a été décisive pour obtenir la reconnaissance des tortures infligées aux femmes lors de la guerre d'Algérie et le droit à l'avortement. Elle est à l'origine du Manifeste des 343. Avec Gisèle Halimi, elle a cofondé le mouvement Choisir, dont le rôle a été déterminant pour la légalisation de l'Interruption volontaire de grossesse. Durant toute sa vie, elle a étudié le monde dans lequel elle vivait, en visitant usines et institutions, à la rencontre d'ouvrières et de hauts dirigeants politiques.


    « Femmes vous lui devez tout ! »

    Après la mort de Sartre en 1980, elle publie La Cérémonie des adieux où elle décrit les dix dernières années de son compagnon avec des détails médicaux et intimes si crus qu'elle choque bon nombre des disciples du philosophe. Ce texte est suivi des entretiens qu'elle enregistra, à Rome, en août et septembre 1974 dans lesquels Sartre revient sur sa vie et précise certains points de son œuvre. Elle veut surtout montrer comment celui-ci a été manipulé par Benny Lévy pour lui faire reconnaître une certaine "inclination religieuse" dans l'existentialisme alors que l'athéisme en était l'un des piliers. Pour Beauvoir, Sartre ne jouissait plus de toutes ses facultés intellectuelles et n'était plus en mesure de lutter philosophiquement. Elle avoua également à mi-mot combien l'attitude de la fille adoptive de Sartre, Arlette Elkaïm-Sartre avait été détestable à son égard. Elle conclut avec cette phrase : « Sa mort nous sépare. Ma mort ne nous réunira pas. C'est ainsi ; il est déjà beau que nos vies aient pu si longtemps s'accorder ».

    L'âge venant, après une vie d'excès en alcool et tabac, elle s'éteint en 1986 à Paris entourée de sa fille adoptive, Sylvie Le Bon-de Beauvoir et de Claude Lanzmann. Ses funérailles furent aussi grandioses que celles de Sartre, et suivies par des femmes du monde entier. Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse à Paris, dans la 20e division -juste à droite de l'entrée principale boulevard Edgard Quinet- aux côtés de Jean-Paul Sartre.

     




    Œuvres posthumes
    Sylvie Le Bon-de Beauvoir, héritière de l'œuvre de Beauvoir a traduit, annoté et publié de nombreux écrits de sa mère adoptive, en particulier sa correspondance avec Sartre, Bost et Algren. Ce travail colossal et qui restitue parfaitement le style "Beauvoir" lève le rideau sur la vie intime du Beauvoir, en révélant sans ambigüité sa bisexualité, et son exaspération vis-à-vis de certains proches encore vivants au moment de la publication, tels que sa sœur (qui en fut anéantie), et ses anciennes amantes.


    Théories
    Ardente avocate de l’existentialisme théorisé par son compagnon Jean-Paul Sartre, elle soulève des questionnements afin de trouver un sens à la vie dans l’absurdité d’un monde dans lequel nous n’avons pas choisi de naître. Associée à celle de Sartre, son œuvre s’en différencie dans la mesure où elle aborde le caractère concret des problèmes, préférant une réflexion directe et ininterrompue sur le vécu.

    Dans Le Deuxième Sexe, elle affirme : « On ne naît pas femme, on le devient » (repris du concept proposé par Tertullien) : c'est la construction des individualités qui impose des rôles différents, genrés, aux personnes des deux sexes. Son livre souleva un véritable tollé et son auteure fut parfois calomniée. Rares furent ceux qui lui apportèrent du soutien. Elle reçut cependant celui de Claude Lévi-Strauss qui lui dit que du point de vue de l'anthropologie, son ouvrage était pleinement acceptable. De grands écrivains comme François Mauriac ne comprirent pas le sens polémique de son écriture précise et clinique, et furent du nombre de ses détracteurs.

    Source : Wikipedia
     

     

     

     
    Née le : 9 janvier 1908 à 04h30
    à : Paris 6e (France)
    Soleil : 17°31' Capricorne AS : 1°41' Sagittaire
    Lune : 29°58' Poissons MC : 24°27' Vierge
    Dominantes : Poissons, Capricorne, Sagittaire
    Saturne, Mars, Lune
    Maisons 4, 2, 3 / Eau, Terre / Mutable
    Astrologie Chinoise : Chèvre de Feu
    Numérologie : chemin de vie 1
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